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 La descente en Enfer (feat ashray)

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Keira Jones

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Age : 22

Race : Vampire

Situation sociale : + Aisée ou difficile, selon le contexte.

Métier : + Fugitive, femme d'affaires, ça dépend.

Orientation : + Hétérosexuelle.

En couple avec : + Ashray Lewis Snyder. . :

Relations : + Ashray : Mari.
+ Tyron, Daniel, Brooke, Kalia & Katia : Enfants.
+ Shane, Duncan, Lily : Meilleurs amis.
+ Famille : Compliquée.
Moi : + eleana.
Présence : + régulière.

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Nous a rejoins le : 22/08/2012

MessageSujet: La descente en Enfer (feat ashray)   Lun 17 Fév - 22:18

La descente en Enfer.

ASHRAY & KEIRA "What do you want, man ?".


La descente en Enfer. Keira pouvait tout à fait utiliser ce qualificatif pour décrire ce qui arrivait dans sa vie. Ceci sans la moindre exagération de sa part. Ces derniers mois, les choses s'étaient radicalement accélérées. La pression augmentait, les entraînements s’intensifiaient, le doute persistait,... Le tout formait quelque chose de déroutant. La jeune femme l'avait subi depuis toujours, sans en être réellement consciente. Aujourd'hui, elle réalisait l'ampleur de ce qui l'attendait. Elle revoyait tous les entraînements, toutes les réunions, tous ces moments où on lui répétait les mêmes choses. Elle avait été bercée avec des idées de haine, de discrimination et de racisme. Si on pouvait recourir à ces termes. Il n'était pas étonnant que ce « bourrage de crâne » ait porté ses fruits. Pendant longtemps, elle avait adhéré à ces idéaux, ne remettant jamais en doute ce qu'on lui avait enseigné. Cependant, ce jour était arrivé. Elle se posait davantage de questions, s'interrogeait, se documentait. Pour en venir à cette conclusion : Stop. Stop, arrêtez. Elle n'avait plus l'intention de les laisser diriger sa vie. Maintenant une envie nouvelle leur était parvenue : celle de la marier avec un homme qu'elle méprisait. Elle le connaissait depuis petits, elle l'avait apprécié, avant qu'il ne change à son tour. Il reflétait parfaitement le résultat de ces idéaux. Tout le portrait craché de leurs pères. Ils voulaient qu'elle devienne comme lui : cruelle, intolérante, intelligente, forte, imperturbable... meurtrière. Elle ne s'était jamais réellement confronté à cette idée, d'ôter la vie. Lorsque le moment était venu, elle avait été hésitante. Cette hésitation lui avait coûté une blessure, et le vampire s'était enfui. Autant dire tout de suite qu'on ne l'avait pas lâchée après ça. Deux semaines après, son père la convoquait et exigeait d'elle une alliance. Quand elle avait manifesté son mécontentement, elle l'avait regrettée. Comme à chaque fois. La douleur passée, elle avait repris ses esprits et réalisée qu'elle ne regrettait rien. Elle se révoltait pour la bonne cause, elle en était certaine. Il lui avait fallu du temps mais elle avait compris. Il était hors de question que Keira finisse sa vie mariée avec Nikolas, malheureuse et assassin.

Et elle était partie, emportant que quelques affaires dans son sac. Ils ne s'en étaient pas doutés. Ils ne comprenaient pas. Ils ne comprenaient rien. Kei avait pris le maximum d'argent que possible, ce qui constituait une certaine somme déjà. Elle ne pouvait toucher à son héritage pour le moment, ce qui faisait qu'elle avait les mains liées. Pour le moment, c'était déjà bien. Il fallait qu'elle le fasse, un jour ou l'autre. Tandis qu'elle réfléchissait face à une tasse de café, dans un bar quelconque, un serveur vint l'informer que c'était fermé. Elle s'empara de son sac et sortit. Les mains dans les poches, elle arpenta les rues longtemps. Marcher ne la gênait pas. Plongée dans ses réflexions, elle ne prêtait guère attention à la direction qu'elle prenait. Lorsqu'enfin, elle le réalisa, elle resta coite : elle allait dormir dans les rues. Avec un soupir las, elle posa son sac et s'en servit de support pour s'asseoir. Ce n'était pas du luxe, mais c'était le mieux qu' elle puisse faire. Alors qu'à un moment, elle se risquait à fermer les yeux, quelqu'un vint la déranger. Elle les rouvrit et découvrit un... homme. La pénombre l'empêchait de détailler ses traits avec exactitude. Il était blond, d'après le reflet qu'elle réussissait à remarquer. Plus grand qu'elle et plus épais « Tu veux quoi ? ». Elle n'allait certainement pas lui donner le peu de choses qu'elle avait. Qu'il trace sa route, il perdait son temps.

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Ashray Snyder

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Age : 24

Race : Loup-Garou

Situation sociale : Prochain alpha

Métier : Chasseur

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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Sam 22 Fév - 8:45



 ❝ La descente en Enfer ❞
Ashray & Keira



Antisocial, tu perds ton sang-froid.

Repense à toutes ces années de service.

Antisocial, bientôt les années de sévices,

Enfin le temps perdu qu'on ne rattrape plus.

Bienvenue dans le monde merveilleux d’Ash. Un monde sale, dégoûtant, sans fard. Un monde où la solitude se moquait de lui lorsqu’il flirtait avec l’addiction. Seul, il ne l’était pas vraiment. Pas physiquement du moins. Autour de lui, un amas de cadavres plus ou moins vivants, plus ou moins suicidaires. Tous les jours, il voyait les mêmes gueules. Des clochards barbus qui avaient tout perdu, à cause de la mondialisation qu’ils disent. Des putes, plein, trop. Ces filles sans honneur, sans valeurs qui aimaient se faire pénétrer comme des chiennes pour quelques billets verts sales, qui rêvaient de poudre blanche, de billets et de célébrité. Bonne chance les filles, vous êtes plusieurs milliards sur le marché des sacs à viande. Ash valait-il mieux ? Loin de là. Mais il s’en foutait, ça ne l’empêchait pas de les insulter et de se foutre d’elles. Dans son quartier, il croisait souvent les plus pitoyables de tous. Ces ados fugueurs qui partaient de chez eux parce que personne ne les comprends. Comprenez dans leur discours pseudo politique qu’ils essayaient juste de donner un rebond à leur vie misérable. Ils ne restaient là jamais bien longtemps. Comme des chiens bien dressés, ils retournaient dans les jupes de maman quand papa sifflait.



Sa solitude, elle était intellectuelle. Les gens étaient si peu intéressants, si cons. Les gens étaient si semblables dans le fond. Les gens étaient tellement désespérants. Tous différents dans la même merde. L’isolement était un eldorado, la vie était un enfer. Impossible de vivre dans ces quartiers sans avoir un minimum de connaissances. Ash disposait d’un petit réseau mafieux. Peu cultivé, très rusé, il jouait avec les gens, alliances, traitrises, sirènes bleues, billets verts, poudre blanche, sirènes rouges, cuisses qui saignent, courses-poursuites, vitres brisées, alarmes. En huit ans, il en avait appris des choses. Puisque tout a son prix, puisque rien ne vaut rien, pourquoi avoir des remords. Riches ou pauvres, heureux ou malheureux, les gens se vendaient pour un peu de verdure, du sable fin ou de la blanche neige.



Ca faisait maintenant quelques années qu’il ne dormait plus dans la rue. Son nouveau chez-lui était une vieille baraque abandonnée et insalubre dans le quartier le plus pauvre de San Francisco. Personne ne venait jamais le faire chier. Quelques dealeurs et autres bâtards venaient des fois lui servir de colocataires si l’envie lui en prenait. Sa maison, aussi petite soit-elle, il l’aimait. Presque pas de meubles, une bombonne de gaz et une boîte d’allumette, une casserole, une poêle, un vieux radioréveil qui fonctionnait avec quelques piles, quelques vieux vêtements entassés dans un coin. Cette petite maison était une aubaine, la vieille, personne ne la connaissait. Les gens ne se doutait pas que sa mort quelques années auparavant avait permis à un jeune squatteur de 21 ans de s’installer. Le but d’Ash était d’amasser suffisamment de billets pour se payer un petit appart, un vrai. La maison de la vieille était peut-être mal isolée, grinçante, froide et minuscule mais, il avait réussi à remettre l’eau et l’électricité. L’installation et les compteurs étaient tellement vieux qu’il avait réussi à les trafiquer de manière à ne devoir absolument rien payer sans qu’aucun mouton avec une casquette ridicule ne se rende compte de rien.



Aujourd’hui, Ash rentrait chez lui d’un pas lent, perdu dans ses pensées. Aujourd’hui, il avait ramené cent dollars. Comment ? Liza travaillait pour lui. Il lui filait les bons plans, il prenait un tiers de sa somme. Quant à Jordan et Maxime, ils voyaient l’infini dans sa blanche neige. Bien sûr, il ne ramenait pas de telles sommes tous les jours. De ses dix billets, il ne lui en restait que quatre. Il lui fallait manger à sa faim et s’acheter de nouveau vêtements. Aujourd’hui, il était vêtu d’un tee-shirt blanc, une veste noire, d’un jeans déchiré et d’une paire de chaussures en toile. Ses cheveux blonds étaient emmêlés dans tous les sens, lui donnant un petit air je m’en foutiste. Il essayait de rester un maximum propre mais, ce n’était pas toujours facile. Il n’était pas fréquentable et faisait presque peur aux petites vieilles plastifiées.



Dans une rue peu éclairée, son regard se posa sur une fille qui s’était assise sur son sac. Brune, jeune, plutôt bonne, les vêtements propres. Hum … Nouvelle arrivante. Sans doute encore une de ces ados mal dans leurs peaux parce que leur copain les a quitté pour quelques kilos en trop de graisse et de beurre. Intéressant. Peut-être pourrait-elle servir de collègue à Liza. Non, Ash n’avait aucune pitié, même pas pour une pauvre fille perdue et innocente. Pourquoi devrait-il en avoir ? Elle était aussi médiocre que tout le reste de ces sacs à viande. Il y avait une époque où les filles avaient le poing levé. Maintenant, c’est plutôt culottes baissées. Sans doute avait-elle comme rêve de devenir poupée gonflable, pour voir des millions d’imbéciles se branler sur son âme, sur la toile.



Il n’avait pas encore dit un mot qu’elle l’agressa directement. Rebelle la fifille à son papa. Ça n’allait pas durer, elle allait finir par se cambrer et crier, oublié sa fierté, sa dignité pour nager dans la brune merde. Ash rit en la regardant tant elle lui faisait pitié par son comportement. Elle avait quoi ? Dix-sept ans à tout casser. Qu’est-ce qui se passait ? Maman l’avait privée de sortie et d’internet ? Elle pensait qu’ici c’était mieux ? Elle voulait se rebeller ? Tout ce qu’elle gagnerait, ce serait de voir son innocence se faire violer avant de rentrer au pleurant dans sa jolie chambre toute rose serrer fort son lapin blanc. Sale gosse.



