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 On ne naît pas femme : on le devient.

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Ashray Snyder

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Age : 26

Race : Humain

Situation sociale : Riche

Métier : Femme au foyer

Orientation : Hétéro

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Nous a rejoins le : 05/08/2012

MessageSujet: On ne naît pas femme : on le devient.   Lun 5 Fév - 8:30






❝ On ne naît pas femme : on le devient ❞
- Ashray & Keira -
On n'a que ce qu'on mérite
C’était comme une mélodie qui voletait et se perdait dans les rues, un rythme lointain qui résonnait contre les murs des bâtiments. C’était le son de la vie qui battait au cœur des millions d’habitants qui se serraient dans un endroit pas si grand quand on savait où se balader. Cette ville était connue et reconnue par tous les hommes et femmes qui habitaient sur la planète bleue comme une orange. Tous les destins s’y croisaient le temps d’une valse imaginaire au rythme des feux de signalisation et des horaires des métros. Toutes les cultures trouvaient un frère ou une sœur dans une rue ou un quartier, les plus riches piétinaient les trottoirs des plus pauvres et les convictions s’affrontaient à coups de panneaux brandis sous l’œil autoritaire des panneaux publicitaires. Cette magie qui flottait dans l’air entre les gratte-ciels et au-dessus des toits percés était responsable de cette étrange idée que la ville était celle de tous les possibles, celles où des immigrés étaient arrivés deux siècles plus tôt serrés dans des boîtes de métal flottantes remplies de rats et dont les petits enfants vivaient dans le luxe absolu. Cette histoire qui avait inspirée bien des départs courageux était imprimée dans le patrimoine génétique d’Ashray. Son arrière-arrière-grand-père était un de ces irlandais catholique ivrognes et sales arrivés dans les années 1800 et qui, suite à des ruses et des arnaques avaient amassé beaucoup d’argent. Il avait légué à son descendant un goût particulier pour les boissons alcoolisées. Son arrière-grand-père était un drôle de type qui savait bien parler et faisait partie des premières magouilles politiques du monde moderne. Il avait légué à son descendant un goût particulier pour le pouvoir et les femmes. Sa grand-mère était une de ces femmes rebelles du milieu du 20ème siècle qui rêvaient en grand. Elle avait légué à son petit-fils une bonne dose d’ambition. Elle avait aussi choisi d’épouser un de ces allemands qui fuyaient la guerre, ou plutôt les tribunaux internationaux. Celui-là avait légué ses traits tellement convoités sur la terre de Goethe, des cheveux blonds, des yeux bleus et une carrure large. Leur fils avait vécu pendant la guerre froide et l’entrée dans le monde de la technologie, offrant à son propre fils un patriotisme sans doute déplacé et un goût certain pour le luxe. A travers les époques, les mentalités et les idéaux, ces personnalités avaient pourtant un point commun, l’amour difficile. Aucune des histoires qui ont poursuivit la lignée n’était facile, simple. C’étaient des histoires écrites avec beaucoup de passion, quelques larmes et avec les lettres du désir. Encore une fois, Ashray n’allait pas échapper à son patrimoine.

Du haut de ses 27 ans, il travaillait à Wall Street. Entre deux rails de cocaïne, il jouait avec l’argent du monde. Son idole n’était d’autre que Jordan Belfort, l’authentique Loup de Wall Street. Bien sûr, le monde avait changé et certains lois avaient durcis le travail pas si honnêtes de ces hommes de pouvoirs. Ainsi, Ashray ne pouvait pas profiter de la même fortune que son modèle mais, sa vie en faisait rêver plus d’un. Il était ce genre de gars qui ne comptait pas l’argent, qui faisait importer ses canapés d’Italie et ses petits amies de l’ex URSS. Certains fantasmaient sur les latinas, lui adorait les filles de l’Est avec leur physique de gymnaste et leur visage de poupée. Sans doute un autre cadeau génétique de son grand-père. Son père lui répétait d’ailleurs souvent de faire attention à cette faiblesse, que les femmes étaient fourbes et arrivaient toujours à manipuler les hommes pour arriver à leurs fins. Il pouvait bien parler lui avec ses quatre divorces. Ashray partageait avec son père et avec beaucoup d’hommes à travers le monde une vision particulièrement ambiguë de la gente féminine. Elles étaient à la fois la beauté incarnée et le mal sur terre. A la fois des petites choses faibles et fragiles qu’il fallait aider et des horribles manipulatrices. Les revendications pour l’égalité, il s’en fichait complètement et trouvait ça presque normal qu’une femme gagne moins. De toute façon, elles n’étaient pas faites pour les postes à responsabilités. Ces pseudo-féministes modernes pouvaient bien gueuler comme des truies cachées derrière leurs écrans, ça ne changerait rien. Son milieu ne l’aidait pas à avoir une vision plus humaniste de la question. La seule fois où une femme avait toute l’attention des hommes du bureau c’était une strip-teaseuse. Les autres femmes étaient assistantes, secrétaires et souvent choisis pour la taille de leur bonnet. Ses 3 belles-mères, toutes vingt ans plus jeunes que son père, étaient des femmes vénales, superficielles et infidèles. Ses petites amies à lui ne valaient pas mieux et, il gardait une certaine rancœur envers l’autre sexe comme s’il était responsable de ses choix hasardeux en matière de partenaire. Mais, comme dit Aragorn, il y a toujours de l’espoir. Dans son entourage, il y a une femme qui relève un peu la barre ou plutôt, la porte à bout de bras. Dès leur rencontre, elle éveilla en lui un profond désir. Ce n’était pas étonnant, son physique correspond exactement à celui qu’il décrirait pour l’allégorie de la femme parfaite. Plus intéressant, elle n’avait jamais voulu céder à ses avances, et ce depuis 5 ans. Il lui avait offert bracelets, colliers, vêtements, sans résultat. Elle le contredisait toujours quand une réplique sexiste sortait de ses lèvres et se tenait à ses principes. A ses yeux, elle était l’exception à la règle qui tenait en une phrase « toutes des putes ». Malheureusement, son comportement et son manque de maturité avaient fait qu’elle n’avait jamais posé autre chose qu’un regard amical sur lui. Avec le temps, l’idée de l’ajouter à son tableau de chasse était morte. Désormais, Keira était son amie et le Jimmy Criquet sur son épaule qui le ramenait à la raison lorsqu’il déraillait trop.

Ce soir, il la voyait pour la première fois depuis 3 ans. Cette folle avait décidé de quitter son job. Quand elle lui avait annoncé, Ashray avait tout de suite témoigné son approbation. Une fille comme elle ne pouvait pas se contenter d’un job moyen. Quand elle avait continué en expliquant qu’elle s’était inscrite pour suivre l’entrainement des marines, il avait avalé de travers son whisky. Pour lui, c’était une bonne grosse idée de merde. Une femme n’avait rien à faire dans un milieu aussi difficile que celui des marines. Préparer les repas ou soigner les blessures pourquoi pas mais, suivre la formation et être soldat c’était un non-sens. Comme d’habitude elle ne l’écouta pas et se dirigea d’un pas ferme vers le terminal de l’aéroport. L’avion qui l’attendait l’emmènerait directement dans un des camps de torture de Caroline du Sud. Alors que l’enthousiasme se lisait sur le visage de la jeune fille, Ashray avait plutôt l’air du type à qui on venait de prescrire une colonoscopie. Dans son inquiétude, il lui avait donné un petit morceau de papier avec un numéro. C’était celui d’un général américain, ami de son père. C’était dans le cas où les choses se passeraient mal pour elle. Le soir même, Keira était partie. Lui était dans le salon de son père, tous deux un whisky à la main et se répétaient mutuellement que c’était une mauvaise idée. Sans doute la pire qu’une femme n’ait jamais eu. Bien sûr, Ashray n’était pas complètement idiot et savait que des femmes servaient sous les couleurs américaines partout dans le monde. Mais, dans son esprit étroit de mâle blanc hétéro cisgenre privilégié (statut qu’il acceptait avec plaisir), ces femmes étaient forcément des lesbiennes au physique de camionneur et qui n’auraient rien pu faire d’autre dans leur vie et ce n’était pas une grande perte. Sous son inquiétude motivée par son sexisme démesuré, il y avait un peu d’admiration. Mais ça, il ne l’aurait jamais reconnu.

Il quitta son bureau à 18h, l’heure où la bourse fermait avec une pensée pour les pauvres qui s’arrêtaient de travailler à 16h et qui avaient encore le culot de se plaindre. Oui, Ashray est sans doute l’homme le moins politiquement correct du monde. Peut-être que s’il continuait à être politiquement incorrect, sexiste et raciste, il finirait président. Cette idée ne lui déplaisait pas d’ailleurs. C’est avec cette idée en tête qu’il quitta le building pour aller se perdre dans les embouteillages. Déjà que les pauvres se servaient dans ses impôts avec leurs allocations d’assistés mais en plus, ils bouchaient ses routes. Quel manque de respect envers lui. Contrairement à ses collègues, il n’habitait pas dans une jolie banlieue où toutes les maisons sont alignées mais, dans un appartement avec une vue superbe. L’idée de déménager dans une maison ne lui faisait pas envie, ça faisait trop vie de famille ou de couple et, il n’était absolument pas prêt pour ça. Néanmoins, il ne rentra pas chez lui et se dirigea vers un quartier plus lointain, à une dizaine de kilomètres. Une soirée l’attendait et, il passait chercher Keira d’abord. Il en avait été convenu ainsi. Alors qu’il écoutait de la musique en conduisant, la radio se mit en route avec l’horoscope « Lion : un bouleversement majeur arrivera dans la soirée ». Sans y prêter attention, il repassa sur sa chaîne musicale.

Une demi-heure plus tard et, sa voiture garée en double file – vous n’imaginez quand même pas qu’il va se garer 100 mètres plus loin et perdre du temps – il vint sonner en bas de l’immeuble avant de s’engouffrer dans l’ascenseur. Son reflet accapara son attention le temps de l’ascension. Comme souvent, ses vêtements était dans un style assez sobre. Une chemise blanche légèrement entrouverte, un pantalon brun et un épais manteau noir pour se protéger de l’hiver rude qui avait envahi New York. Après quelques pas dans le hall et une porte ouverte, un sourire illumina son visage, le genre de sourire qu’on aimait mettre sur les couvertures de magazines ou les tubes de dentifrices. Il était content de la voir et surtout, en un seul morceau. Au moins, elle était de retour et, ses folles idées devaient sans doute avoir été apaisées par ce voyage. Du moins, c’est ce qu’il croyait. Le temps avait passé entre eux et, ils avaient tous les deux changés. La première chose que remarqua Ashray c’était que Keira avait changé physiquement. Oh bien sûr elle restait toujours aussi belle à ses yeux mais, elle pouvait désormais sans soucis passer pour une de ces pro du fitness qu’on pouvait voir sur Instagram. Après quelques échanges de retrouvailles, il l’emmena à la fameuse soirée. C’était l’anniversaire de Stephan, un ami en commun qu’ils connaissaient depuis la faculté. La fête avait lieu dans un nightclub très prisé où les verres étaient hors de prix et les filles magnifiques. Le principal intéressé voulait célébrer ses 30 ans en grandes pompes et Ashray n’aurait manqué ça pour rien au monde. Ils passèrent l’étape du videur et laissèrent leurs affaires au vestiaire avant de se diriger vers les tables réservées par le nouveau trentenaire. La soirée pouvait ainsi commencer…



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Keira Jones

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MessageSujet: Re: On ne naît pas femme : on le devient.   Ven 9 Fév - 23:30



« One is not born woman: one becomes it. »

Dans nombre de films et livres, il y avait toujours cette fameuse scène ou le(la) héro(ine) se regardait dans un miroir et en profitait pour jauger son physique. Souvent en des termes peu élogieux, parce qu'un personnage principal se doit d'être humble. Keira ne l'était pas. Pourtant, elle n'affichait pas ce sourire fier qui d'habitude illuminait son visage.  Au contraire, elle ne cessait de soupirer et de s'observer dans différentes postures, sous différents angles (de profil, etc).  Le constat était irrévocable. Elle avait changé.