Le destin lui était peut-être favorable dans un sens. Il allait lui donner une leçon de vie qu’elle n’était pas prête d’oublier. D’humeur joueuse, il s’accroupi et lui dit :


«

Allume-moi
Allume-moi
Fais-moi venir entre tes lèvres
Et puis bruler à planer
Jusqu’à mourir dans ta bouche


»


Voir son expression choquée le fit éclater de rire. Ash se releva et lui tendit une main :


«

Aller, viens avec-moi j’te ferai rien c’est promis. Si tu dors là, demain ton beau sac sera vide. Ça serait dommage non ? T’as une belle bouche, ça te servira mais pas à parler. Ta gueule généralement tu vas la fermer. Aller viens ma jolie. Et au fait, avant que je n’oublie …

»


Il fit ensuite une révérence bien basse, releva juste la tête de manière à vriller son regard bleu dans ses yeux gris. Avec un sourire mauvais, il lui souhaita la bienvenue :


«

Bienvenue dans les décombres du monde civilisé princesse. Que votre séjour parmi nous soit le plus court possible.

»

Sur ces mots, il se releva et lui tendit de nouveau une main. Mieux valait pour la petite gamine qu’elle comprenne que ça sera la seule qu’elle verra avant un très long moment. Bienvenue dans les bas-fonds de l’humanité. Ici, personne n’avait d’avenir, mieux valait qu’elle s’enfuie vite avant que meurt sa volonté. Celle d’Ash avait étonnamment survécu. Il était déterminé, déterminé à survivre. Quoi qu’il arrive.



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Keira Jones

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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Sam 22 Fév - 9:54

La descente en Enfer.

ASHRAY & KEIRA "What do you want, man ?".


Compte tenu de sa position, pour l'observer, Keira se retrouvait dans l'obligation de lever la tête. Ce qu'elle trouvait désagréable. Elle n'aimait pas être plus petite qu'à l'accoutumée. Elle ne l'était pas tant que ça, en vérité, elle mesurait bien un mètre soixante-treize. Toutefois, elle ne faisait pas le poids face à d'autres armoires à glace d'un mètre quatre-vingt dix. A défaut d'avoir une stature imposante, Kei compensait avec son agilité et sa rapidité. Entraînée avec les meilleurs, on remarquait bien les fruits de ces efforts acharnés. Cela lui avait permis de bien se muscler, sans faire dans l'exagération. Elle restait malgré tout assez mince. Niveau force physique, elle ne faisait pas le poids. Cela ne présageait aucun doute. Néanmoins, Keira avait réussi à exploiter ses points forts pour compenser ses faiblesses. C'était bien l'un des nombreux objectifs qu'on lui avait fixée : éradiquer ses faiblesses. Pour être intouchable, irréprochable. On pouvait presque dire qu'elle avait été entraînée pour n'être qu'une machine à tuer. Ce qu'elle aurait été, sans aucun doute. Comme Nikolas, et tant d'autres. Elle frissonnait rien qu'à cette idée.

C'est pourquoi elle n'avait pas peur. Contrairement à ce qu'on pouvait croire, elle avait déjà vu à quel point la vie pouvait être pourrie. Qu'il n'y ait pas de quiproquo : Des gens vivaient bien pire tous les jours. Elle était la première à l'avouer. Mais, on ne pouvait pas passer à côté de ce qu'elle avait vécu. Disons qu'on pourrait presque dire qu'elle avait été entraînée à la dure. La vie, elle la connaissait. Son corps en portait toujours les marques, ce qu'elle essayait de cacher tant bien que mal. Elle n'avait pas peur de vivre dans la rue. Cette pensée n'était qu'un mensonge. Oui, elle avait peur. Comme toute adolescente à sa place. Elle avait peur de mourir de faim, que son cadavre en décomposition ne soit trouvé que plusieurs semaines plus tard, qu'elle se fasse tuée au détour d'une ruelle. Elle pensait à tous ces facteurs. Malheureusement ou heureusement pour elle, la pensée de retourner chez elle, et de ce que cela impliquait, suffisait à lui insuffler du courage. Plus de courage qu'elle pensait avoir. Parfois, elle se surprenait elle-même. Souvent, d'ailleurs.  Pourtant l'idée d'être une lâche lui laissait un goût amer dans la bouche. Etait-ce un acte lâche, de ne pas vouloir suivre les idéaux familiaux et refuser d'être un meurtrier ? Elle n'en savait rien. Ou plutôt, elle ne savait plus.

Ce type qui lui faisait face, aujourd'hui, croyait-il réellement l'effrayer ? Qu'est-ce qu'il allait faire ? Brandir un misérable cutter et la menacer pour lui prendre son sac, ses vêtements ? Quelque part, une partie d'elle sautait de joie, de se défouler sur quelqu'un. Cette partie voulait se battre, provoquer quelque chose. L'autre partie, plus raisonnable, lui conseillait d'attendre ce qu'il lui réservait. La suite eut la mérite de la mettre sur le cul, littéralement. Est-ce qu'elle avait bien compris ? Il lui demandait de lui faire une pipe ? Cette remarque la prit totalement au dépourvu, si bien qu'elle en écarquilla les yeux en affichant une mine semi dégoûtée semi surprise. Ce qui le fit rire. Impossible de déterminer s'il était sérieux ou non. Il ne réussit qu'à renfermer davantage la jeune fille. Minable. Dorénavant, il lui demandait de venir. Cette voix, il ne devait même pas avoir plus de trois ans qu'elle. Il la croyait stupide ou quoi ? Il pensait vraiment qu'elle allait accepter ? Et puis quoi encore. Pour qu'il la viole dans le coin de la rue ? A croire qu'il était soit stupide, soit... Non, il était obligatoirement stupide. Quoique extrêmement culotté.

« Si tu dors là, demain ton beau sac sera vide.  Ça serait dommage non ? T’as une belle bouche, ça te servira mais pas à parler. » Cette insinuation manqua de la faire tressaillir. Rien que l'idée lui donnait envie de vomir. Qu'est-ce qu'il croyait ? «  Ta gueule généralement tu vas la fermer. Aller viens ma jolie. Et au fait, avant que je n’oublie … » Il fit une sorte de révérence, qu'on voyait à l'époque de l'aristocratie. Elle devinait sans difficulté l'amusement qui le dominait. Cependant, il releva la tête, veillant bien à croiser son regard et à ce qu'elle remarque son sourire mauvais : « Bienvenue dans les décombres du monde civilisé princesse. Que votre séjour parmi nous soit le plus court possible. ». De ce côté-là, elle ne pouvait pas le contredire. Vivement qu'elle puisse s'échapper de ce merdier. Dire qu'elle n'avait qu'un pied fourré là-dedans... Néanmoins, cela aurait été illusoire de prétendre qu'elle pourrait s'en sortir d'un claquement de doigt. Elle était recherchée, mineure, et n'avait même pas son bac. Elle ne pouvait pas aller loin avec ça. Il fallait qu'elle saisisse toutes les occasions possibles, même si cela la révulsait.

Sans un mot, elle se leva, prenant son sac au passage. Il avait tendu la main pour l'aider dans son mouvement mais, elle ne faisait que l'ignorer superbement. Elle n'aimait pas les contacts physiques, aussi futiles soit-ils. Surtout de la part d'un inconnu bizarre. Ce dernier s'avérait être bel et bien blond. Il avait les cheveux en désordre et une paire d'yeux bleu perçant, qu'elle avait eut le temps de détailler lorsqu'il s'était penché vers elle. Il ne portait pas de vêtements remarquables, ce qui aurait été sincèrement étonnant. Ce gars-là devait vivre ici depuis un certain moment. La seule chose qu'il fallait qu'elle sache le plus vite possible, c'était : pouvait-elle lui faire confiance ? « Qu'est-ce que tu gagnes en faisant ça ? » Son expression neutre ne permettait pas de savoir si elle était reconnaissante ou non. Néanmoins, aucune prétention ne se lisait que ce soit dans son attitude que dans son regard. Il n'y avait aucune prétention à avoir, ici. Le jeune homme lui répondit simplement « Plus que ce que tu imagines ». Kei ne chercha pas à en savoir plus, elle ne fit qu'arquer un sourcil. Pour seule réaction, elle le suivit sans un mot. Tandis qu'il lâchait un rire, elle visualisait clairement le poignard qu'elle avait à sa cheville et l'autre à son épaule. Parano ? Sûrement. Pendant tout le trajet, elle ne lâcha pas un mot, préférant revoir les méthodes de combat qu'on lui avait enseignée. Elle gardait le dos droit et adoptait la démarche aussi assurée que possible. Le plus important était de lui cacher sa nervosité. Ce qui était presque impossible à déceler, sans compter le fait que ses phalanges blanchissaient tellement elle serrait son sac avec force. Après tout, ce n'était pas grand chose, mais c'était tout ce qu'elle avait.

Elle essayait de rester calme, alors qu'elle n'avait qu'une envie, l’assommer et se barrer d'ici. Déjà qu'elle ne faisait confiance à personne, c'était encore pire. Elle détestait cette idée de dépendance. Plus que tout. Quoiqu'il en soit, il était hors de question qu'elle le soit sur une longue durée.


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Ashray Snyder

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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Sam 22 Fév - 11:21



 ❝ La descente en Enfer ❞
Ashray & Keira



Antisocial, tu perds ton sang-froid.

Repense à toutes ces années de service.

Antisocial, bientôt les années de sévices,

Enfin le temps perdu qu'on ne rattrape plus.

Pour définir sa nouvelle amie, Ash hésitait entre deux mots : étrange et agaçante. Comme les deux la plaçaient assez bas dans son estime, il sentait que leur relation n’allait pas faire long feu. Son comportement, l’impression de supériorité qu’elle dégageait lui donnait des hauts le cœur. Une pauvre petite adolescente paumée, sans doute fille de riche, se permettait de snober le monde. Son dos droit, des muscles tendus, ses cheveux bien entretenus et long, l’air de princesse lui donnait presque des envies de meurtre. Sa haine de ce type de personne était profonde et absolument justifiée.

Elle avait intérêt à vite lui ramener du fric. Hors de question qu’il supporte cette peste trop longtemps. Sans un mot, il reprit son chemin, suivi de près par miss América. En route, un doute le pris, était-ce vraiment une adolescente paumée ou, s’agissait-il d’une taupe pour les flics. Il y avait quelques descentes dans le quartier ces temps-ci. La police avait besoin de coupables. C’était trop risqué de l’emmener jusqu’à chez lui. Impossible de refaire un tour en prison. Mieux valait d’abord qu’elle fasse ses preuves. Si elle était vraiment clean et pas encore trop effrayée, il la prendrait peut-être sous son aile. Avec deux ou trois améliorations comme quatre points de sutures au niveau des lèvres et un sac en papier sur la tête pour pas faire peur aux enfants.