Evidemment. La jeune femme ne pouvait pas espérer suivre un entraînement intensif et endosser un métier physique sans qu'il n'y ait quelques changements. Lesdits changements n'étaient pas particulièrement horribles ; Keira exagérait dans ses pensées. Seulement, elle ne disposait plus de sa silhouette fine, élancée, tout en formes, qu'elle adorait tant utiliser pour arriver à ses fins. Belle, elle l'était toujours (en effet, comme écrit plus haut, Keira ne pouvait pas se vanter d'être humble. Elle était consciente des avantages qu'elle avait à disposition et n'avait jamais eu aucun scrupule à s'en servir... du moins, à partir du moment où elle avait pris la peine de s'y intéresser). Son visage restait le même. Maquillée comme aujourd'hui, de sorte à mettre ses yeux et ses lèvres en avant, elle était resplendissante. Elle le savait. Mais elle se sentait différente, surtout quand elle ne portait pas sa veste. Son choix s'était porté sur une robe bordeau qu'elle appréciait beaucoup, qu'elle adorait, même. Encore une fois, Keira se posta face à la glace, fixant son reflet en se mordant la lèvre tandis que ses mains lissaient sa robe dans un geste mécanique, presque nerveux.

Pourquoi ? Elle n'avait aucune raison d'être nerveuse. Il n'y avait personne à qui elle avait envie de plaire spécialement ce soir. Mais Keira faisait partie de ces personnes qui estimaient que l'apparence était important. Puis, il fallait admettre qu'elle aimait plaire, de manière générale, sans qu'il y ait d'arrières pensées. Elle soupira en pensant à la personne qui venait la chercher. L'un de ses amis, Ashray, qu'elle n'avait pas revu depuis son départ pour les marines.  C'était l'occasion de se revoir après tout ce temps dans le cadre d'une fête. En plus, elle était vraiment d'humeur à s'amuser. Mais après avoir vu son corps dans le miroir... Son enthousiasme avait été coupé dans son élan. Un soupir franchit la barrière de ses lèvres. Encore. Elle ferma les yeux et se sermonna. La jeune femme exagérait sûrement les choses, à force de faire une fixette dessus. Il était plus que temps de relâcher la pression. Il n'allait pas tarder. Elle ignorait pourquoi elle se prenait tant la tête. Après tout, il n'y avait plus aucune ambiguëté entre eux depuis qu'Ashray avait compris qu'il n'obtiendrait pas ce qu'il voulait.  Son ami avait beau ressembler aux mannequins qui faisaient saliver nombre de gens, avec son sourire doté d'une dentition parfaite qui en faisait chavirer plus d'un, il restait quelqu'un de volage et pas particulièrement sérieux. Pas le genre de partenaire que recherchait Keira, en somme. Il lui plaisait beaucoup et ce, depuis toujours, mais elle connaissait son caractère. Elle ne tenait pas à figurer sur son tableau de chasse comme une vulgaire conquête. Non, elle valait mieux que ça.  Cela n'avait pas fait plaisir à son ami, mais il s'en était remis et depuis ne cherchait plus à lui plaire. Keira aurait presque souhaité qu'il le fasse, ce soir. Elle avait besoin d'entendre qu'elle pouvait toujours plaire.

Elle sursauta violemment en entendant le bruit de l'interphone. Elle s'empressa d'aller appuyer sur le bouton destiné à ouvrir la porte à son visiteur. « Merde » pesta-t-elle avant de se dépêcher d'enfiler ses chaussures et de vérifier une dernière fois dans le miroir si tout était en ordre. Quand elle se dirigea vers l'entrée, il fit son apparition. Un immense sourire fleurit sur ses lèvres. Cela lui faisait vraiment plaisir de le revoir. Elle sentit son regard posé sur elle, en train de la jauger. Il faisait partie des personnes de son cercle assez dubitatives quant à ses projets de carrière.  Mais contrairement à ce que pensait toutes ces personnes, Keira avait réussi. Et cet état de fait l'emplissait de fierté. Elle ne comptait pas s'arrêter en si bon chemin. Ils échangèrent quelques mots. Ashray était toujours le même. Après avoir passé trois ans entouré de mâles, on aurait pu penser que cela ne lui ferait rien. Pourtant, elle n'avait pu s'empêcher de le détailler, surtout avec sa chemise légèrement entrouverte – ce genre de détail lui seyait à merveille et il le savait. Ils n'étaient pas amis pour rien, après tout, ils avaient quelques points communs.

Finalement, ils finirent par arriver à la soirée en question plusieurs minutes plus tard. Une légère appréhension lui nouait le ventre à l'idée de revoir tous leurs anciens amis après si longtemps ; mais elle était ravie d'être là. Une fois entrés, ils laissèrent leurs affaires au vestiaire avant de prendre la direction des tables qui avaient été réservées pour l'occasion. Ils n'étaient pas les premiers. Tout le monde était de bonne humeur. Quand ils l'aperçurent, les salutations fusèrent. Elle échangea quelques mots avec plusieurs personnes. Alyson la tint par le bras pour lui poser des questions ; les personnes qui l'entouraient écoutaient ce qu'elles s'échangeaient. Keira essaya de prendre des nouvelles, mais ce qui intéressait, c'était surtout sa survie après l'étape des marines. Keira profita de son petit effet comme elle savait si bien le faire. Avec le jeu de lumière, elle espérait qu'ils ne prêteraient pas trop attention à son physique. Peine perdue, cela devait bien être la première chose à laquelle ils allaient s'intéresser. Dommage pour eux, elle n'en était pas au point d’arborer une carrure de camionneuse.  Fort heureusement, d'autres personnes les rejoignirent et on passa à autre chose. Est-ce que Logan allait venir ? Elle n'y avait pas pensé jusque-là, mais il allait certainement être de la partie. De l'eau avait coulé sous les ponts depuis, mais... Cela allait forcément lui faire quelque chose, non ? Surtout après ce qui s'était passé entre eux. Keira ignorait comment elle allait réagir. Pour se changer les idées, elle se concentra sur les paroles d'Ashray qui discutait avec deux autres anciens camarades à eux et se mêla à leur conversation. Elle ignorait si le temps passa trop vite ou non ; mais, Logan fit son apparition. Son cœur rata un battement en l'apercevant. Il n'avait pas changé. Il salua Ashray, après quoi son regard tomba sur Keira. Il se dirigea vers elle et celle-ci s'efforça de sourire. Keira avait toujours été douée pour faire semblant. Elle demanda comment il allait, il lui répondit qu'il allait bien. Le jeune homme l'observa un instant avec un sourire « Tu n'as pas changé ». Ce qui amusa Keira. Son physique n'avait pas tant changé que ça à ses yeux, finalement, il la trouvait toujours belle. Forcément. Pourtant, cette idée la satisfaisait énormément. « Pourquoi, tu pensais que j'allais me changer en montagne de muscle ? » fit-elle avec un sourire. Il avait été mis au courant de son projet. Il l'avait toujours su, ils en avaient discuté, mais il ignorait qu'elle avait vraiment franchi le pas. Quand il l'avait appris, il était venu lui en parler. A l'époque, elle lui en voulait toujours un peu donc elle ne s'était pas attardé, mais il l'avait encouragé. « Non, non, je me suis mal exprimé. Ca fait juste plaisir de te revoir, c'est cool que tu sois venue » Keira acquiesça « Oui, c'était l'occasion de revoir un peu tout le monde ». Un ami à eux vint lui parler, et à partir de là, il s'éloigna d'elle pour aller saluer un autre petit groupe un peu plus loin. Bon. Ce n'était pas si terrible. Enhardie par leurs retrouvailles, Keira se retourna au moment où ils commencèrent à prendre leurs commandes. Décidément, cette soirée s'annonçait intéressante. Elle allait enfin pouvoir se changer les idées.

 

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MessageSujet: Re: On ne naît pas femme : on le devient.   Dim 11 Fév - 11:15






❝ On ne naît pas femme : on le devient ❞
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On n'a que ce qu'on mérite
Elle était magnifique, absolument splendide. Ashray était debout un peu plus loin, près du bar à attendre sa première boisson de la soirée et gardait son regard fixé sur Keira. Il adorait ses nouvelles formes et c’était bien étonnant. D’habitude, il était plus friand des formes très voire trop voluptueuses même si elles étaient en plastique. Là, sa silhouette fine et svelte lui évoquait les gymnastes des pays de l’Est qu’il dévorait du regard lors des jeux olympiques. Malheureusement, alors que lui n’avait d’yeux que pour elle, sa belle semblait bien plus intéressée par un autre homme, son ex petit-ami plus particulièrement. Si le beau brun n’avait que le qualificatif d’ex, c’était grâce au diabolique Ashray qui avait usé de tous ses talents pour faire rompre les deux tourtereaux. Était-ce égoïste et malfaisant ? Oui, tout à fait. Culpabilisait-il ? Non pas du tout. En amour comme dans les affaires, tous les coups sont permis. Néanmoins conscient que Keira allait sans doute être plus intéressée par son erreur du passé que par sa personne, il se concentra sur le reste de la population féminine présente. Il y avait de jolis brins de filles ce soir, personne ne pouvait le nier. Après tout, c’était le job du videur à l’entrée de s’assurer que la marchandise soit fraiche.

Evidemment, il passa le plus clair de son temps avec ses amis. Certains travaillent au même endroit que lui, d’autres étaient des amis de l’université ou encore même du lycée. Bien sûr, il y avait beaucoup de têtes qui lui étaient étrangères mais, ce n’était pas un problème puisqu’il pouvait se montrer particulièrement sociable. Alors que les verres s’enchainaient et se multipliaient, l’alcool commençait doucement à faire effet dans son sang. C’était même une consommation qu’on pouvait qualifier d’habituelle chez lui, le genre qui finit en cirrhose ou en cure de désintoxication à 40 ans. En plus,  il avait la sale manie d’essayer et d’adopter toutes les substances qui passaient à sa portée, des plus innocentes aux plus dangereuses. Alors qu’il se dirigeait vers la sortie pour fumer une cigarette une main se posa sur son épaule, l’arrêtant dans son mouvement. Il se retourna sa cigarette pas encore allumée entre les dents pour se retrouver face à une rousse magnifique qu’il n’osait même pas imaginer dans ses fantasmes. Bien sûr, l’alcool aidait à l’appréciation de la femme face à lui qui lui proposa un verre. Qui donc aurait refusé pour une simple cigarette ? Pas Ashray en tout cas puisqu’il la remit dans sa poche et suivit sa conquête de la soirée jusqu’à un coin un peu isolé prêt de l’entrée loin de l’endroit réservé pour la soirée d’anniversaire. En chemin, elle avait attrapé un deux coupes élancées qui l’attendaient au bar sous le regard fixe du barman.

L’endroit était plongé dans une lumière tamisée dans les tons pourpres et rosés, offrant une ambiance chaude. La température était elle aussi assez élevée, les corps en déliquescence qui bougeaient au rythme hypnotisant de la musique avaient tendance à produire une certaine chaleur. Entre Ashray et la belle inconnue, il y avait une alchimie presque magique qui se construisait et étendait son emprise à chaque gorgée du précieux liquides aux nuances nacrées qui traversait ses lèvres à chaque gorgée. Sa bouche finit d’ailleurs par rencontrer celle de la belle inconnue dont il n’avait toujours aucun intérêt à demander son nom. Plus les secondes passaient, plus son esprit était embué par les volutes magiques qui y tournaient. C’était à tel point qu’il recula d’un pas ou deux, presque titubant et lâcha la coupe qui vint s’écraser sur le sol dans un bruit de verre brisé. Le son était sans doute infime mais, il résonna dans la tête d’Ashray, presque plus fort que la musique ambiante. Alors qu’il portait ses mains à sa tête, le visage crispé par la douleur et le malaise qu’il ressentait, il sentit des mains sur son corps et chaque contact lui semblait comme un coup de marteau. La douleur n’était que magnifiée par l’alcool et pourtant diminuait dans sa perception jusqu’à ce que le noir de l’envahisse complètement.

Lorsque ses beaux yeux bleus retrouvèrent le contact avec la lumière, il les ferma directement, ébloui. Il les rouvrit pour découvrir en tournant la tête à droite et à gauche qu’il était toujours dans le nightclub. Dans sa mémoire s’était formé comme un blackout mais, il n’en n’avait pas vraiment conscience tant l’alcool semblait l’avoir emporté dans un autre monde. En voyant la tête des gens qui passaient, il se rendit compte qu’il y avait un problème. Ces regards hautains étaient justement trop haut dans son champ de vision. Ashray était simplement allongé sur le sol et, il régla vite ce problème en se relevant non sans mal. Ses mains étaient éraflées avec un peu de sang mais, il ne s’en rendait pas compte. Sa tête lui tournait de la même façon que lorsque la nuit laissait la place au jour du coup, sa marche était titubante. Les choses étaient complètement différentes mais, son cerveau semblait complètement hors d’état de fonctionnement et il avait tout oublié du verre nacré offert par la rousse.

Alors qu’il essayait difficilement de retrouver ses esprits. Une silhouette connue passa à proximité et, directement, il l’apostropha :

« Keira ! »

La principale intéressée se retourna, non sans un air circonspect. Alors qu’il fit quelques pas pour la rejoindre, il se sentit entravé. Un homme le tenait par l’avant-bras. Un homme bien plus grand que lui d’ailleurs. Bizarre, Ashray n’était pourtant pas considéré comme quelqu’un de petite taille. Ce type devait sans doute être un géant. Brun, la mâchoire carré, le regard vert, le mastodonte semblait tout à fait déterminé à l’emmener ailleurs. Ashray se dégagea d’un coup sec lui assénant d’aller pratiquer de la coït avec sa génitrice qui avait un travail de nuit avant de rejoindre son amie. Comme il en avait souvent l’habitude, il passa un bras sur ses épaules sans se rendre compte qu’elle n’avait pas l’air tout à fait de le reconnaitre :

« Il y a vraiment des gens bizarres. Alors ma belle, on va danser ? »

Bien sûr, sa voix était bien différente, plus aigüe mais, aussi marquée par cette musicalité crispée qui faisait le charme de la voix des gens alcoolisés.


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Dernière édition par Ashray Snyder le Mar 13 Fév - 1:25, édité 1 fois
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Keira Jones

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MessageSujet: Re: On ne naît pas femme : on le devient.   Mar 13 Fév - 1:11



« One is not born woman: one becomes it. »

La soirée s'annonçait effectivement intéressante. La conversation s'anima, tant et si bien que personne ne voyait le temps passer. Personne n'était mis à l'écart, bien qu'il y ait plusieurs groupes qui discutait entre eux. Ce qui n'était pas étonnant en soi, après tout, ils étaient un certain nombre. Il était évident qu'il existait des affinités et que selon l'endroit où on était assis, on était plus susceptible d'enclencher la conversation avec nos voisins. C'était ce que faisait Keira. On avait du mal à reconnaître l'adolescente solitaire qui évitait de se mêler aux autres. Dès son entrée en fac, quelque chose s'était déclenché chez elle. Cela l'avait poussée à se lier aux gens, à engager la conversation, à faire des efforts de sociabilité. Il fallait croire que sa faculté de passer pour une parfaite petite fille en société s'appliquait aussi avec les gens de son âge, chose qu'elle ne s'était jamais pris la peine de vérifier. Pourtant, elle en avait passé des soirées, aux côtés de sa famille. Keira tenait le rôle de la parfaite petite fille à merveille. L'hypocrisie en certaines circonstances était de mise. Cependant, Keira ne se considérait pas comme tel. Elle préférait le mot "polie". C'était ce qu'elle avait été parfois à la fac, parce qu'on ne rencontrait pas que des gens intéressants. Fort heureusement, cela ne s'était pas éternisé et elle avait vite fini de se créer un cercle. A partir de ce moment, elle n'avait pas jugé utile de l'étendre. Cela se faisait naturellement ; des camarades à elle qui invitaient d'autres personnes, etc. Keira savait que c'était important, de se créer un cercle, de se faire des contacts. Evidemment, il n'y avait pas qu'un intérêt social caché derrière ses actes. Keira restait Keira. Ambitieuse. Dès son plus jeune âge, on lui avait appris qu'il était important de nouer des contacts ;  cela pouvait toujours se révéler utile en temps voulu.



Aujourd’hui, elle avait besoin de se changer les idées après trois années passées chez les marines. C’était ce qu’elle avait voulu et ne regrettait pas l’expérience. Toutefois, elle devait admettre que ça ne s’était pas déroulé de la manière à laquelle elle pensait. C’était éprouvant, difficile et rude. Le temps passait lentement, malgré le nombre d’exercices physiques qu’on exigeait d’eux. Keira avait l’impression que son passé relevait de la pacotille à côté, tant elle avait mis son corps à rude épreuve. Si on ajoutait à cela le fait qu’elle faisait partie des très rares femmes de l’équipe, les choses se corsaient. Les hommes étaient ce qu’ils étaient : des idiots en groupe. Les marines ne représentaient pas des exceptions. S’ils avaient perdu de leur superbe en constatant que Keira savait faire beaucoup de choses à son arrivée au camp, ils ne s’étaient pas départis de leurs préjugés. Elle ne comptait plus le nombre de réflexion qu’elle avait dû essuyer par rapport à sa condition de femme. Cela avait eu le mérite de l’endurcir encore davantage. Fort heureusement, les choses ont fini par s’arranger d’elles-même : Keira faisait ses preuves, au même titre que les autres. Si son premier instinct avait été de les snober, elle avait pris sur elle pour aller vers eux et essayer de sociabiliser. Ses efforts ont porté leurs fruits. A l’heure actuelle, Keira pouvait affirmer s’être fait des amis là-bas avec qui elle allait garder contact volontiers. A la fin de leur service, ils étaient tous allés boire un verre ensemble, pour signer cette “dernière fois”. Keira avait vraiment passé un bon moment. Cela avait été la seule fois où elle s’était amusée depuis son retour. Aujourd’hui, c’était seulement la deuxième fois et la jeune femme comptait bien en profiter.

L’alcool ne tarda pas à circuler, entre autres. Keira resta raisonnable, comme toujours : elle avait toujours détesté l’idée qu’une substance lui ôte le contrôle. De plus, elle ne pouvait pas vraiment compter sur Ashray pour être raisonnable. Ils étaient venus ensemble, et si Ashray n’appréciait guère qu’elle touche à sa chère voiture, il allait être obligé pour rentrer sain et sauf. Keira remarquait déjà qu’il commençait à subir les effets enivrants de l’alcool qu’il chérissait tant. Elle allait devoir s’occuper de lui, certainement, à la fin de la soirée. Même si Ashray tenait bien l’alcool, il en consommait souvent trop, voire, beaucoup trop. Il valait mieux qu’elle demeure sage. Pour le reste, cela ne l’empêchait pas de s’amuser ; elle partit danser avec quelques uns. Elle avait besoin de se défouler, de se dépenser. Keira s’amusait tellement qu’elle n’avait même pas remarqué l’absence d’Ashray. Puis vient finalement le moment fatidique : la fatigue commençait à se manifester. Keira le fit savoir au petit groupe. Malgré les tentatives, Keira resta imperméable et s’éloigna en direction des vestiaires. Cela faisait un moment qu’elle n’avait pas vu Ashray, elle commençait à s’inquiéter. Où avait-il bien pu passer? Elle priait pour ne pas le retrouver dans une position compromettante, elle ne tenait vraiment pas à voir ce genre de spectacle. Keira parcourait la foule de personne du regard, essayant de remarquer une tignasse blonde dans le lot. La chose n’était pas aisée, comme on peut s’en douter. Elle ignorait depuis combien de temps elle était à sa recherche. Un soupir franchit la barrière de ses lèvres. Lorsqu’elle aurait mis la main sur cet idiot, il allait l’entendre, bourré ou non.