Il emmena donc son apprentie loin de chez lui, chez quelques amis. Le terme ne convenait peut-être pas très bien. Vu le cadeau empoisonné qu’il leur laissait, il n’allait pas garder ce titre très longtemps. Ses pas se dirigèrent vers un vieil immeuble. A peine après avoir posé le pied à l’intérieur, des chiens se mirent à aboyer fort, suivit rapidement par les hurlements de leur propriétaires. L’ascenseur en panne, il prit les escaliers jusqu’au quatrième étage. Au fond du couloir, une porte noire était solidement fermée. Faisant comme chez lui, Ash tapa du poing plusieurs fois en criant d’ouvrir. Les locataires indésirables reconnurent sa voix et le bruit de plusieurs chaînes se fit attendre avant l’ouverture tant attendue. C’était un homme d’une trentaine d’années aux cheveux sales long et gras qui ouvrit. Son regard méfiant s’assombrit en voyant la jeune fille.

«

C’est qui ?

»


«

De la compagnie pour la nuit. Fais gaffe, elle mord. C’est un genre de chatte sauvage avec de très longs poils. T’as encore de la place pour une princesse ?

»


Ash posait la question comme s’il réservait une chambre d’hôtel. Leur hôte jeta un regard en arrière avant d’annoncer :


«

Bah la princesse on va la stocker avec le père noël, moumoutte et piou piou. Tu veux un verre ?
»


«

Oh non, je ne fais que passer. Il y a eu beaucoup de nouveaux ces derniers temps ? Et pour la princesse, on verra demain pour le fric.

»


Sur ces mots, ils entrèrent. Leur guide les emmena, en répondant qu'une dizaine de nouveaux étaient arrivés, jusqu’à une chambre assez petite. Sur le lit, un homme énorme avec une très grosse barbe dormait allongé comme une loque. Le canapé était occupé par une femme de trente ans recroquevillée sous une couverture. Près d’elle, un petit garçon d’une dizaine d’années, sans doute son fils, dormait à poings fermés. A l’entrée des visiteurs, ils ouvrirent les yeux mais, ne firent pas de commentaires. Ash les connaissait tous les trois. Le père Noël avait tout perdu il y a peu de temps. L’alcool l’aidait à oublier. Moumoutte était une femme qui avait la malchance de ne coucher qu’avec des vieillards d’où son surnom. Quant à son gamin, il connaissait la précarité depuis presque un an. Ash avait pitié de ce pauvre enfant. Et c’était bien la seule personne qui arrivait à lui arracher une larme. Après tout, ce gosse ne faisait que subir.



Quant à la princesse, elle allait se contenter du strict minimum. Un sol, une couverture et un coussin apportés par le gars aux cheveux gras. Ça allait lui changer à la miss mais, c’était déjà largement mieux que la rue. Peut-être aurait-il mieux fait de l’y laisser. Son geste n’était pas altruiste. Il voyait en elle une fontaine à billets. La nature avait été généreuse avec cette peste aux grands airs. Mieux valait garder la main mise sur son corps avant que les actions ne s’envolent. Il prit à part le proprio et lui laissa deux billets :


«

Tu me préviens si quelqu’un essaye de s’approcher de trop près de la princesse. Et, fais gaffe, elle a pas l’air commode. C’est ce genre de pisseuse qui se croit tout permis. Si t’as moyen de foutre des cafards dans son petit dej demain, n’hésite pas ça lui fera les pieds. Je paierai tout demain soir.

»


Ce genre d’hôtel à clodos était pratique et assez abordable. La nuit de la princesse et son petit déjeuné aux cafards demain ne lui coûtaient qu’une vingtaine de dollars. Après un sourire à sa nouvelle amie, Ash s’en alla, content de sa trouvaille de la soirée.



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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Sam 22 Fév - 12:30

La descente en Enfer.

ASHRAY & KEIRA "What do you want, man ?".


Le fait qu'elle ait marché depuis  un bon moment avant de s'arrêter toute à l'heure faisait que désormais, le moindre pas lui était désagréable. La fatigue commençait à se faire sentir. Elle en avait marre, et elle était effrayée. Ce mec ne lui inspirait pas du tout confiance. Pourtant, elle l'avait suivi. A croire qu'elle était masochiste. Qu'est-ce qui lui était passé par la tête exactement ? Qu'elle était tombée sur un saint bernard inoffensif ? Pas vraiment. Il devait avoir plus de la vingtaine, au moins, vu son allure. Et elle ne savait pas de quoi il retournait. Ce qui était le plus déstabilisant.

Ils venaient d'arriver au pied d'un immeuble à l'air délabré et vieux. A sa vue, elle ne put retenir qu'un regard inquiet. Avec sa chance, il risquait de s'écrouler sur sa tête. Cela ne pouvait pas être pire, à ce stade. Elle qui était résignée à accorder sa confiance au premier venu... Pathétique. Elle se désespérait. En vérité, Keira se maudissait d'avoir accepté. Elle aurait mieux fait de l'envoyer paître. Après tout, comme disait le dicton : on était mieux servi que par soi-même. En entrant dans le hall, on pouvait entendre des chiens qui hurlaient. Ca ne devait pas être des labradors, ceux-là. Leurs propriétaires leur hurlèrent après, dans l'intention de les faire taire, ce qui marcha à moitié. Ils durent monter quatre étages avant de parvenir à destination. Si elle manquait d'exercice, elle était servie. Lorsque le blond se mit à marteler une porte noire et à ordonner d'ouvrir, elle ne put s'empêcher de noter son impolitesse. Visiblement, ce n'était pas chez lui, s'il prenait la peine de toquer, et il se permettait ce genre de comportement ? Peut-être était-ce une coutume, ici. Elle se voyait, sept ans après, les dents jaunies, les cheveux emmêlés, les vêtements crasseux avec une voix entrecoupée par la toux causée par le tabac.  Charmante image. Un homme vint leur ouvrir. Il paraissait pas avoir plus d'une trentaine d'années. Il tourna son attention sur elle, et elle se força à soutenir son regard d'un air limpide.Dans sa tête, elle avait une image d'un gros chien qui pouvait sentir la peur chez l'être humain. L'astuce était de leur montrer qu'il ne faisait aucun effet, et ça passait crème. Il demanda son identité. A cet instant, un poids se creusa dans sa poitrine. Il était hors de question qu'elle dise la vérité. Ils la retrouveraient.

«De la compagnie pour la nuit. Fais gaffe, elle mord. C’est un genre de chat sauvage avec de très longs poils. » Elle lui jeta un coup d'oeil remplit de dédain. Elle détestait ce genre de personne qui se croyait drôle. Non, en fait, il n'essayait même pas d'être drôle. Ou alors, ça ne marchait pas du tout. D'autant plus qu'elle ne savait pas exactement le sens de sa phrase, ce qui la tourmentait. «  T’as encore de la place pour une princesse ? » Étrangement, cet adjectif avait des nuances péjoratives, venant de lui. « Bah la princesse on va la stocker avec le père noël, moumoutte et piou piou. Tu veux un verre ? » Qui étaient ces personnages ? L'angoisse la tiraillait. « Oh non, je ne fais que passer. Il y a eu beaucoup de nouveaux ces derniers temps ? Et pour la princesse, on verra demain pour le fric. » Pour le fric ? La peur la prit brusquement. Venait-il la déposer ici dans l'intention de l'obliger à se prostituer ? Ou pire encore ? Plein d'idées plus horrifiantes les unes que les autres envahirent son esprit, forçant sa paranoïa.

A un moment donné, elle fut bien obligée de pénétrer dans l'appartemment. Son angoisse monta d'un cran. Il y avait plusieurs chambres. C'était loin d'être le luxe mais Keira ne faisait pas la difficile. En réalité, elle s'en fichait un peu. Ce qui la perturbait, c'était les personnes qui s'y trouvaient. Finalement, ils déboulèrent dans une chambre plutôt petite, un homme gras prenait l'entièreté du lit. Sur le côté, une femme était recroquevillée sous une couverture et près d'elle, un petit garçon dormait. Aussitôt une vague de compassion l'envahit. Ce petit ne devait avoir pas plus de dix ans. Cette femme devait sans doute être sa mère. Qu'est-ce qui leur était arrivé pour atterrir ici... ? L'homme qui les avait guidé jusqu'ici apporta une couverture et un oreiller qu'il posa sur le sol. Pour elle, apparemment. Alors qu'elle allait le remercier, il s'éloigna, en compagnie du garçon blond. De nouveau seule, elle se sentit mal à l'aise. Comme une étrangère. Sa place n'était pas ici. Non, elle était ici, désormais. Il fallait qu'elle s'y résigne. Au lieu de quoi, elle serra son sac plus fort, comme si cela allait suffire à la calmer. Lorsque celui qui l'avait emmené ici lui adressa un sourire et s'éloigna, elle se retint de l'appeler . Elle ne devrait pas être effrayée. Et pourtant. Néanmoins, le propriétaire des lieux se trouvait toujours ici, si bien qu'elle en profita « merci, pour... » et elle désigna le matériel. Comme toute réponse, il la regarda quelques secondes avant de s'en aller. Comme s'il attendait avant de se faire un jugement.

Plus seule que jamais, elle ne sut quoi faire. Elle craignait de faire le moindre bruit et réveiller quelqu'un. Si ça continuait comme ça, elle n'allait pas aller loin. Elle inspira et s'agenouilla, préparant par la même occasion son lit d'infortune. Le tout avec le plus de délicatesse possible. Lorsque la femme gémit dans son sommeil, elle s'immobilisa, craignant de l'avoir sortie de son sommeil. Sauf qu'elle n'en fit rien, se contentant de se tourner. En retenant un soupir de soulagement, elle s'assit et se détendit. Visiblement, ce n'était pas cette nuit qu'on allait lui faire quoique ce soit. Bien que, toujours méfiante, elle réussit à s'étaler, prenant la couverture sur elle. Au bout de quelques minutes, elle prit conscience qu'elle ne réussirait jamais à dormir. Et pas uniquement à cause de la respiration sifflante de l'homme endormi. La jeune fille farfouilla rapidement dans son sac et trouva enfin l'objet désiré. Elle s'était peut-être débarrassée de son portable, mais, elle avait tenu à garder son mini ipod, pas plus gros qu'un bouton. Elle brancha les écouteurs et les mit dans son oreille. Une musique défila, lui permettant de s'isoler du reste du monde. C'était son univers désormais. Plus tôt elle s'habituera, mieux ce serait. Ce n'était pas évident. Elle resta allongée sur le dos, son sac en dessous de son oreiller. Elle ne voulait pas le moins du monde qu'on lui pique des affaires. Une heure, deux heures s'écoulèrent, avant que le sommeil ne l'emporte.