Keira !” L’intéressée tourna la tête vers cette voie aiguë. Elle ne l’identifia pas. Et pour cause, la personne en question se révélait être … une parfaite inconnue. Accompagnée, qui plus est. Seulement cette compagnie ne semblait pas désirée puisque la jeune femme l’envoya paître. Keira ignorait pourquoi elle restait figée, assistant au spectacle incongru devant elle. Sûrement parce qu’une inconnue connaissait son nom. Keira avait beau la détailler, elle ne la reconnaissait pas. Elle était certaine que cette femme ne faisait partie de son groupe d’ami. Quand celle-ci s’approcha, Keira haussa les sourcils. Elle portait des vêtements d’homme, avec la chemise légèrement entrouverte qui laissait entrevoir sa poitrine. Avait-on essayé d’abuser d’elle? Mais… Pourquoi portait-elle des vêtements d’homme? Lui avait-on pris ses vêtements ? TOutes ces questions se bousculaient dans sa tête alors que l’inconnue passait son bras autour de ses épaules. Keira ne put s’empêcher de lui jeter un regard teinté d’incompréhension. Cette personne se montrait familière, qui plus est. Qui était-elle? « Il y a vraiment des gens bizarres. Alors ma belle, on va danser ? » Keira crispa le nez. Son haleine était chargé d’alcool ; si elle n’avait pas remarqué sa voix légèrement haut perchée. “Je ne pense pas, vous êtes sûre de vous sentir bien?” demanda-t-elle en se tournant légèrement. Quelque chose tomba à terre. keira s’excusa et se baissa pour récupérer ce qui venait de tomber. Son sang se glaça dans ses veines. Il s’agissait des clés et du portefeuille d’Ashray. Comment cette femme pouvait avoir ses affaires ? Avaient-ils passé la nuit ensemble ? Cette idée la crispa sans qu’elle ne comprenne pourquoi. Il était encore plus idiot qu’elle le pensait : coucher avec une fille dans une soirée comme celle-ci et se faire voler par cette dernière. "Comment …? " Keira ne finit pas sa phrase, alors qu’elle avait relevé la tête et observait la blonde. Ce qu’elle remarquait à cet instant la figea. Ashray portait exactement les même vêtements. Elle s’en souvenait, à présent. Elle finit par se relever, les affaires d’Ashray en main. Tout cela sonnait étrangement. Beaucoup trop étrangement. Une idée folle lui vint à l’esprit. Tandis qu’elle s’apprêtait à l’eloigner de son esprit, elle stoppa sa manoeuvre. Cette fille était bourrée. Ce n’était pas si grave si jamais Keira faisait une vérification, aussi folle soit-elle. Keira brandit les clés d’Ashray au niveau des yeux de la jeune femme “Ashray, on va rentrer tous les deux. Vu ton état, je vais conduire…” La jeune femme la regarda d’un air suspicieux. “[color=#990000]Ne t’inquiètes pas, je n’ai bu que quatre verres[/color]” continua-t-elle, espérant obtenir une réaction… qui ne se fit pas attendre. Aussitôt, la jeune femme formula une menace quant à la conduite de Keira, qui avait intérêt à faire attention à sa voiture. Son coeur cessa de battre. Du moins, c’était l’impression qu’avait Keira. Celle-ci retrouva son sang-froid, s’empara de la main de l’inconnue et la traîna derrière elle. Elles finirent par sortir du nightclub et se retrouvèrent dans le parking. Keira ne cessa pas jusqu’à ce qu’elles atteignent la voiture d’Ash, qu’elle ouvrit rapidement. Elle prit place sur le siège conducteur pendant que sa compagne s’asseyait sur le siège passager. Keira se sentait paralysée, maintenant. Elle devait vérifier encore une fois. “Ashray?” fit-elle et l’inconnue tourna la tête dans sa direction et lui demanda ce qu’il y avait. Keira la regardait, interdite.

Il n’y avait plus de doute possible. Ashray était devenu une femme… en l’espace d’une soirée.


 

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Ashray Snyder

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MessageSujet: Re: On ne naît pas femme : on le devient.   Mar 13 Fév - 6:44








❝ On ne naît pas femme : on le devient ❞
- Ashray & Keira -
On n'a que ce qu'on mérite
Ashray n’arrivait pas à réfléchir et tout lui semblait confus. Les idées tournaient dans son esprit, comme meurtries ou incomplètes dans une orgie frénétique. C’était un vrai miracle que des phrases censées s’échappaient de ses lèvres. Sa conscience semblait papillonner doucement avec son inconscient dans une valse éthylique. L’alcool avait été en première ligne de ce fiasco mental mais, le GHB qui tournait dans les reflets nacrés de la potion était le principal responsable de son état apathique. C’était une chance qu’il ait pu s’accrocher à Keira car, sans elle, nul doute que dans un état pareil, la nuit aurait très mal finit. Le terme accrocher avait d’ailleurs un ancrage très fort dans la réalité puisqu’il ne tenait sur ses jambes que par son appui. D’ailleurs, celle-ci semblait circonspecte et lui posa ce qui ressemblait à une question. Malheureusement pour elle, Ashray n’entendait rien avec la musique et devait faire un effort incroyable pour se concentrer un tant soit peu. C’est alors que Keira tournait la tête pour regarder autour d’elle qu’Ashray sentit une vibration contre son ventre. Son téléphone bien caché dans le fond de la poche intérieur de sa veste vibrait.  En voulant s’en emparer, il le fit tomber ainsi que son portefeuille. Ce fut Keira, plus serviable que docile qui se pencha pour les ramasser. Tant mieux, Ashray n’aurait jamais réussi à se relever s’il avait du le faire.

Keira semblait complètement interloquée en récupérant ses affaires. Ce n’était pas le cas de son compagnon soudain particulièrement intéressé par les jeux de lumière qui participaient à l’ambiance de la salle. C’était plutôt joli cette nuance de rouge. Un autre objet attira son attention. Keira agitait ses problèmes clés de voiture sous son nez comme on agiterait un hochet pour capter l’attention d’un bébé.

“Ashray, on va rentrer tous les deux. Vu ton état, je vais conduire…”

Etrangement, cette phrase il la comprit sans le moindre problème. Son amour pour sa propre voiture et son sexisme légendaire remontaient à la surface malgré son état proche de celui d’un junkie en overdose. L’idée qu’une femme puisse conduire son petit bijou de mécanique ne lui plaisait pas du tout. Pourtant, et contrairement à ce qu’on aurait pu attendre d’un pareil personnage, il ne s’y opposa pas fondamentalement, juste pour la forme, en proférant quelques menaces sur sa conduite et rappelant que sa voiture était son seul et véritable amour. Cliché ? Totalement. Keira semblait quant à elle complètement terrifiée. Les chances que les menaces de son ami soient à l’origine de cette émotion étaient très minces. Les chances que cette émotion soit provoquée par la compréhension que son ami avait déserté son propre corps étaient bien plus élevées.

Quelques minutes plus tard, il se retrouvait à presque courir dans le nightclub vers la sortie, traîné de force par une Keira particulièrement déterminée. Le mouvement rapide, les lumières en alternance, la chaleur ambiante ainsi que le manque d’air le rendaient malade. Dieu seul sait quel miracle lui avait permis de continuer à marcher jusqu’à la sortie de cet endroit. Une fois dehors, il inspira une grande bouffée. Le vent froid sur son visage lui fit un bien fou et, la sobriété du ciel aussi tard dans la nuit reposèrent ses yeux rougit. Malheureusement, il n’eut pas vraiment le temps de profiter et de se remettre que Keira le trainait de nouveau comme si c’était un enfant de cinq ans. Arrivés près de sa voiture, une coupée noire d’une marque prestigieuse, Keira l’ouvrit et Ashray s’installa presque mécaniquement à la place passager, la place du mort comme on dit.

Le sommeil commençait à le prendre. Son corps ne semblait plus capable d’encaisser une minute supplémentaire. Keira l’appela encore une fois comme pour vérifier que c’était bien lui. Visiblement, il n’était pas le seul à avoir abusé de la boisson. Sa tête lui tournait, son estomac n’avait pas décidé d’être plus calme et la fièvre commençait à s’installer. La conductrice eut la bonne idée de rouler les fenêtres ouvertes ce qui eut pour effet de soulager Ashray du moins, les quelques minutes où il resta conscient avant de complètement s’endormir ou s’évanouir, comme bon vous semble. Pendant son sommeil, son cerveau continua de travailler à son rythme. Les drogues et la magie y avaient fait quelques dégâts et, sa mémoire était la principale impactée. Une chose était certaine, Ashray n’aurait aucun souvenir de la soirée précédente.

Le réveil se fit dans une ambiance chaude et cosy. Le matelas avait pris la forme de son corps et la couette épaisse sur sa peau l’enveloppait comme dans un nuage. Le coussin sans doute rembourré de plumes était également des plus agréables. Le tout faisait qu’il n’avait pas du tout envie de quitter son lit. Néanmoins, la lumière du jour le força à ouvrir les yeux difficilement. Ce fut à ce moment qu’il se rendit compte que le lit n’était pas le sien, la chambre non plus. Cette pièce était orientée vers le soleil d’hiver qui y pénétrait et baignait chaque mur. Le style épuré et calme dans des tons pastels ne lui était pas étranger. Cette chambre, il la connaissait, c’était celle de Keira. D’ailleurs, en tournant la tête, il remarqua qu’elle était assise dans le lit avec lui. Son amie était visiblement occupée par un livre dont le nombre de pages seul dépassait le nombre qu’Ashray avait lu dans toute sa vie. Une mèche blonde tomba devant ses yeux et il l’écarta en se disant qu’une visite chez le coiffeur s’imposait. Bien sûr, ce n’était pas sa priorité. Le jeune homme avait beau cherché, aucun souvenir ne daignait lui expliquer pourquoi son réveil se faisait dans ce lieu. D’ailleurs, son souvenir le plus récent remontait à sa sortie du travail quand il était passé chercher Keira. Sans doute avait-il trop bu et elle l’avait reconduit, ce ne serait pas une grande première. Par contre, rien n’expliquait le blackout dont il souffrait surtout que la gueule de bois l’avait épargné et que donc il n’avait pas tant bu que ça. Visiblement perturbé, il demanda à Keira qui était toujours absorbée par son ouvrage :

« J’ai bu quelque chose qu’il ne fallait pas ? »

Sa voix était enrouée, c’était certain. Par contre, elle ne correspondait pas à ce qu’il avait l’habitude d’entendre. C’était un son beaucoup plus féminin. Est-ce qu’un excès d’alcool ou de drogues diverses pouvait provoquer ce genre d’idiotie ? Voilà une autre incompréhension qu’il pouvait ajouter à sa liste.

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MessageSujet: Re: On ne naît pas femme : on le devient.   Mar 13 Fév - 9:23



« One is not born woman: one becomes it. »

Ash... Cette femme, n'avait vraiment pas l'air bien. Elle ne parvenait pas à garder les yeux ouverts, ni à rester concentrée, ni à parler. Peu importe qu'il s'agisse d'Ashray ou non, son état l'inquiétait beaucoup. Keira avait déjà entendu parler d'un cas semblable, de sorcière qui jouaient avec le feu en utilisant leurs pouvoirs sur des mortels. Keira n'avait jamais eu à gérer de tels cas. Elle ignorait quoi faire dans ces cas-là. Après des années à ne plus assumer ce rôle, elle avait l'impression de ne plus rien savoir faire. Ce sentiment s'avérait particulièrement désagréable. Mais bon, de toute façon, Keira ignorait comment elle aurait pu retrouver une sorcière ou un sorcier dans un nightclub. Elle avait beau être une hybride, elle ne pouvait pas être Supergirl.