Keira resta couchée et fit semblant de dormir lorsque l'homme et la femme s'en allèrent. Elle n'avait pas envie de se lever. En vérité, elle n'osait même pas bouger. Elle ne savait pas ce qu'elle devait faire. L'appréhension lui nouait l'estomac quand elle prit la décision de se lever et de sortir. Par précaution elle gardait son sac avec elle. En arrivant dans une sorte de salon/cuisine arrangée, elle découvrit que deux personnes s'y trouvaient. Le propriétaire et l'enfant. Ce dernier était assis à une table et mangeait en silence. Elle leva les yeux vers l'adulte, et lâcha un « euh... bonjour, je... » C'était horrible comment elle perdait toute crédibilité en bégayant « Il repassera plus tard. Tu dois l'attendre ici. Assis toi ». Comme une automate, elle s'exécuta, ne s'apercevant qu'après que le gamin lui jetait des coups d'oeil curieux. Quant à elle, elle ne bougeait pas d'un cil. L'homme lui servit quelque chose qu'elle ne reconnut pas. Elle n'avait pas faim du tout, tellement elle angoissait. Cependant, pour ne pas le vexer, elle entama. Ce n'était pas franchement bon sans être franchement mauvais non plus. Elle mangea en silence. A la fin du repas, elle se força à relever la tête et à lui adresser la parole encore une fois : « Je vous dois combien ? » « Ca a déjà été réglé ». Le blond. Qu'est-ce qu'il attendait d'elle, au juste ? Elle n'appréciait pas la charité. Et son instinct lui soufflait qu'il ne jouait pas dans cette catégorie non plus.

En fin d'après-midi, elle se trouvait sur sa couchette, le petit garçon à côté d'elle. Sa mère était partie travailler, le laissant ici par sécurité. C'était lui qui était venu vers elle, en lui posant quelques questions indiscrètes fidèles aux enfants de son âge. Kei lui avait répondu du mieux que possible et, ils avaient passé toute la journée ensemble. A l'heure actuelle, ils écoutaient Green Day, allongés sur le sol, le regard vrillé sur le plafond, chacun perdu dans leurs pensées. Elle en avait appris un peu sur lui. Il s'était révélé bavard mais, au lieu de s'en exaspérer, elle en avait été attendrie. Elle n'avait pas l'habitude de côtoyer des enfants. Et elle le trouvait vraiment gentil. Il ne méritait pas ce qui lui arrivait. Personne ne le méritait. Malheureusement, ça existait, c'était la réalité. Ils avaient grignoté deux barres de chocolat. Kei n'osait pas avaler plus. Comme quoi, elle commençait déjà à faire des réserves.

La porte claqua. Une voix résonna dans l'appartement. Kei se redressa, à l'affut, surprenant le garçon « Qu'est-ce qu'il y a ? » « Non, c'est juste... ». En quelques secondes, il était là. Il lui dit que c'était l'heure et fila. Pendant une seconde, elle craignit qu'il s'en aille sans elle. Raisonnement totalement irrationnel, causé par sa solitude aiguë des derniers jours. Kei prit son sac et le petit lui redonna l'ipod dans les mains, ce dont elle le remercie. En sortant de l’appartement, elle rangea les écouteurs mais fourra l'engin dans son décolleté. Sait-on jamais.

Une fois dehors, ils descendirent les escaliers. Il ne lui disait toujours rien. Qu'est-ce qu'il attendait ?

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Ashray Snyder

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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Sam 22 Fév - 23:33



 ❝ La descente en Enfer ❞
Ashray & Keira



Tu passes toute ta vie pour payer ta pierre tombale

Tu masques ton visage en lisant ton journal

Tu marches tel un robot dans les couloirs du métro

Les gens ne te touchent pas, faut faire le premier pas



Malgré l’heure déjà tardive, le jeune homme ne rentra pas chez lui directement. Un vieux cybercafé aux néons grésillant était encore ouvert. Depuis un ordi vieux d’une dizaine d’années, Ash consulta les nouveaux ajouts de Child focus. Quand une jeune fille quittait papa et maman pour se faire remarquer, les parents en question collaient des affiches virtuelles partout. Impossible de rater sa nouvelle amie. Elle était en première page sur le site grâce aux sousous de papa inquiet. Les infos qu’il trouva sur elles étaient plus qu’intéressantes. Keira Jones, fille d’Éric Jones, un politicien du coin. Qu’est-ce qu’une fille de riche dans son style venait faire ici ? Sans compter qu’elle allait se faire vite repérer avec ses cheveux trop longs et ses beaux vêtements propres. Sans doute une petite fugueuse de pacotille. Rien ne pouvait plus l’énerver que ça. Pourquoi quitter son confortable chez-elle pour venir dans les bas-fonds de la ville ? Il allait vite l’y renvoyer cette pimbêche. L’y renvoyer en larmes.

Comme promis, le lendemain soir, il retourna au fameux hôtel à clodos. Rien n’avait changé, les gens étaient toujours les mêmes. Il paya l’homme aux cheveux longs et alla voir sa princesse qui était toujours dans la même chambre. Tiens, elle ne s’était pas encore enfuie. Dommage, c’était sans doute sa dernière chance de rentrer chez elle entière. Alors soit elle était vraiment perdue, soit elle ne voulait pas rentrer du tout. Lorsqu’elle le vit, il crut voir comme une étincelle de soulagement dans ses yeux gris. Le prenait-elle pour son héro ? Dommage qu’il ait laissé sa cape dans son autre pantalon. Histoire de ne pas lui donner de faux espoirs, il annonça simplement que c’était l’heure avant de se détourner. Rapidement, elle lui colla au train. Une fois hors du bâtiment, Ash sorti de sa poche une cigarette et un briquet. Il n’avait jamais de paquet sur lui, mieux valait essayer de limiter au mieux l’addiction avant de voir tout son argent brûler.

Appuyé contre un mur, il tira quelques bouffées, fixant son invitée. Elle ne passait vraiment pas inaperçue comme ça. Si en plus elle lui attirait des ennuis, ça allait être la cerise sur le gâteau. Il avait payé pour un petit déjeuné, mais sans doute n’avait-elle rien mangé d’autre de la journée. La pauvre. Malgré tout, elle arrivait à déclencher chez lui un sentiment de pitié. Dans une autre vie, il avait connu Eric Jones. Il n’était pas très tendre et menait la vie dure à quiconque s’approchait. Sans doute avait-elle une véritable raison de partir. Seul l’avenir lui dira. Maintenant, il fallait se concentrer sur le présent :


«

Je peux pas te loger chez moi comme ça. J’ai peut-être pas grand-chose mais, j’ai pas envie de voir mes affaires disparaître. Alors, files-moi ta carte d’identité. C’est la règle d’ici.

»

Une caution était une caution. Il finit par l’obtenir la précieuse carte qu’il fourra dans sa poche. Il lui fit un signe de tête pour qu’elle le suive et, cette fois il l’emmena chez-lui. Faire installer une nouvelle serrure lui avait coûté bien trop cher mais, au moins maintenant il pouvait s’absenter de manière plus ou moins sereine.

«

Tu peux poser ton sac dans un coin, ça sert à rien de t’y accrocher comme ça

», annonça-t-il en écrasant sa cigarette contre un mur calcinant ainsi le papier peint qui se détachait déjà.

Ensuite, il alla dans la pièce qui servait de cuisine et de réserve de bouffe. Une casserole, un peu d’eau, des pâtes, le strict minimum. Sur la table de la pièce principale, il posa une assiette et une fourchette et un verre en plastique qu’il remplit avec de l’eau du robinet.

«

Assieds-toi les pâtes arrivent dans une dizaine de minutes. Dis-moi, tu comptes faire quoi maintenant ? T’es toute seule, tu connais pas le coin, t’as pas d’amis, ton père te cherche de manière assez intensive et t’es très reconnaissable. » En réponse à son regard surpris, il annonça « Oui, je sais qui tu es. Et si tu n’es pas plus discrète, toute la ville le saura. Tes cheveux sont trop longs et trop propres, tes vêtements valent plus que ma vie. Evites de m’attirer des ennuis. J’espère au moins que tu n’as donné ton prénom à personne.

»

Il attendait la réponse de la princesse avec une certaine dose d'impatience. Elle avait le mérite de réveiller sa curiosité, c'était déjà ça.



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Keira Jones

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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Dim 23 Fév - 1:34

La descente en Enfer.

ASHRAY & KEIRA "What do you want, man ?".


A l'extérieur de l'immeuble, le blond en profita pour sortir de sa veste une cigarette et un briquet. Ce qui n'étonna guère Keira. Sans mot dire, il s'adossa au mur et la fixa. Avec une intensité qui la mit mal à l'aise. Les sourcils froncés, elle lui rendait son regard sans le regarder sous toutes les coutures. Elle avait toujours côtoyé des personnes plus âgées qu'elle. Toutefois, elle ne savait pas qui c'était, ce qu'il faisait et ce dont il était capable. Tous ces détails combinés formaient un ensemble qui la plongeait dans l'embarras.

« Je peux pas te loger chez moi comme ça. J’ai peut-être pas grand-chose mais, j’ai pas envie de voir mes affaires disparaître. Alors, files-moi ta carte d’identité. C’est la règle d’ici. »