Keira priait presque pour qu'elle ne se trompe pas et qu'Ashray ait bien été transformé en fille. Dans le cas contraire, cela signifiait qu'elle l'avait abandonné dans un nightclub sans moyen de rentrer. Il serait furieux, à coup sûr. Mais... Etait-ce une raison pour préférer que cette magie se soit vraiment faite ? Assurément que non. Keira jeta un coup d'oeil nerveux à la belle à l'alcool dormant assise à côté d'elle. Quelle galère....

Une fois arrivée chez elle, Keira vécut un de ces moments où elle se réjouissait de sa condition d'hybride. Sa force supérieure à celle d'une simple mortelle, couplée avec l'entraînement, lui permit de soulever l'endormie comme une princesse. Une princesse qui puait l'alcool et semblait assez mal en point, mais tout de même. Ce fut la galère monumentale pour ouvrir la porte d'entrée, par contre. Keira fut obligée de la poser sur ses pieds le temps d'ouvrir la serrure. Une fois fait, elle la reprit dans ses bras et l'emmena jusqu'à sa chambre. Il y avait bien une chambre d'ami, mais elle n'était pas rassurée à l'idée de la laisser seule. Une fois installée, Keira rabattit les couvertures sur elle. La jeune hybride ne perdit pas de temps et retourna fermer la porte d'entrée. Ensuite elle se déshabilla, but un peu d'eau, fila aux toilettes, se vêtit de son pyjama et retourna dans sa chambre. Keira ne prit pas de précaution particulière ; la belle au bois dormat dormait et ne risquait pas de se réveiller de sitôt. Keira se blottit sous les couvertures une fois les lumières éteintes. La fatigue la rendait toute pateuse, elle se sentait faible maintenant. L'alcool n'aidait pas vraiment. Fort heureusement, le sommeil vint rapidement à elle.

Quand elle rouvrit les yeux, Ashray reposait là, à côté d'elle. Keira prit le temps d'observer son nouveau visage. Cette femme était belle. Vraiment belle. Et nue jusqu'à la ceinture. En effet, la chemise étant tâchée, Keira l'avait enlevé pour la mettre au sale. Elle n'avait pas osé faire des manœuvres pour lui faire enfiler un tee-shirt. Puis, si c'était Ashray, cela lui permettrait de prendre conscience de la situation plus rapidement, dans le cas contraire, et bien... La jeune inconnue pouvait s'estimer heureuse de ne pas avoir davantage mal fini la soirée. Keira avait pudiquement évité de regarder. Etant attirée par les hommes comme par les femmes, Keira ne pouvait pas être insensible à un tel spectacle. Par respect, elle avait fait de son mieux pour ne pas regarder. L'épaisse couverture qui les recouvrait toutes les deux aidait grandement. Keira se demanda comment Ashray allait réagir à son réveil. Cela risquait d'être pénible. Keira se leva discrètement pour aller prendre un petit déjeuner rapide. Elle ne mangeait jamais beaucoup le matin. Cette fois-ci, elle prit plus de temps que d'habitude. Elle essayait de réfléchir à la situation, à ce qu'elle devrait faire pour remédier à tout ça. Soupir. Il fallait d'abord s'en assurer à 100%. Le plus pénible restait à venir. Keira finit par revenir dans sa chambre, s'empara de sa lecture en cours et se réinstalla dans le lit. La belle tardait à ouvrir les yeux, autant que Keira se distraie pendant ce temps-là.

Elle était tellement plongée dans sa lecture qu'elle ne remarqua pas tout de suite le réveil de Blondie. C'était bien, comme surnom. « J'ai bu quelque chose qu'il ne fallait pas ? » fit la voix féminine d'Ashray. Keira avait du mal à se faire à l'idée que sous cette enveloppe de femme blonde au corps qui paraissait presque fragile se cachait Ashray. « En effet, et pas seulement » répondit Keira.  Celle-ci n'avait jamais été douée pour annoncer les choses en douceur. Cela n'allait pas commencer aujourd'hui. Ashray sembla prendre le temps de pleinement se réveiller. Keira patienta. Elle avait préparé un miroir, posé sur sa table de chevet, lui aussi attendait sagement. « La situation est beaucoup plus compliquée que tu le penses... enfin, si je ne me trompe pas. Je sais que ça va énormément te choquer, mais... J'ignore comment procéder en douceur » Elle pivota afin de s'emparer de son miroir. Sur ce, elle le tendit à Blondie. « Regarde ton visage. Si le doute persiste, regarde ton torse » Keira fit mine de reprendre sa lecture « Si tu as des questions, je suis juste à côté de toi ».

 

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MessageSujet: Re: On ne naît pas femme : on le devient.   Mer 14 Fév - 21:48








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Les idées étaient un peu plus claires dans l’esprit d’Ashray que la veille. Néanmoins, il y restait une grande confusion. Malgré tout, la pensée que quelque chose n’allait pas grandissait encore et encore, apportant avec elle un certain malaise. Sa voix était son premier sujet de préoccupation mais, l’air sur le visage de Keira ne l’aidait pas à se sentir rassuré.

« En effet, et pas seulement »

La suite n’allait pas être agréable, nul besoin d’être devin pour le savoir. A cette évocation, une infinité de scénarios possibles commencèrent à se bousculer dans son esprit sur ce qui avait pu se passer la veille. Sa mémoire semblait lui faire défaut et, il ne se rappelait même pas de l’endroit ou des gens. De plus, il venait à peine d’émerger d’un sommeil particulièrement lourd et n’était pas vraiment en état de réfléchir.

« La situation est beaucoup plus compliquée que tu le penses... enfin, si je ne me trompe pas. Je sais que ça va énormément te choquer, mais... J'ignore comment procéder en douceur »

Keira essayait de prendre des pincettes. Sur Ashray, ça provoquait en réalité l’effet inverse à celui souhaité. C’était un peu comme si votre dentiste vous répétait une dizaine de fois que l’opération ne sera pas douloureuse, à force de l’entendre, vous êtes certain du contraire. Et oui, malgré ce qu’on peut croire, l’être humain est globalement moins con que ce à quoi on pourrait s’attendre. Keira ne semblait pas disposée à lui donner plus d’explication et se contenta de lui tendre un miroir. Immédiatement, le jeune homme eut peur pour son si beau visage. Qu’était-il arrivé, s’était-il battu ? Peut-être que son nez était cassé. L’hypothèse était très peu probable lorsqu’on prenait en compte le fait qu’il ne ressentait absolument aucune douleur. S’était-il fait tatouer quelque chose d’horrible et dégoûtant dans le style du film « very bad trip » ? Cette option était sans doute la pire à ses yeux. Quoiqu’il en soit, notre pauvre victime était très loin d’imaginer ce qui l’attendait. D’ailleurs, qui aurait été capable d’anticiper un tel phénomène sans verser dans la maladie psychiatrique ?

« Regarde ton visage. Si le doute persiste, regarde ton torse »

Elle ne faisait que confirmer ses craintes. L’anxiété était désormais à son maximum. Etrangement, elle ne semblait pas affectée pour le moins du monde, visiblement plus intéressé par sa lecture que par la situation de son ami.

« Si tu as des questions, je suis juste à côté de toi »

Ashray saisit le miroir et face à son reflet, cru d’abord à une mauvaise blague. Ce n’était juste pas lui, c’était l’image d’une femme qu’il n’avait jamais vu, ni d’Eve, ni d’Adam. Il fronça les sourcils, ce miroir devait sans doute une espèce de piège, du style une tablette déguisée le tout dans une caméra cachée d’un goût douteux. Alors qu’il allait simplement rendre l’objet de ses contrariétés à sa propriétaire, son regard fut attiré par quelque chose un peu plus bas. Une paire de seins. Ce n’était pas la première fois de sa vie qu’il en voyait mais, sous cet angle et à cet endroit, c’était assez inattendu. Sur le moment, il eut le souffle coupé et son visage témoignait de toute son incrédulité.

« What the fuck ? »

Ainsi fut sa première question. L’expression s’était échappée de ses lèvres dans un souffle avec une instance particulière sur la fin. Sur le moment, il ne se posa même plus de questions. Son cerveau ne semblait pas capable d’assimiler quelque chose d’aussi énorme. Et on ne parlait pas de ses seins mais bien d’un corps qui était, à la fois le sien, et à la fois complètement étranger. Lorsque quelques neurones décidèrent de se reconnecter, il regarda ses mains qui n’étaient plus non plus ses mains. Réflexe d’homme, il tint à vérifier que ce qui faisait sa masculinité était toujours présent. Grand mal lui en pris car, ce n’était plus le cas. Enragé, il quitta le lit pour se diriger vers la salle de bain sans cesser de répéter la même injure comme si elle pouvait améliorer la situation par magie. Dans cette petite pièce, il trouva ce qu’il cherchait, un grand miroir.

Face à cette glace plus grand que lui, il resta comme paralysé. Ce reflet sur le verre, ce n’était pas lui. C’était une femme, plus petite, plus maigre, aux courbes élancées et à la crinière blonde et longue. Effrayé, il recula jusqu’à toucher avec son dos le lavabo et de sursauter. Bien sûr, Ashray ne croyait pas en la magie ou au mieux, celle des spectacles. Mais là, on était sur un tour de prestidigitation d’un tout autre niveau. Comme le stress et l’anxiété atteignait des niveaux critiques pour la survie de la santé mentale, son cerveau joua sa carte préférée : le déni. Alors que son rythme cardiaque redescendait vers des chiffres plus humainement acceptables, il ne cessa de se répéter que ce devait être une mauvaise blague, qu’il y avait une explication normale et que rien de tout ceci n’était vrai. Pourtant, rien n’en n’était moins sûr. Il quitta la salle de bain pour revenir dans la chambre et poser une question à Keira qui n’avait toujours pas bougé.

« Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? »

Debout devant la porte de la salle de bain, il était entièrement nu et n’y pensait même pas.


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MessageSujet: Re: On ne naît pas femme : on le devient.   Ven 16 Fév - 1:41



« One is not born woman: one becomes it. »


Keira feignait de lire, en réalité. Elle ne pouvait décemment pas se désintéresser du cas de son ami. Seulement, si elle restait là à le fixer, cela allait encore davantage le contrarier. Keira remarqua bien le froncement de sourcil d’Ashray. Quoi de plus normal, il ne s’attendait pas à voir un visage de femme apparaître. Keira en profita pour observer plus attentivement ; elle avait de jolis traits. Elle retrouvait les yeux de son ami, aussi bleus qu’autrefois, mais… Ils semblaient différents, moins froids, moins intimidants. Cela concordait avec le reste de son apparence ; Ashray avait perdu sa prestance, l’intimidation qu’il pouvait exercer. Keira ne voyait qu’une jeune femme qui paraissait fragile, le genre de cliché sur pattes qui râlait en se cassant un ongle. Keira n’y croyait pas ; pour autant, cela ne voulait pas dire qu’elle ne la pensait pas délicate. Elle fut interrompue dans ses pensées par l’exclamation d’Ashray, qui venait de remarquer sa nouvelle paire de seins. Lui qui aimait tant ces attributs, le voilà servi. L’heure n’est pas aux plaisanteries, Kei. Cependant, même si elle comprenait la difficulté de la situation, elle ne pouvait pas s’empêcher de considérer ça comme ironique. Cela se comprenait en sachant la personnalité d’Ashray.