Elle hésita. Keira ne désirait pas le moins du monde dévoiler son identité. A quiconque. Surtout qu'aujourd'hui, son père et son petit comité avaient déjà dû déployer leurs efforts pour mettre la main sur elle. Ce n'était aps très malin de sa part d'être restée à San Francisco. Elle en était consciente. Il fallait à tout prix qu'elle s'en aille. Au moins, il y avait moins de chances qu'on la retrouve.
N'ayant pas le choix, elle la lui tendit à contre cœur. Il ne lui jeta qu'un vague coup d'oeil avant de la fourrer dans l'une de ses poches. A l'aide d'un simple signe de tête, il lui recommanda de la suivre. Ce qu'elle fit sans ajouter un mot. Où il l'emmenait maintenant, au juste ? Apparemment, chez lui. Elle se sentit légèrement mal à l'aise en entrant chez lui. C'était comme si elle pénétrait dans une zone exclusivement privée. En toute honnêteté, cela ne représentait pas grand chose. Une baraque abandonnée, des meubles cassés, des murs en mauvais état. Rien de très réjouissant. Toutefois, dans ce monde-ci, il fallait bien se contenter du strict minimum. Ce qu'elle devait apprendre dès aujourd'hui. Sur un ton neutre, il lui proposa de poser son sac. Sans aucune délicatesse, évidemment, étant donné qu'il lui avait fait remarqué qu'elle s'y accrochait comme une bouée de sauvetage. C'était plus fort qu'elle. Elle se détendit un peu et le posa dans un coin. C'était tout ce qu'elle avait emporté pour survivre dans sa nouvelle vie. Elle y tenait comme la prunelle de ses yeux. Croyait-il que c'était facile ? Il était passé par là aussi, non ? Quelque chose lui disait que ces années à vivre ici avaient porté l'effet escompté sur sa personne. Cela se voyait et elle le comprenait. Un peu. Elle n'était jamais passée par là auparavant alors, elle avait un peu de mal à visualiser. Mais elle essayait, tant bien que mal. Le jeune homme lui demanda de s'asseoir. Ce qu'elle fit, après deux secondes d'hésitation. « Dis-moi, tu comptes faire quoi maintenant ? T’es toute seule, tu connais pas le coin, t’as pas d’amis, ton père te cherche de manière assez intensive et t’es très reconnaissable. » Pour toute réponse, elle lui jeta un regard surpris : Comment ? « Oui, je sais qui tu es. Et si tu n’es pas plus discrète, toute la ville le saura. Tes cheveux sont trop longs et trop propres, tes vêtements valent plus que ma vie. Evites de m’attirer des ennuis. J’espère au moins que tu n’as donné ton prénom à personne ». Visiblement, il la prenait pour une attardée mentale « Non, à personne ». Jamais elle n'aurait pris ce risque. Elle ne put s'empêcher de se vexer avec ses insinuations. Elle n'était pas stupide. Elle avait déjà pensé à ce détail ; il fallait qu'elle change d'apparence. Normalement, elle devait s'en occuper le lendemain. Ce qui était certain, c'était qu'elle n'appréciait pas ce ton supérieur qu'il se permettait de prendre avec elle. Quelque chose lui disait qu'elle n'allait pas apprécier ce type. « Je compte m'en occuper » Elle ne donna pas plus de détails. Qu'est-ce qu'il croyait, au juste ? Qu'elle allait lui raconter sa vie ? Il ne fallait pas rêver. Il devait comprendre ; apparemment, il ne comptait pas la lui faire découvrir non plus. Elle espérait vivement qu'il lui lâche les baskets. Mais il avait besoin d'une garantie. De quelque chose qui lui prouverait qu'il avait fait un bon choix. « Ecoutes, je sais ce que tu veux. Laisses-moi du temps » Après tout, elle n'était arrivée que depuis deux jours. Il ne fallait pas espérer qu'elle rapporte des millions à la seconde qui suivait. Ce qu'il lui dit ensuite ne lui plût pas du tout. Il souhaitait qu'elle vende son corps. « Tu es vierge ? » Elle se hérissa et continua à le regarder dans les yeux « Ca ne te regarde pas » d'un ton sec. Elle n'aimait parler de sa vie privée, et encore moins de sa sexualité à un inconnu. Il lui fit savoir que cela risquait de rapporter gros. Elle coupa court à ses espérances en lui faisant comprendre qu'il était hors de question qu'elle arrive à ce stade. Ce qui n'avait pas l'air de lui plaire. Peu importe ce qu'il pensait. Il n'était pas question qu'elle se prostitue pour ses beaux yeux. Il pouvait toujours courir. C'est alors qu'il se lança dans un monologue où il expliquait qu'elle n'avait pas intérêt à se faire attraper, qu'il ne la couvrirait pas, que le vol n'était pas suffisant, etc. Plus agacée qu'autre chose, elle lui sortit simplement « Très bien. Alors qu'est ce que tu attends ? »


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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Dim 23 Fév - 8:28



 ❝ La descente en Enfer ❞
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Tu marches tel un robot dans les couloirs du métro

Les gens ne te touchent pas, faut faire le premier pas

Les dizaines de minutes qui suivirent furent d’une banalité à pleurer. Il parlait avec elle comme s’il parlait avec un flic. C’était clair, il n’arrivait pas à saquer cette fille. A peine arrivée, elle le faisait déjà chier avec ses airs supérieurs. Maintenant, il allait devoir lui trouver de quoi rapporter du fric. Il n’allait quand même pas l’entretenir gratos. Lorsqu’il fut suffisamment désespéré, il se leva et alla dans le coin cuisine. Les pâtes mises dans l’assiette, il lui dit simplement de manger. Sans un mot, il se mit à réfléchir. Elle n’allait pas vendre son cul, non, mademoiselle était une fille bien élevée. Que faire ? Ou plutôt, que savait-elle faire ? Rien bien sûr Qu’est-ce que c’était chiant de former des apprentis.


Il souleva doucement une planche du parquet. En dessous, un petit trésor emballé dans une feuille d’aluminium. La planche remise correctement, il déposa son paquet sur la table. Il n’avait pas peur de le montrer à la petite, elle ne pouvait rien faire toute seule. Doucement, il déplia l’emballage, découvrant ainsi un beau tas blanc cassé. Il y trempa son petit doigt avant de le frotter contre ses dents. Ce n’était peut-être pas de la colombienne mais ça se vendait comme des petits pains. Tous les beaux billets verts qu’il cachait chez lui étaient issus de ce trafic merveilleux. Oh douce cocaïne.


Méthodiquement, il fit de petits tas. Déjà coupée, il n’avait qu’à emballer. Chaque gramme était précieusement enveloppé dans un petit bout d’aluminium. Au final, il avait une vingtaine de petits paquets. Pendant son travail, Ash ne jeta pas le moindre regard à son invité. Qu’elle aille au diable si elle n’était pas contente. Quoique, Satan n’était pas complètement con non plus, il allait la refourguer aux emplumés qui se baladaient à poil dans les nuages. Une fois son œuvre terminée, il cacha la moitié des colis blancs dans la gazinière. Les dix restants, c’était sa nouvelle amie qui allait les garder pour lui. Les risques d’avoir des problèmes étaient ainsi réduits. C’était elle qui servait de fil conducteur, c’était elle qui allait en prison. Lui, il avait déjà donné.


«

Gardes-les sur toi, on va ramener six cent dollars au moins ce soir si tu ne merdes pas bien sûr.

»


Si seulement il pouvait ramener autant tous les soirs, ça serait parfait. Malheureusement, il avait déjà quelques dettes à éponger. La vie n’était pas facile contrairement à ce que semblait croire miss américa. Rien que de penser à elle, il s’énervait, vivement qu’elle débarrasse le plancher.



Debout près de la porte il la fixait pesant encore le pour et le contre. Était-ce vraiment prudent de lui laisser autant sur elle. D’un autre côté, elle n’allait pas s’enfuir comme ça, ses affaires étaient ici et il avait sa carte d’identité. Ou du moins, il l’espérait. S’il réussissait à la formater bien comme il fallait, elle pouvait lui rapporter gros en lui évitant des risques au passage. Il ne pouvait pas négliger cette occasion.


«

Aller viens.

»



***



Au parc, dans le confort de la nuit, des mains se serrèrent, des billets furent comptés, des paquets furent données. Au final, ils avaient bien les six cents dollars prévus et plus rien sur eux. Assis sur un banc, Ash recomptait son argent à la lumière d’un lampadaire. Toujours aussi muette, sa poupée gonflable était assise à côté de lui. Elle ne se rendait sans doute pas compte que trois quart de cet argent allait être rendu au gros vendeur. Sur les cent-cinquante dollars qui lui restait, il en donna trente à son amie :

«

Pour ton implication princesse.

»



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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Dim 23 Fév - 10:37

La descente en Enfer.

ASHRAY & KEIRA "What do you want, man ?".


Le blond sans nom affichait une mimique agacée. Parfait, ils étaient deux. La mésentente semblait indiscutable. La cohabitation risquait d'être compromise. Sans un mot, il lui mit des pâtes dans son assiette. Aussitôt elle se mit à manger. La faim commençait à se faire sentir. C'était vrai, elle ne mangeait pas beaucoup en temps normal. Mais elle n'avait quasiment rien dans le ventre. Elle n'allait pas aller loin avec ça. A un moment donné, le jeune homme se leva brusquement, s'accroupit et souleva une planche du parquet. Les sourcils froncés, elle tendit le cou pour voir ce qu'il fabriquait. L'air de rien il rapporta un paquet, emballé dans de l'aluminium. Elle ne lui jeta pas un coup d'oeil de plus, elle ne voulait pas qu'il lui reproche son manque de discrétion. Si bien qu'elle continua à manger le contenu de son assiette sans un mot. Quand elle eut fini, elle ne put que regarder ce qu'il faisait. De la drogue sans aucun doute. L'autre garda le silence également, ayant toutefois caché quelques paquets sous la gazinière. Voilà l'une de ses occupations financières principales. A moins que ce soit pour son usage personnel. Toutefois, il l'en dissuada avec son comportement. « Gardes-les sur toi, on va ramener six cent dollars au moins ce soir si tu ne merdes pas bien sûr. » Elle lui jeta un regard glacial qu'il ne vit pas. La façon qu'il avait de la prendre pour une imbécile l'irritait. Il allait voir de quel bois elle se chauffait... un jour. Elle ignorait comment faire ses preuves, elle ne déposait pas toutes les cartes. Il voulait qu'elle lui rapporte du fric, oui, elle avait compris. Toutefois ce soir il avait d'autres plans pour elle. Près de la porte, il semblait l'attendre . Un « Aller viens » suivit. Avait-elle le choix ?


***

La pénombre enveloppait le domaine, ainsi que les secrets qu'il cachait. Keira et son nouvel ami en partageaient un, ainsi que quelques inconnus. En effet, il avait fait son petit boulot du soir. A savoir, vendre de la dope. Ce n'était pas légal mais on s'en fichait bien du moment que cela rapportait. Ils venaient de finir. Maintenant, il comptait les biller, à la lumière d'un lampadaire. Quand il eut fini, il lui tendit les billets : « Pour ton implication princesse. » Avec un coup d'oeil surpris, elle les accepta avec hésitation mais le remercia quand même. C'était elle qui avait pris tous les risques après tout. Pour finir, elle les rangea dans son décolleté, comme quelques instants plus tôt. Quelque chose attira l'attention de son camarade. « Qu'est-ce qu'il y a ? » « Chut ». Elle fronça les sourcils mais ne prit pas le risque de tourner la tête dans la direction souhaitée. Il l'informa calmement de l'identité du gars qui les surveillait plus loin, près d'un arbre. Un flic. Une peur irrationnelle la prit par les entrailles. Il lui recommanda de rester près d'elle, ce qu'elle fit sans hésiter. Elle avait plus peur du flic que de lui, c'était clair. Quand il passa un bras autour de ses épaules en marchant, elle ne fit que se blottir contre lui, en espérant que le flic ne se doute de rien. Quelques minutes plus tard, ils se séparèrent. Pendant cette petite balade, elle avait eu l'occasion de le regarder de plus près. Il avait un beau visage, et des yeux magnifiques. Ce constat l'avait un peu perturbée. Cela aurait été tellement plus simple de le détester sans arrière pensée s'il était repoussant. Et puis, le piercing qu'il portait ne faisait que rajouter du charme. Elle, une tendance maladive pour le côté obscur ? Du tout. Une fois arrivés à destination, elle se détendit, les muscles relâchés. Elle passa une main dans ses cheveux pendant qu'il faisait ce qu'il avait à faire. Ce ne fut qu'à ce moment-là où elle lança : « Je dois t’appeler comment ? » Face à son regard, elle ne fit qu'hausser les épaules « Mettre un nom sur ton visage ne serait pas un mal ».