Le jeune homme en profita visiblement pour vérifier le reste. Son constat ne sembla pas lui convenir. Sans surprise, il se leva brusquement pour prendre la direction de la salle de bain. Il connaissait le chemin, il était déjà venu chez elle. Keira attendit. Cela ne servait à rien de lui courir après. Il fallait qu’il assimile la situation, aussi dure soit-elle. Elle ignora ce qu’il marmonnait. Elle essaya de lire le passage dans laquelle elle était plongée encore ce matin ; rien à dire, elle ne parvenait pas à se concentrer. Elle feignit de lire, alors qu’elle réfléchissait à la situation. Un sorcier ne s’amuserait pas à prendre de tels risques pour un mortel lambda. Il avait dû se passer quelque chose, obligatoirement. De suffisamment grave pour enfreindre des règles. Quand il sera calmé, Keira va devoir interroger le principal concerné pour comprendre ce qui avait pu se passer. Elle espérait que le responsable coopérait. Dans le cas contraire… Les choses risquaient de se corser.


« Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? » s’exclama Ashray, debout à côté du lit, dans l’attente d’explications. Quand elle releva les yeux, Keira perdit de sa superbe l’espace de quelques secondes. Le corps de cette… femme, était nu. Entièrement nu. Exposé à son regard. Ce dernier découvrit d’abord une paire de seins. A cet instant, Keira s’efforça de remonter jusqu’aux yeux d’Ashray. Une chose était certaine : que ce soit en homme ou en femme, son ami se révélait très plaisant. Elle n’imaginait pas à quel point. Jusqu’ici, elle ne l’avait jamais vu nu - bien qu’il aurait apprécié. En voyant le corps qu’il avait aujourd’hui, elle n’osait imaginer ce qu’il en était de l’original. En attendant, elle ne pouvait que constater l’apparence du nouveau. Elle pouvait déjà affirmer qu’elle trouvait le spectacle agréable. Arrête ça, ce n’est pas le moment. Elle se fit violence pour arrêter le flux de ses pensées et se concentrer sur l’instant présent.


Le tout n’avait duré que 3 secondes. Après ça, Keira se reprit et déclara, en regardant Ashray dans les yeux : “Tu ne rêves pas. Ce n’est pas une hallucination. C’est la réalité. Quelqu’un t’a jeté un sort hier”. L’expression d’Ashray laissait entendre qu’il avait du mal à assimiler ce qu’elle venait de dire. “Je suis désolée que tu apprennes tout ça de cette façon, mais… C’est la vérité. C’est difficile à croire, je sais ; mais c’est vrai. Un sorcier t’a transformé en fille. Pourquoi? Je n’en sais rien.” Keira rejeta les couvertures et se leva. Elle s’était contentée d’un pyjama, short et débardeur, plutôt que le nu - plutôt osé, il fallait le dire. “Je pense que tu as fait quelque chose qui a vraiment énervé quelqu’un. Maintenant, l’important c’est de savoir ce que tu as pu faire de ce genre - je pourrais remonter jusqu’à cette personne et essayer de “ Elle désigna son corps d’un geste vague de la main “D’arranger la situation pour toi. En attendant, il va falloir que tu abandonnes l’idée de pouvoir rentrer chez toi. Tu peux rester ici. Par contre, il faut que tu trouves une excuse crédible pour expliquer ton absence au travail, à tes amis…”. Peu à peu, elle s’était rapprochée d’Ashray. Elle finit par s’arrêter, étant donné qu’elle se trouvait juste en face de lui. Si elle tendait le bras, elle pouvait toucher sa hanche. Elle ne savait pas quoi dire pour le réconforter. “En tout cas, je suis là pour t’aider” fit-elle. Cette phrase allait sans doute soulever d’autres questions. Pourquoi était-elle au courant de tout ça ? Avait-elle un lien avec ce monde-là ? Keira n’était pas sûre de vouloir y répondre.

 

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Ashray Snyder

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MessageSujet: Re: On ne naît pas femme : on le devient.   Dim 18 Fév - 7:28








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On n'a que ce qu'on mérite
Ashray était véritablement paniqué mais, en même temps étrangement calme. Avec son travail, il avait appris à gérer la pression. Dans un environnement pareil, perdre son sang froid était un suicide ou plutôt, une démission. Depuis ses quelques années dans la vie active, sa petite personne avait déjà connu des crises professionnelles digne d’un cataclysme financier dépeint dans un bon film de Scorces. La situation actuelle n’était pas tellement différente à ses yeux. Oui, c’était vraiment un cataclysme. Malgré tout, il n’arrivait pas à réfléchir au problème. D’ailleurs, la question du comment un tel phénomène avait-il pu se passer ne lui effleurait même pas l’esprit. Debout, les mains sur les hanches, toute la contrariété du monde se lisait sur son visage beaucoup plus expressif. En tant normal, Ashray était un de ces hommes à disposer d’une resting bitch face. Son visage au naturel donnait l’impression qu’il subissait chaque seconde de sa vie, un peu comme les mannequins des défilés. D’ailleurs, lorsqu’il ressentait une émotion, ce n’était pas toujours très clair au niveau de ses traits. Là, les choses étaient différentes. Ses yeux brillaient par l’énervement, ses pommettes étaient roses et ses lèvres légèrement pincées. Quant à Keira, elle ne semblait pas tellement perturbée que ça par la situation. Ashray avait trop la tête ailleurs que pour remarquer que son amie était bien plus intéressée par ses nouveaux attributs que par sa situation en générale. Ce fut après un petit moment qu’elle réussit à le regarder dans les yeux :

“Tu ne rêves pas. Ce n’est pas une hallucination. C’est la réalité. Quelqu’un t’a jeté un sort hier”.

Evidemment, le jeune homme n’assimila pas tout de suite l’information. Il ne croyait pas à la magie mais, une pareille situation remettait en question ses croyances.

“Je suis désolée que tu apprennes tout ça de cette façon, mais… C’est la vérité. C’est difficile à croire, je sais ; mais c’est vrai. Un sorcier t’a transformé en fille. Pourquoi? Je n’en sais rien.”

Un peu redondant et pas très utile, cet ajout vint confirmer qu’Ashray avait bien compris la première fois. Keira parlait bel et bien de magie et de sorciers. Par contre, quand elle se leva, quelque chose de presque plus important lui apparut. Il avait perdu des centimètres. Pas en ce qui concernait sa zone personnelle mais, au niveau global. Plus elle s’approchait, plus c’était flagrant et, moins il écoutait les mots qui sortaient de sa bouche. Keira était désormais plus grand que lui. Pour quelqu’un qui avait l’habitude de flirter avec le 1m90, c’était un choc. C’étaient presque 30 centimètres qui s’étaient envolés, le propulsant dans un monde de jeans trop longs, de céréales inaccessibles au-dessus des armoires et de blagues stupides.

“En tout cas, je suis là pour t’aider”

Il reprit contact avec la réalité à ce moment. Keira était proche et il devait lever les yeux pour la regarder en face. Quelle horreur. Visiblement, il avait raté quelques lignes de dialogues, dont les explications principales. Quoiqu’il en soit, ce qu’elle lui servait relevait de l’ordre d’Harry Potter et de sa baguette magique. Presque comme pour se défendre, il afficha un rictus narquois.

« Je ne crois pas en la magie »

Pourtant, il ne voyait aucune explication logique pouvant expliquer la disparition de ses attributs masculins. Des idées farfelues à base de scénario hollywoodien lui vinrent à l’esprit mais, aucune ne tenait la route. Ce corps était le sien et, il en ressentait à contrôlait chaque iota, de la pointe des pieds, jusqu’au bout des doigts. Plus les explications s’égrenaient, plus il s’inquiétait. Presque lassé, il passa une main dans ses cheveux définitivement trop longs et demanda :

« Est-ce que je peux au moins t’emprunter des vêtements et ta cabine de douche ? Je pue l’alcool et la cigarette »

Evidemment, Keira ne s’opposa pas à cette demande complètement justifiée et Ashray pu profiter d’un moment de calme sous l’eau chaude. Des larmes coulèrent lorsque le sentiment de peur atteignit sa cime et tordit ses entrailles. Des centaines de questions affluaient dans tous les sens, s’entrechoquant. Désormais, c’était aux conséquences qu’il pensait. Que dirait son père s’il le voyait comme ça ? Et ses amis, son travail ? En sortant de la douche, c’était comme si la chaleur douce et les savons parfums avaient effacés une part de son stress, ses yeux bleus n’étaient plus rougis. Avec un peu plus d’attention, il détailla son corps dans le miroir. Une petite voix dans son esprit lui murmura qu’il était un de ses propres fantasmes. Comme quoi, la panique avait bel et bien perdu du terrain. Il enfila une culotte, un jeans bleu et un débardeur blanc au décolleté profond avant de se demander quoi faire de cette crinière mouillée qui dégoulinait de partout. Lui qui avait toujours méprisé les femmes aux cheveux courts avait une infime aperçu du calvaire d’une coupe longue. Pas vraiment habitué, il épongea au plus l’eau avec une serviette et sorti de la salle de bain. La patience du sèche-cheveux et du lisseur n’était pas une de ses qualités.

En sentant bon les savons de fille, il rejoignit Keira dans la cuisine et s’empara sans demander d’une orange qu’il pela avec les mains sur la table, assis sur une chaise. Beaucoup plus calme et en meilleur état pour écouter, il leva ses grands yeux bleus brillants vers elle et lui demanda d’un ton posé :

« Est-ce que tu peux me donner des explications un peu plus complètes ? Et aussi, comment tu sais tout ça ? Et surtout, comment je peux régler ça ? »


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MessageSujet: Re: On ne naît pas femme : on le devient.   Dim 18 Fév - 22:56



« One is not born woman: one becomes it. »



Keira ignorait si ses paroles étaient parvenues à atteindre Ashray, afin qu’il prenne conscience de la situation. Comme pour lui répondre, Ashray afficha un rictus narquois et une réponse concise, directe, nette : « Je ne crois pas en la magie ». En même temps, le contraire l’aurait laissée sur les fesses, littéralement. De fil en aiguille, tandis que les explications s’égrénaient, Ashray ne semblait pas particulièrement intéressé. Il semblait plutôt perdu dans ses pensées. Sa prochaine prise de parole lui donna raison.


« Est-ce que je peux au moins t’emprunter des vêtements et ta cabine de douche ? Je pue l’alcool et la cigarette »


Keira acquiesça et fit un geste vague en direction de la salle de bain, comme une invitation. Pendant qu’il se douchait, Keira continuait de ressasser ses pensées. La situation s’avérait dangereusement délicate. Pour une affaire comme ça, on alertait les autorités compétentes. Dans ce cas-là, elle ignorait ce qui se passait pour Ashray. Cette inquiétude la motiva dans l’idée qu’elle se débrouillerait toute seule. Après tout, ce n’était pas si compliqué que ça : il suffisait de savoir ce que Ashray avait fait dans le but de découvrir la personne qui se cachait derrière tout ça. En attendant, Ashray allait devoir rester ici. Cette perspective n’allait pas l’enchanter. Quand il revint dans la pièce, il avait revêtu un jean et un débardeur blanc assez décolleté. Mauvais choix. Elle aurait dû lui refiler un sweat. Autre point alarmant : ses cheveux. Sa crinière se révélait gorgée d’eau, au point de laisser des gouttes sur le parquet. Keira se crispa. Elle avait fait le ménage récemment… Keira était si concentrée sur ça qu’elle ne prêta pas attention aux gestes d’Ashray.


« Est-ce que tu peux me donner des explications un peu plus complètes ? Et aussi, comment tu sais tout ça ? Et surtout, comment je peux régler ça ? ». Trop de questions. Keira répondit : “Tu ne peux pas régler ça tout seul. D’abord, il faut que tu me dises si tu as contrarié quelqu’un ces derniers temps, au point que cette personne ou un proche aurait pu te jeter un sort… Tu ne te souviens pas de la soirée, j’imagine?” Ashray consentit. “C’est bien ce que je pensais. Ca aurait été trop simple. Donc, il faut que tu” Il y allait avoir une flaque, elle en était certaine. [color:63e2=#990000]“... que tu me dises ce dont tu te souviens”. Bon sang, c’était ridicule. “Ashray, tu n’as jamais entendu parler du sèche-cheveux? Tu vas tomber malade en restant comme ça” fit-elle en se levant de sa chaise et en contournant le bar pour rejoindre Ashray. “Bon, viens” elle le prit par la main pour le faire asseoir sur le canapé, près du mur où se trouvait une prise. Keira s’esquiva dans la salle de bain à la recherche d’une serviette, d’une brosse et d’un sèche-cheveux. Keira s’installa près d’Ashray et lui tendit la serviette, pour qu’Ashray se sèche un peu avant. Cela fait, Keira lui tendit la brosse. Pour éviter qu’il ne râle trop, Keira expliqua “Je ne suis pas délicate pour ça, je risquerais de te faire mal”. Il ne semblait pas décidé à coopérer. Pendant ce temps-là, elle installa la serviette sur le canapé afin qu’elle ne tâche pas ce dernier. Vu le prix, Keira aurait fait un arrêt cardiaque. Même si ce n’était que de l’eau. Elle n’aimait pas ce genre de chose. A ce moment-là, elle s’atella au domptage de la chevelure d’Ashray. La jeune femme s’efforça d’être la plus délicate possible. “Je sais tout ça parce que… je fais partie de ce monde-là, par le biais de ma famille. J’ai toujours été au courant de tout ça. Sans vouloir me vanter, tu as de la chance de me connaitre, sinon, tu aurais été vraiment seul. Je ferais de mon mieux pour rechercher le responsable rapidement, mais il faut que tu m’aides. Et il faut que tu trouves une excuse pour expliquer ton absence… Tu y as réfléchi ?”. Apparemment non. “Bon, essaye de trouver une solution rapidement” se contenta-t-elle de déclarer, puis elle commença à lui sécher les cheveux, en passant ses doigts dans ses cheveux afin que ce soit plus rapide. Keira n’avait fait ça qu’une ou deux fois, pour une copine. N’ayant pas eu de soeur, elle n’avait jamais vraiment connu des moments de ce genre. Mais elle se savait pas délicate. Pourtant, elle fit de son mieux pour rendre la situation agréable, ou du moins la moins crispante possible. C’était certain, Ashray allait devoir prendre de nouvelles habitudes. Et vite.

 

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MessageSujet: Re: On ne naît pas femme : on le devient.   Mer 21 Fév - 5:53





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Même si Ashray n’y croyait pas, la magie avait fait partie de son enfance à travers la fiction. Comme tous les enfants nés à la fin du vingtième siècle, les histoires contées par Walt Disney et ses artistes avaient animées ses écrans, du cinéma à la télévision. La période de l’adolescence était propice au monde de l’imaginaire, les fantasmes commençaient à naitre et l’inconscient de chacun se trouvait un peu plus enfoui chaque jour. Si beaucoup de futurs hommes et femmes se perdaient dans des récits de capes d’épées pleins de princes ensorcelés, ce n’était pas son cas. Alors que sa cousine avec qui il partageait ses journées au lycée ne jurait que par les épais romans de Tolkien, lui s’intéressait beaucoup plus à la science-fiction qui était dans son âge d’or, ainsi qu’aux comics. Il ne tenait pas rigueurs aux mauvais effets spéciaux ni au scénarios pas vraiment plus crédibles que ceux des épais bouquins de sa cousine. S’il avait dû croire à une forme de surnaturel ou plutôt de paranormal, son esprit se serait tourné vers le gêne X des mutants ou vers des extra-terrestres menaçants avec leurs trois yeux. Malheureusement pour lui, il aurait peut-être mieux fait d’accorder plus de crédit à sa cousine et à ses élucubrations. En regardant ses mains désormais plus petites et plus fines, comme faites pour les arts fragiles, il songea que les mauvais sorts n’étaient pas réservés aux pingres qui refusaient de donner leurs friandises le soir d’Halloween.

Quant à Keira, elle commença à expliquer qu’il ne pourrait pas s’en sortir tout seul. Voilà qui n’était guère rassurant. Ses aides étaient également limitées. S’il sortait dans la rue, voir ses proches et expliquer la situation, il finirait sans doute dans un hôpital psychiatrique gavé de médicaments jusqu’à douter lui-même de la réalité. Pour l’instant, il n’y avait que sa logeuse qui pouvait lui fournir un quelconque secours. Elle lui demanda ensuite s’il avait offensé quelqu’un récemment. Un rictus tordit sa bouche rosée. Ils vivaient dans une époque ou le simple fait d’exister offensait quelqu’un. De plus, il n’avait pas sa langue dans sa poche et faisait partie de ces gens qui se sentaient mieux en mettant les autres plus bas que terre. Donc oui, il avait sans doute offensé des gens mais, des paroles déplacées ne méritaient pas un tel sortilège. D’ailleurs, une petite voix narquoise vint lui chuchoter que si être une femme était une punition, son sexisme était bien fondé dans une différence de qualité entre les deux genres. Ou sexes ? Qu’importe.

Après qu’il ait répondu par la négative d’un geste de la tête, Keira continua de parler. Elle ne semblait pas tellement intéressée par les mots qui sortaient de sa propre bouche et le fixait bizarrement avant de finir par lâcher le morceau. C’était sa crinière coulante et dégoulinante qui la dérangeait. Ashray souffla, agacé. Visiblement, ils n’avaient pas le même sens des priorités. Même si dans le fond il savait que la solution n’allait pas apparaitre dans la seconde, il était pressé. Malheureusement, ce n’était pas lui qui décidait et Keira l’amena sur le canapé ou il s’assit confortablement, son fruit encore en main. Il finissait son premier quartier quand son amie revint de la salle de bain avec plusieurs objets entre les mains. Un sèche-cheveux, une brosse et une serviette. Immédiatement, il grimaça. Si certains garçons avaient le mérite de disposer d’un certains style avec les cheveux longs, ça n’avait jamais été son cas. Du coup, ses séances de coiffure étaient toujours rapides. Là, les choses risquaient d’être différentes. Des mèches blondes comme les blés tombaient sur ses épaules jusqu’à son décolleté, laissant d’épaisses gouttelettes rouler sur sa poitrine avant de sombrer et disparaitre entre ses seins. D’ailleurs, il contempla ce spectacle en baissant les yeux pour voir jusqu’où ses cheveux arrivaient. Evidemment, ça lui faisait tout drôle de se dire que ça faisait partie de son corps. Il n’eut pas vraiment le temps de s’y attarder plus que son amie était déjà près de lui, lui tendant une brosse en précisant qu’elle n’était pas délicate. Ashray lui répondit d’une grimace presque dédaigneuse. Hors de question qu’il s’abaisse à des activités féminine. Et puis, il ne savait pas y faire. Du coup, c’est Keira qui s’y colla comme dans un salon de coiffure. En même temps, elle parlait :

“Je sais tout ça parce que… je fais partie de ce monde-là, par le biais de ma famille. J’ai toujours été au courant de tout ça. Sans vouloir me vanter, tu as de la chance de me connaitre, sinon, tu aurais été vraiment seul. Je ferais de mon mieux pour rechercher le responsable rapidement, mais il faut que tu m’aides. Et il faut que tu trouves une excuse pour expliquer ton absence… Tu y as réfléchi ?”. Apparemment non. “Bon, essaye de trouver une solution rapidement”

La chaleur du sèche-cheveux n’était pas trop forte et la situation avait quelque chose d’agréable. Comme elle l’avait prévenu, sa coiffeuse provisoire n’était pas vraiment délicate et provoquait quelques grimaces quand ses doigts butaient sur des nœuds. Ashray n’était pas une fille depuis longtemps mais, découvrait tout l’importance d’un après-shampoing démêlant. Quand à l’explication qu’elle lui servait, il n’y croyait qu’à moitié. Bien sûr, aucune raison ne douter de ce qu’elle disait ne lui apparaissait clairement mais, il y avait ce sentiment encore très fragile qu’elle ne lui disait pas tout. Quant à son absence, l’idée de devoir trouver une excuse l’effrayait par ses implications. Cela voulait tout simplement dire que régler cette situation allait prendre du temps.