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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Lun 24 Fév - 9:25



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Tu marches tel un robot dans les couloirs du métro

Les gens ne te touchent pas, faut faire le premier pas


Belle petite nuit de travail. En plus de servir de transport, sa nouvelle amie lui servait également d’alibi. Si la moindre personne s’approchait, ils n’étaient qu’un couple d’adolescents normaux qui profitaient d’un moment calme dans le parc au clair de lune. D’ailleurs, cette mascarade devenait de plus en plus urgente. Ash avait repéré une taupe, un flic. Appuyé contre un arbre sous un lampadaire, il attendait et surveillait les environs. Il n’était pas là depuis bien longtemps, sans doute n’avait-il rien vu de son business. Mieux valait ne pas trop traîner dans le coin. Il demanda poliment mais fermement à Keira de la fermer, lui indiquant qu’ils n’étaient plus si seuls.

Comme un seul homme, ils se levèrent. Ash posa son bras sur ses épaules pendant qu’elle se blottissait contre lui. Le jeune homme sentait son cœur battre trop fort et sa respiration s’accélérer. Elle mourrait de peur. Un mélange entre colère et attendrissement le saisit. S’il avait des problèmes parce qu’elle stressait comme un poulet dans un KFC, ça allait mal se passer. D’un autre côté, elle était adorable, il ne pouvait pas le nier. Pour équilibrer les choses, son pas était lent, son allure décontracté, son air détendu.

La chance était sans doute de la partie puisqu’ils réussirent à rentrer à la maison sans encombre. Alors qu’il posait sa veste sur le dossier de la chaise, elle l’apostropha :


«

Je dois t’appeler comment ?

»


Ash arqua un sourcil. Quelle importance ? Il n’allait pas devenir son meilleur ami, juste son logeur et employeur.


«

Mettre un nom sur ton visage ne serait pas un mal

».


Peut-être. Après tout, il n’y avait pas de raison de s’y opposer. Même si elle était à mi-chemin entre l’enquiquinement et l’attendrissement, mieux valait qu’elle ne l’appelle pas patron ou monsieur, ça serait carrément malsain.


«

J’m’appelle Ash

», répondit-il.


Ni du plus, ni moins. Hors de question de lui donner son prénom complet ou son nom de famille, ça ne la concernait pas. Maintenant, il était l’heure de dormir. Demain, il fallait se lever à midi. Et oui, le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Histoire de mettre les choses au clair, il énonça les règles :


«

Pas de réveil avant midi. Si t’es réveillée avant, occupes-toi, tu peux aller faire un tour i tu veux mais, tu ne me réveilles pas. Il y a la salle de bain mais c’est ma serviette et mon savon. Dans les armoires il y a quelques boîtes de biscuit et des conserves. Si tu veux te faire à manger, n’hésites pas. Par contre, il n’y a pas de chauffage, la vieille se chauffait au bois donc, cette nuit tu vas crever de froid mais tu verras, on s’y habitue vite. Je n’ai qu’un matelas, donc va faire se serrer. Vas t’allonger le temps que j’éteigne tout. Fais pas cette tête, j’te toucherai pas et j’ai pas de puces.

»


Et sur ces mots, il la laissa aller l’installer le temps de ranger et surtout cacher son argent durement obtenu cette nuit. Ash éteignit les lumières et se glissa sur son vieux matelas, sous trois épaisses couvertures, tournant le dos à sa nouvelle amie.




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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Lun 24 Fév - 10:57

La descente en Enfer.

ASHRAY & KEIRA "What do you want, man ?".


Pendant un instant, elle crut qu'il ne lui dévoilerait rien. Pourtant il lui répondit au bout de quelques secondes : Ash. Sûrement un diminutif. De quoi ? D'Asher ? Probablement. Keira ne chercha pas plus loin. Du moment qu'elle avait un moyen de l'interpeller, c'était suffisant.Elle trouvait que cela lui allait plutôt bien. Elle se demandait ce qui lui était arrivé pour arriver ici. Même au petit garçon et à sa mère. Même l'homme couché sur le lit de la chambre. Comment pouvait-on en arriver là ? Sur le long terme, qui plus est. Les voir dans cet état l'obligeait à se confronter aux failles de son plan. Et si cela ne marchait pas ? Et si elle retrouvait obligée de vivre comme ça toute sa vie ? L'idée était loin d'être réjouissante. Mais c'était le choix qu'elle avait fait. Il fallait qu'elle l'assume peu importe les conséquences.

Visiblement, le fameux Ash désirait éclairer certains éléments. Ce qu'elle ne lui reprocha pas. Il énonça, calmement et simplement : «  Pas de réveil avant midi. Si t’es réveillée avant, occupes-toi, tu peux aller faire un tour i tu veux mais, tu ne me réveilles pas. » Heureusement qu'elle pouvait aller où elle le souhaitait. Il manquerait plus qu'il essaye de l'en empêcher, tient. « Il y a la salle de bain mais c’est ma serviette et mon savon. » Qu'il se rassure, elle n'avait pas envie se frotter avec sa serviette et utiliser son savon sur son propre corps. Qu'est-ce qu'il croyait ? « Dans les armoires il y a quelques boîtes de biscuit et des conserves. Si tu veux te faire à manger, n’hésites pas » Oh, une remarque acceptable. « Par contre, il n’y a pas de chauffage, la vieille se chauffait au bois donc, cette nuit tu vas crever de froid mais tu verras, on s’y habitue vite. » Toujours aussi réconfortant. «  Je n’ai qu’un matelas, donc va faire se serrer. Vas t’allonger le temps que j’éteigne tout. » A ce moment-là, il eut une réaction : une paire d'yeux écarquillés droit vers lui. «  Fais pas cette tête, j’te toucherai pas et j’ai pas de puces. » Comme si ça allait la rassurer. Evidemment, il lui était déjà arrivé de se retrouver dans le même lit qu'une personne de sexe masculin, mais... c'était dans d'autres circonstances. Il n'y avait pas cette tension dans l'air. Est-ce qu'il n'y avait qu'elle qui la sentait ? Et puis, ces moments-là, elle savait avec qui elle partageait son lit. Maintenant c'était différent. Elle ne devait pas faire la difficile, il avait été correct jusqu’ici. Il acceptait de l'héberger et de partager le peu qu'il avait contre de l'argent et quelques remarques cinglantes. Ce n'était pas cher payé. Quelque chose lui disait qu'elle n'aurait pas mieux ailleurs. La jeune femme ne réagit qu'avec un soupir. Elle farfouilla dans son sac et dénicha un long tee shirt qu'elle enfila. Elle enleva ses bottes qu'elle posa dans un coin. Ensuite, elle se glissa sous les couvertures, posa sa tête et se força à calmer son rythme cardiaque. Ce n'était pas très confortable, mais il fallait faire avec. Elle voyait déjà les problèmes de dos futurement diagnostiqués. Les lumières s'éteignirent. Elle l'entendit approcher, ouvrir les couvertures et la rejoindre. Sa respiration se coupa à la seconde près. Elle l'entendit gigoter avant de s'immobiliser. Ils se tournaient mutuellement le dos. Parfait. Keira réussit à respirer normalement. Cette proximité l'embarrassait. Ca lui semblait trop... trop... intime. Elle ne bougea pas pendant un certain temps. Trop longtemps. Mais ô miracle, elle réussit à trouver le sommeil... jusqu'à ce qu'il s'endorme à son tour. Les yeux fermés, reposée, elle ne le vit pas venir. Lorsqu'elle sentit une grosse masse s'avacher sur sa poitrine, elle ouvrit complètement les yeux. On aurait dit une baleine échouée sur une plage. Le moindre de ses muscles se retrouvait figé. Il était si près qu'elle pouvait sentir son souffle sur ses lèvres. Elle ferma les yeux, horriblement gênée. Oh non. Elle qui parlait de proximité, elle était servie. Pour ne rien gâcher, il avait sa main proche de son sein. C'était pas possible. Elle osait à peine respirer, de peur de le réveiller. Sa voix revenait dans son esprit « Pas avant 12h ». Keira n'avait aucune envie de se retrouver à la rue maintenant qu'elle avait réussi à dénicher ce logement. Par contre, il n'avait pas très bonne haleine. Elle tourna la tête, dans l'espoir d'échapper à ce sacrilège. Elle avait l'impression d'être nue, de sentir son corps contre le sien. Trop près d'ailleurs. Comme si aucune rempart ne séparait leurs deux corps. Qu'est-ce que c'était embarrassant. Elle ne l'avait jamais été autant de toute sa vie.Elle crut qu'une éternité ne s'était écoulée avant qu'elle ne parvienne à plonger dans le monde de Morphée.

En ouvrant les yeux une seconde fois, elle put constater qu'il faisait déjà jour. Elle avait le pressentiment qu'il était tard. Mais, son colocataire dormait toujours. Heureusement il avait changé de position dans la nuit. C'est pourquoi la première chose qu'elle vit en se réveillant fut ses yeux. Une pensée irrationnelle s'infiltra dans son esprit : Son piercing le rendait encore plus craquant. Damnation. Elle se leva aussi discrètement que possible. Elle savait ce qu'elle devait faire, elle avait eu le temps d'y réfléchir cette nuit. Keira ôta son tee-shirt et enfila un sweat, une veste avant de sortir à pas de loup. La jeune femme l'avait déjà repéré la veille, si bien que cela ne fut guère difficile de le retrouver en plein jour. Elle s'aventura dans le magasin, farfouilla ce qu'il proposait avant de faire son choix. Elle en sortit plutôt satisfaite. Si tout se passait bien, ce serait sa seule dépense de la journée. Normalement. En rentrant, elle constata avec soulagement qu'il dormait encore. Tant mieux, il ne la verrait pas. L'air de rien, elle posa le petit déjeuner sur la table et s'éclipsa de nouveau. Si ça pouvait le rendre moins grognon le soir, elle en serait contente. Puis, c'était sa façon de le remercier.

Keira remit les pieds dans la maison une fois la nuit tombée. Il devait être dans les environs de dix-neuf heures. Elle était contente, elle avait réussi à empocher cinquante dollars. Ce n'était pas si mauvais que ça, pour un début. Elle avait rangé les billets dans l'une de ses poches. Elle attendait que son « patron » revienne pour assister à sa réaction en direct, à défaut d'avoir eu celle de ce matin. Il n'était pas là. Elle posa sa veste et s'assit. Elle prit le temps de souffler quelques minutes avant de faire la vaisselle. Ce n'était pas grand chose mais bon. Ensuite, elle commença à préparer à manger. Quand les pâtes furent cuites, Ash était de retour. Tandis qu'il avançait, elle eut la désagréable vision d'une femme au foyer attendant son mari. Eurk. Elle ne prit pas la peine de lui jeter un coup d'oeil mais lui dit bonjour et lui tendit les billets qu'elle avait gagnée.