Pour seule réponse, il soupira et ferma les yeux. Depuis le début, il ressentait comme un malaise. Ce n’était une forme variée de la gueule de bois mais, plutôt qu’il ne se sentait pas appartenir à son corps, comme s’il n’était qu’un parasite. Cette idée le hantait tellement qu’il leva son visage de poupée vers Keira et lui demanda :

« Est-ce que c’est possible que mon corps soit quelque part dehors et que je sois dans celui de quelqu’un d’autre ? »

La suite logique impliquait que son corps soit habité par la blonde à qui il avait pris le sien. Cette idée était juste horrible et ne savait pas ce qui était le pire. Soit son magnifique corps d’Apollon avait disparu pour être remplacé par celui de Barbie call girl, soit son magnifique corps d’Apollon était utilisé par Barbie call girl. Keira n’eut pas le temps de lui répondre qu’on sonna à la porte. Sa chevelure sèche, elle embêtait beaucoup moins Ashray qui en profita pour se lever et mettre la main sur son téléphone ainsi que son portefeuille. Plusieurs messages étaient affichés sur l’écran verrouillé. Il était déjà midi et il ne s’était pas présenté au travail, résultats, deux messages et un appel de son supérieur. Anxieux, il se mordit la lèvre. S’il n’était pas renvoyé et blacklisté lorsque tout ceci sera finit, ce serait un vrai miracle. Plusieurs de ses amis lui demandaient pourquoi il était parti de la soirée et, certains supposaient qu’il était rentré avec une fille. Quelle réputation. Leur répondre n’était sans doute pas la meilleure chose à faire mais, rester aux abonnés absent n’était pas très malin non plus. C’était alors qu’il hésitait sur la meilleure chose à faire qu’il entendit une voix familière à la porte. En rejoignant le salon, il trouva Keira debout devant la porte. L’intru était un homme de taille moyenne au menton pointu et aux petits yeux. C’était un des collègues d’Ashray, un qui était venu à la soirée. Il lui lança un vague coup d’œil avant de reprendre ses explications selon lesquels son absence risquait de lui couter cher s’il n’avait pas une bonne excuse. Il essayait aussi d’expliquer sans paraitre abrupte que puisque lui et Keira avaient quitté la soirée dans la même tranche horaire, il était probable qu’ils aient passés la nuit ensemble et qu’il trouverait le déserteur chez elle. Blondie afficha un sourire à ces mots. Oui, sa nuit s’était bien déroulée en compagnie de sa logeuse mais, pas de la façon la plus typique. Ce sourire, l’intru cru qu’il lui était adressé mais, Keira s’interposa bien vite et régla la situation à sa manière.

Anxieux, Ashray retourna s’asseoir sur le canapé, son téléphone en main. Son travail était une facette importante de sa vie et qui faisait partie de son identité propre. Se faire virer ne l’enchantait pas du tout. C’était pire à ses yeux que de ne plus pouvoir voir les gens qu’il connaissait. Keira revenait dans le salon lorsque son téléphone vibra dans ses mains. L’expéditeur n’était d’autre que le type à la porte quelques minutes plus tôt. Pensant que le message pouvait intéresser son amie, il le lit à voix. Sans doute n’aurait-il pas dû.

« Je vais pas chercher après toi si tu continue à jouer à cache-cache. Je ne sais pas trop où tu es mais, décuve et rapplique avant de te faire blacklister de partout. Hors sujet mais, je suis passé chez Keira au cas où t’aurais concrétisé. Elle a une copine à qui j’aimerais déchirer le cul … »

Sa voix s’était étouffée sur la fin du message et ses jouées devenues pourpres. Ce n’était pas la première fois que son collègue parlait en ces termes d’une inconnue. Lui-même était friand de ce genre de vocabulaire. Mais, cette fois les choses étaient différentes. La copine en question, c’était lui.  Par un simple texto, il était passé du chasseur à la proie et, il n’aimait pas ça du tout. Comme si l’ironie de la situation lui avait mis une claque, il pensa à une chose qui pouvait être des plus importante :

« Si les gens cherchent après moi, je vais être porté disparu dans moins de 2 jours. Il faut qu’on récupère mon argent avant. Ou au moins une partie »

Chacun ses priorités. Pour Ashray, être transformé en fille, c’était supportable mais, être transformé en fille pauvre, jamais. Récupérer l’entièreté de son patrimoine était impossible puisqu’une bonne partie de sa fortune prenait la forme d’actions dans des entreprises, d’un appartement luxueux et de deux voitures. Mais, les zéros qui attendaient sagement sur ses comptes bancaires étaient accessibles puisqu’il avait toujours son portefeuille désormais fourré dans la poche arrière de son jeans. Soudain très préoccupé par cette histoire d’argent, il se leva :

« Il faut qu’on aille faire le tour des distributeurs et retirer le plus possible de liquide. Et au pire comme ça ils croiront que si j’ai disparu c’est pour une histoire d’argent. Et ça m’éviterait peut-être de me faire virer »

L’idée était plutôt approximative mais, c’était la seule qui lui soit passé par la tête.

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MessageSujet: Re: On ne naît pas femme : on le devient.   Jeu 22 Fév - 5:12



« One is not born woman: one becomes it. »




Sa seule réponse fut un soupir. De là où elle se trouvait, Keira ne pouvait pas discerner son expression, mais elle devinait sa lassitude à l’idée de tout ce qui lui tombait dessus et de tout ce que cela impliquait. Elle l’imaginait dépassé, perdu. Elle ne pouvait pas vraiment imaginer ce qu’il ressentait, mais, elle essayait de son mieux de se mettre à sa place. Il avait besoin de son aide aujourd’hui et dans les prochains jours. La jeune femme ignorait combien de temps cette histoire allait exiger. Des jours, des semaines… Davantage ? Aucune idée. Heureusement pour lui, Keira connaissait ce monde et pouvait se défendre face à certains spécimens. Ses dons, d’hypnose notamment, risquaient d’être fort utiles. Au bout d’un moment, Ash leva son visage vers elle et lui demanda : « Est-ce que c’est possible que mon corps soit quelque part dehors et que je sois dans celui de quelqu’un d’autre ? ». L’idée n’était pas idiote ; si c’était le cas, la situation serait encore plus difficile. Pour autant, au vu des indices rassemblés, Keira penchait plutôt vers l’autre hypothèse. Elle s’apprêtait à l’expliquer à son interlocuteur quand on sonna à la porte. Keira avait eu le temps d’anticiper cette interruption soudaine - un grand merci à ses facultés surhumaines. Elle n’attendait pas de visiteur. Toutefois, son instinct lui soufflait que cela avait sûrement un lien avec le cas Blondie.


Une fois levée, Keira se rendit à la porte d’entrée et découvrit le visage de son visiteur. L’homme qui lui faisait face faisait partie des personnes avec qui ils passaient la soirée. D’après ses souvenirs, il s’agissait même d’un des collègues d’Ashray. Keira n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche que son interlocuteur la salua sans se soucier d’avoir une réponse et demanda si Ashray était ici. Evidemment. Le mensonge était une habitude pour Keira. Celle-ci adopta aussitôt une attitude détachée “Non, il n’est pas ici. Pourquoi? Il s’est passé quelque chose ?” poursuivit-elle en feignant l’inquiétude. Après tout, tout le monde savait qu’ils étaient “amis”. Etant donné qu’ils ont quitté la soirée environ au même moment, le soupçon se posait sur Keira. Ce qu’il lui confirma quelques instants plus tard. Kei avait parfois récupérer Ash après ce type de soirée ; c’est pour cela qu’il connaissait l’appartemment. Pourtant, il ne s’était jamais rien passé. Ashray n’aurait pas été contre ; mais Keira n’était pas stupide, ni aveugle. Cette situation aurait évolué dans un sens qui l’aurait déplu ; elle ne voulait pas se contenter d’être épinglée à son tableau de chasse. Ashray ne l’avait jamais compris et avait été pour le moins insistant dans ses tentatives. Ce que ses amis avaient remarqué. Ils devaient croire, aujourd’hui, que ses tentatives avaient porté leurs fruits.
Erreur.

Keira retint un sourire amusé. Elle était censée être inquiète, surprise et ne rien comprendre à la situation. L’homme - Steve, non? Elle doutait - expliqua qu’Ashray n’avait pas été aperçu après la soirée et ne s’était pas présenté à son travail. Keira fit mine de l’écouter attentivement. Elle fit de son mieux pour remplir le rôle de la bonne copine innocente qui ne sait rien. Elle se contenta de dire qu’elle n’avait pas pu mettre la main sur lui pendant la soirée, qu’elle était fatiguée et avait appelé un taxi pour rentrer. Le Steve-ou-non finit par abandonner la partie et s’en alla, non sans avoir précisé qu’il valait mieux pour elle de les prévenir si jamais Ashray refaisait son apparition. Le sourire innocent de Keira fonctionna à merveille. Elle ferma la porte, soulagée. Sa disparition avait été vite remarquée…

Lorsque Keira revint sur le canapé, Ashray était en train de lire un sms que son ami lui avait envoyé. Il était plutôt rapide et insistant, comme garçon. Elle n’imaginait pas comment il pouvait se comporter avec les femmes. Elle eut bientôt la réponse à sa question : Ash venait de découvrir le genre de commentaire que les femmes pouvaient essuyer. Keira remarqua qu’il rougissait. Cela devait lui faire drôle. Keira ne put s’empêcher de bondir dessus : “Ca fait drôle d’être de l’autre côté, hein?”. Seulement, Ashray ne semblait pas vouloir s’attarder sur la question.


« Si les gens cherchent après moi, je vais être porté disparu dans moins de 2 jours. Il faut qu’on récupère mon argent avant. Ou au moins une partie » Keira n’avait absolument pas pensé à l’argent. Ce n’était pas sa priorité ; elle voulait surtout qu’Ashray empêche toute recherche sur lui. Ils n’avaient pas besoin de ça. Ash s’excita à cette idée au point de se lever et de déclarer : « Il faut qu’on aille faire le tour des distributeurs et retirer le plus possible de liquide. Et au pire comme ça ils croiront que si j’ai disparu c’est pour une histoire d’argent. Et ça m’éviterait peut-être de me faire virer ». Keira gardait son calme. “Ashray, calme-toi. L’argent n’est pas la priorité” En croisant son regard, elle précisa : “Tu n’as pas à t’en faire pour ça. On peut y aller si tu veux, si ça peut te rassurer, mais il faut absolument que tu règles cette histoire de disparition. Si tu veux que j’arrange la situation, il faut que tu m’aides à ce qu’on ait pas les flics sur le dos”. Il fallait absolument éviter au maximum ce genre de contrariété qui pouvait entraver ses recherches. Pendant ce temps-là, elle alla récupérer une paire de chaussette et des chaussures qu’elle tendit à Ash. “Je ne suis pas sûre qu’on ait la même pointure, mais tu ne peux pas sortir pied nu..” Elle laissa son ami pour aller s’emparer d’une veste. Ash ne pouvait pas sortir ainsi. Keira ne pouvait s’empêcher de le couver du regard, inquiète comme elle était. “Pendant le trajet, je compte sur toi pour me parler de tout ce dont tu te souviens. Pas de la soirée en elle-même, mais des gens que tu aurais contrarié. J’ai besoin de savoir un maximum de choses, Ash” Keira s’esquiva pour aller se vêtir à son tour. Une fois sa veste enfilée, elle retourna dans le salon et s’approcha d’Ash.  Elle se sentait légèrement intimidée. Elle n’était pas douée pour réconforter les gens. “J’ignore combien de temps ça prendra, Ash. Mais tu n’as pas besoin de cambrioler ta banque pour cette raison. Cette… situation ne durera pas toute ta vie. Tu peux me faire confiance pour ça”.


 

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