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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Mer 26 Fév - 9:39

Le sommeil ne fut pas long à trouver pour le jeune homme. Quant à sa compagne, aucune importance, qu'elle se débrouille. Ash avait le sommeil agité, quand il ne parlait pas tout seul, il bougeait dans tous les sens comme un ver. Il se réveilla plusieurs fois dans la nuit. La première, il était à moitié allongé sur Keira qui dormait encore. Elle était plutôt jolie avec ses airs de belle au bois dormant. Une fois cette constatation fait, il se recoucha à son extrémité du lit. Même en pleine nuit, le contact d'un corps féminin n'arrivait pas à réveiller quoi que ce soit en lui. C'était inquiétant.

Le lendemain, il se réveilla tard comme à son habitude. Le lit étant abandonné, il prit toute la place pour s'étirer. Allongé sur le dos, les yeux fermés, il se motivait à se lever. Ce fut à ce moment qu'une douce odeur vint lui chatouiller le nez. Un sachet en papier l'attendait sur la table. Intrigué, il l'ouvrit, trouvant un délicieux chocolat chaud et deux petits pains au chocolat. Voilà une belle attention de la part de sa locatrice.

Ash prit bien son temps pour manger, s'habiller avant d'aller vadrouiller en ville. Aucune rentrée d'argent n'était prévue aujourd'hui et, après avoir payé ses dettes, il se balada en ville. Bien vite, son humeur devint maussade. Ce quotidien s'avérait de plus en plus difficile à supporter. Qu'est-ce qu'il ne donnerait pas pour un vrai lit ?

Lorsqu'il rentra chez lui, encore une fois, il fut accueillit par un fumet. Dans une assiette, des pattes déjà toutes cuites l'attendaient. Keira était rentrée. Assez agréablement surpris, il ne s'attendait pas non plus à ce qu'elle lui tende 50 dollars. Où les avait-elle trouvés ? Mieux valait pour eux deux que ça ne leur attire pas d'ennuis. Néanmoins, il prit les billets et lui donna 20$. Pas mal pour un début, vraiment pas mal.

De bonne humeur, il s'assit en face de Keira et lâcha sur le ton de la plaisanterie :

« Elle est bien gentille ma petite femme de m'apporter un petit-déjeunner au matin et de me préparer quelque chose au soir»

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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Jeu 27 Fév - 6:57

La descente en Enfer.

ASHRAY & KEIRA "What do you want, man ?".



En vérité, Keira n'avait même pas réfléchi à ce qu'elle faisait. A ses yeux, cela coulait de source. C'était logique. Il n'y avait pas besoin de tergiverser plus longtemps sur l'affaire. Cependant, en le voyant approcher, elle crut pendant une seconde qu'il allait trouver un prétexte pour la réprimander. Ce qu'elle aurait sincèrement mal pris. Depuis le début de la journée elle s'était efforcée de faire aucune faute. Surtout dans le lit, où elle n'avait eu qu'une envie : le virer proprement. Bien que l'odeur qu'il dégageait était pas si désagréable que ça, et que le poids de son corps contre le sien l'avait grisée. Elle eut un frisson rien qu'à ce souvenir. Comment était-ce possible qu'il arrive à la mettre dans cet état ? Ce constat la désarçonnait complètement. Aucun garçon ne l'avait mis dans cet état. Pour la simple et bonne raison qu'elle avait toujours su qu'il ne se passerait rien.

Keira voyait l'amour et les relations physiques d'un très mauvais œil. Elle avait été élevée de cette manière. L'amour était un concept idyllique auquel elle ne croyait pas une seconde. Quant aux rapports physiques... Non, l'idée la révulsait. Ce n'était pas qu'elle n'en n'éprouvait aucune envie. Elle était trop jeune et trop inexpérimentée pour le savoir exactement. Toutefois, s'être fait battre pendant toute son enfance et son adolescence l'avait rendue... sensible. Elle ne supportait pas les contacts physiques, tout simplement. Lorsque ses amies la prenaient dans ses bras, au lycée, elle éprouvait la plus grande difficulté du monde à ne pas les pousser. En privée quand elle avait confiance, c'était possible, mais certainement pas en public. C'était bien le pire. Et encore, elle faisait des efforts. C'est pourquoi au lycée et au collège on l'avait toujours pris pour une coincée. D'où son surnom, « Vierge de Glace ». Sympathique non ? Ce surnom avait été adopté à la fête de Shelley Peters. Les deux jeunes filles se connaissaient à cause de la répartition des binômes dans leur classe de chimie. Collées ensemble, elles avaient appris à se connaître et rigolaient ensemble. Un jour, elle lui avait tendu une invitation, en disant que cela allait être l'une des plus grandes fêtes de l'année. Bien que réticente, Keira avait fini par y aller. Comment dire qu'elle l'avait amèrement regrettée tout au long de l'année suivante ? La soirée s'était terminée au jeu de la bouteille et un action vérité. Inévitablement, ils avaient appris qu'elle refusait d'embrasser quelqu'un... parce que c'était la première fois. Et que donc, elle n'avait jamais fait l'amour avec un garçon. Ni baisé, d'ailleurs. Trey qui n'arrêtait pas de la draguer et Damian qui essayait de la faire faisaient parti du public. Depuis, tous se moquaient d'elle en l'appelant comme tel. Ce qui n'avait fait que la renfrogner sur elle-même. A partir de là, elle s'était plongée davantage dans l'univers de son père... à ses risques et périls. Désormais, elle prenait conscience de tout ce qu'elle avait raté à cause de son père. Les fêtes, les amies, les sorties, les garçons.

Quand elle dormait avec un autre garçon, c'était toujours avec un chasseur. Ou alors dans les campings à la colo, mais ça ne comptait pas. Il n'y avait aucune ambiguïté qui régnait. Alors, elle ne s'inquiétait pas et ne s'en formalisait pas non plus. Aujourd'hui, c'était différent. Totalement différent. Elle découvrait des réactions que, jusqu'ici, elle n'avait jamais subi. Ce qui était déroutant.

Pour en revenir au présent, Ash saisit les billets et rendit vingt dollars à la propriétaire. C'était un bon début. Elle les rangea dans sa poche, terminant a cuisson. Elle enleva l'eau et enfin, les servit dans les assiettes, déjà posées sur la table. Elle avait même acheté de la sauce tomate. Quel effort ! Tandis qu'elle se servait un verre d'eau, il lui servit une remarque qui fit rosir légèrement ses joues : « Elle est bien gentille ma petite femme de m'apporter un petit-déjeuner au matin et de me préparer quelque chose au soir». Il avait le mérite de la déconcentrer. Il lui fallut tous les efforts du monde pour ne rien renverser « Ce n'est pas grand chose » avec un haussement d'épaules. Ce qu'elle pensait sincèrement. Elle aimait bien faire la cuisine. Finalement, ils mangèrent sans un mot. L'entendre utiliser le qualificatif « ma petite femme » s'avérait étonnant. Même si elle savait que c'était une blague. Après elle se leva, débarrassa et se mit à faire la vaisselle. Ce qui étonna Ash. Ils eurent une conversation des plus intéressantes à ce propos. Il trouvait ça inutile, elle lui expliquait que ce n'était pas très hygiénique. La conversation se solda par un haussement d'épaules. La jeune femme entendit un bruit, celle d'une masse tombant sur un matelas, avant qu'une voix familière ne résonne dans la maison « N'oublies pas d'éteindre la lampe ». Elle acquiesça, distraite et s'essuya les mains. Quelques secondes plus tard, elle revint dans la pièce principale pour repartir s'isoler dans la salle de bain. Une fois à l'intérieur, elle se déshabilla, s'hydrata et se mit en pyjama. La nuit dernière avait été un peu inconfortable, compte tenu de sa tenue. Il fallait vraiment que le lendemain elle s'occupe de ses cheveux. En attendant, elle se contenta de les ramener sur sa tête et d'en faire un chignon. En se regardant dans le miroir, elle trouvait toujours le moyen de se trouver des défauts. Keira n'était pas une exception parmi les adolescentes : elle était atrocement complexée. Ce qui donnait une raison qui la poussait à ne pas accepter les rapports physiques avec quiconque. Elle n'avait jamais pu se montrer ne serait-ce qu'en sous-vêtements devant ses copines, alors un garçon... Ou plusieurs... C'était impensable. Elle inspira et sortit, vêtue d'un caleçon noir et d'un tee-shirt gris avec une tête de mort dessus. Charmant. Peu importe, ce n'était que pour dormir. En revenant, elle constata qu'il ne dormait pas encore. Sans un mot, elle éteignit les lumières et le rejoignit sous les couvertures. Keira se coucha à son extrémité et, avant de s'endormir, lança « Cette nuit, si tu pouvais éviter de te mettre de mon côté... Je t'en serais très reconnaissante » avant qu'il ne croit quelque chose de stupide, elle crut bon de rajouter : « Tu es imposant. Tu m'as réveillée trois fois la nuit précédente ». Elle n'entendit sa réponse que d'une oreille distraite et lui souhaita bonne nuit malgré tout. Enfin, elle rejoignit les contrées de Morphée.

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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Jeu 27 Fév - 9:50

Savoir qu'il s'était un peu trop étendu la nuit dernière ne lui donnait pas trop envie de s'endormir à nouveau. Il marmonna une réponse un peu hasardeuse. Histoire d'éviter de nouveau les problèmes, il se cala encore plus sur son côté du matelas. Le sommeil mis plus de temps à venir mais, il vint quand même.

Doucement, il se réveilla. De nouveau, Keira n'était pas là non plus. Un sachet identique l'attendait sur la table. C'était assez agréable comme réveil. Aujourd'hui non plus, rien n'étais prévu comme rentrée d'argent. Peut-être que sa jolie allait de nouveau ramener quelque chose au soir. En y repensant, elle était Vraiment jolie et plutôt agréable. La vie dans la rue était très difficile mais elle assurait à haut niveau. Sans doute qu'un cadeau serait bien vu.

La journée, il la passa dans quelques boutiques dans la ville. Il ne savait quoi pas offrir et ses moyens étaient très limités. Au final, il rentra au soir avec un paquet de papier bleu fragile. Elle avait de nouveau préparé à manger. Du riz et un petit peu de poisson. Quel bonheur.

Il posa le paquet dans un coin et mangea sans un mot. Lorsqu'il eut finit, il reposa son assiette dans sur l'évier. Ash tendit ensuite le paquet à Keira :

« Je penses que t'en auras besoin. »

Elle semblait surprise mais, il n'y avait aucun piège. A l'intérieur, juste une serviette, du savon, du déo, une brosse a dent, du shampoing et une brosse à cheveux. C'était une petite surprise mais juste ce qu'il lui fallait pour bien débuter dans la rue.

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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Ven 28 Fév - 0:57

La descente en Enfer.

ASHRAY & KEIRA "What do you want, man ?".



Keira passa la journée suivante à virevolter dans la ville. Contrairement à la journée de la veille, elle rentra à la maison presque penaude. Elle n'avait réussi qu'à dégoter dix dollars. Il fallait reconnaître qu'elle s'était montrée deux fois plus prudente, cette fois-ci. Elle culpabilisait un peu de s'en sortir comme ça. Toute la journée elle avait eu l'impression d'avoir des milliers de regards qui convergeaient dans sa direction. Finalement, elle rentra et constata presque avec soulagement qu'Ash n'était pas rentré. Parfait. Elle posa sa veste et s'étira de tout son long. D'un geste mécanique, elle passa ses doigts dans ses cheveux et remarqua qu'ils étaient moins longs. En effet, peu après midi, elle s'était enfermée dans des toilettes et avait coupé ses cheveux avec un ciseau. Dorénavant, ils s'arrêtaient un peu au-dessus de son dos. Compte tenu de leur éclat ondulé, on remarquait à peine que cela avait été fait à la hâte et d'une main débutante. Pour finir, elle avait vendu ses vêtements pour les troquer contre d'autres, plus « passe partout ». A la fin, il ne lui restait que vingt dollars. Elle les garda précieusement, au cas où. En se souvenant de cet épisode, elle les rangea avec les autres, dans une poche intérieure.

Lorsqu'il rentra, il fut reçu avec une douce odeur de poisson et de riz. Ce n'était pas plus mal de varier la nourriture. Bonjour la graisse emmagasinée. Ils mangèrent en silence. Ce silence n'était pas des plus désagréables. Keira appréciait. Et puis, elle avait l'habitude. Pour elle c'était normal. Alors qu'elle se levait pour débarrasser, elle vit que le blond l'imitait. Oh. Elle débarrassa avec lui sans échanger un mot. Une fois près de l'évier, il attira son attention avec un paquet enfermé dans du papier bleu. Elle leva une paire d'yeux étonnés dans sa direction. D'après lui, elle en avait besoin. Curieuse, elle le déchira en douceur et découvrit tout un tas d'instruments d'hygiène : une serviette, du savon, du déodorant, une brosse à dent, du shampoing et une brosse à cheveux. Sur le coup, elle en resta abasourdie. Est-ce qu'il s'agissait d'une message codé disant qu'elle puait ? Ou qu'elle ne prenait pas soin d'elle ? Afin de vérifier, elle regarda le responsable qui paraissait tout à fait sérieux. Peut-être qu'il se fichait pas d'elle, finalement, et qu'il avait fait ça dans son intérêt. Étonnant. « Merci, c'est... très gentil » La surprise se lisait parfaitement sur ses traits fins. Il avait eu le mérite de la prendre totalement par surprise (SANS MAUVAIS JEU DE MOT.). Avant qu'elle ne puisse ajouter quelque chose, il se volatilisait déjà. Keira regarda de nouveau son cadeau : Etait-ce le début d'une amitié ? Ou du moins, d'une cohabitation sans risques ?


A force, Keira perdait totalement la notion du temps. Les jours s'écoulaient, sans que rien ne vienne brusquer le quotidien qui s'était installé dans leurs vies. Keira s'y était habituée... plus ou moins. Il devait être dans les alentours de dix-huit heures, elle était en chemin pour rentrer dans leur refuge. Elle s'arrêta devant un panneau, qui annonçait la date du jour. Plus d'un mois avait passé depuis qu'elle se trouvait dans la rue. Plusieurs incidents s'étaient produits. Plus d'une fois elle avait failli se retrouver dans un poste de police. Elle arpentait les rues, la peur au ventre qu'on la reconnaisse. Elle mourrait d'envie de partir de San Francisco, l'endroit où elle était née, l'endroit où elle avait grandi. Pour la simple et bonne raison qui s'avérait être la suivante : Ne pas être retrouvée. Toutefois, elle manquait d'argent. Comme tout le monde. Ce qui faisait qu'elle ne pouvait tout simplement pas partir. Du moins, pas encore. Qui plus est, elle s'était habituée à ce petit quotidien, aux côtés d'Ash. Leurs rapports s'étaient, plutôt... améliorés, disons. Elle n'avait plus peur qu'il la croque dans son sommeil. C'était déjà un point positif.

La jeune femme sortit de son moyen de transport et continua sa route. Elle croisa son reflet dans une vitrine. On ne réussissait presque plus à la reconnaître. Elle adoptait toujours la même allure, mais marchait plus vite. Sans talons, c'était nettement plus pratique. Kei s'habillait presque toujours en noir ou portait des couleurs sobres. Contrairement à avant, ou elle était beaucoup plus libertine dans le choix de ses vêtements. Elle avait perdu le peu de bronzage qu'elle avait réussi à avoir. Sa peau irradiait comme un diamant blanc, ce qui contrastait avec sa chevelure de couleur chocolat et ses yeux gris, cerclés de noir. Avant, elle ne se maquillait jamais. Aujourd'hui elle avait découvert que cela pouvait être un excellent moyen pour changer de visage. Mais elle restait raisonnable et se servait uniquement d'un crayon et d'un eye-liner.

Elle franchit la porte de la maison. Personne. Elle se rendit rapidement dans la salle de bain et s'enferma. Ensuite, elle prit le temps de se démaquiller et de se déchausser. Elle en profita que son colocataire n'était pas rentré pour se laver. Cela fait, elle enfila d'autres vêtements à la hâte. Un bruit de porte l'alerta. Il était déjà rentré ? Avec un soupir, elle rangea ses affaires, s'empara de son sac et sortit. « Tu avais hâte de rentrer ? » D'habitude, il rentrait une demi-heure, voire une heure après. Tranquillement, elle le rejoignit. Il avait fait les courses. Elle le remercia d'un sourire et l'aida à s'en débarrasser. Une conversation suivit. Ces temps-ci, ils apprenaient une activité qui leur était passée à côté : le dialogue. Ash avait beau ne pas être bavard, ils arrivaient à tenir. Quel exploit.

Une heure plus tard, ils se trouvaient tous les deux aux bords du matelas. Pour la première fois depuis un moment, elle ne se sentit pas embarrassée quand il plongea son regard dans le sien. Par ce biais, il capta toute son attention. Sans trop savoir comment, bientôt, leurs lèvres s'effleuraient. Keira sentait son souffle contre les siennes. Son pouls s’accéléra. Est-ce que ça se passait comme ça, dans les films ?

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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Ven 28 Fév - 6:20



 ❝ La descente en Enfer ❞
Ashray & Keira



Tu passes toute ta vie pour payer ta pierre tombale

Tu masques ton visage en lisant ton journal

Tu marches tel un robot dans les couloirs du métro

Les gens ne te touchent pas, faut faire le premier pas


Et maintenant ? Il n’en savait rien. Keira devait apprécier cette petite panoplie à moins qu’elle ne considère que c’était mal intentionné. Qu’importe, c’était un simple geste gratuit. Il n’y en aura pas beaucoup d’autres de sa part. Une fois le présent remis, il retourna à ses occupations habituelles avant de dormir. La nuit se passa exactement de la même manière que toutes les autres. Il n’y avait aucune raison que les choses diffèrent, Keira ou pas Keira.

Et après ? Il n’en savait rien. Il verrait bien. Les jours se suivaient dans la même misère. Et encore, il n’était pas le plus à plaindre. Malgré les nuits froides, il avait un toit sur la tête et de quoi manger tous les jours, il n’avait pas toujours eu cette chance, loin de là. Les heures vides qui défilaient lui donnaient du temps pour penser. Rien de bien concret ne sortait de ses divagations, au contraire. Comme tous les hommes, il se souvenait et imaginait, avait arrêté de se questionner. Dans ce milieu, mieux valait ne pas poser trop de questions. Ses souvenirs arrivaient toujours à le rendre triste. A chaque fois c’était la même chose qui lui revenait à l’esprit, tout ce qu’il avait fait pour survivre dans la rue.

Sur le mois qui avait défilé, il n’avait pas évolué, toujours taciturne, toujours pensif et distant. La présence de sa colocatrice ne le dérangeait plus tellement. Presque innocemment, Ash avait mis en elle l’espoir de ressentir quelque chose d’autre que de la pitié. Malheureusement, aucun instinct ne s’éveillait en lui. Même une fois où il l’avait surprise nue sous la douche, il s’était juste détourné, sans rien dire, sans rien penser, muet comme une tombe. Les morts ne parlent pas …

Des fois, il se forçait, s’imaginait avec elle mais rien ne semblait pouvoir faire battre son cœur plus vite. A vingt-et-un ans, il n’avait toujours pas aimé, toujours pas désiré. En fait, à force de se forcer, d’autres souvenirs qu’il avait désespérément tenté d’effacé resurgirent, le plongeant dans un isolement encore plus profond. Les cauchemars se multiplièrent au même titre que les terreurs nocturnes. Même dans cent ans, il ne pourrait jamais oublier, c’était inutile de se leurrer.

Un soir, il mangea la moitié de son assiette. Le jeune homme n’avait plus beaucoup d’appétit ces derniers temps, la solitude pesait de plus en plus lourd sur ses épaules. Sans doute qu’il ne passera le cap symbolique des vingt-cinq ans. Comme d’habitude, il laissa son assiette où elle était, elle servira de petit déjeuner demain matin. Sous les couvertures, il fixa Keira. Alors qu’il allait lui poser une question, son attention fut absorbée par les traits de son visage. Tiens, il n’avait jamais remarqué à quel point elle était mignonne. Ses yeux ajoutaient de la magie à son sourire. Soudain, son cœur se mit à accélérer et le haut de joues rougit très légèrement. Avant qu’il ne s’en rende compte, il embrassait Keira très légèrement, du bout des lèvres. Quand il reprit contact avec la réalité, Ash ne trouva pas la force de bouger, il resta en face d’elle, toujours aussi étrangement mal à l’aise. Était-ce vraiment lui qui l’avait embrassée ou était-ce elle ? Aussi gêné qu’un enfant de douze ans, il n’avait rien à dire d’intelligent, trop occupé à essayer de trouver une explication à ce qui venait de se passer.




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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Ven 28 Fév - 8:40

La descente en Enfer.

ASHRAY & KEIRA "What do you want, man ?".



Sans trop savoir comment ni pourquoi, ils se retrouvaient en train de s’embrasser. Toutefois, ce n’était rien d’un baiser langoureux que les jeunes échangeaient, de nos jours. Il s’agissait d’un baiser d’une toute autre nature. Aucune exagération n’était possible. D’une certaine manière, tous les deux n’avait jamais échangé un geste aussi intime avec une autre personne. Bien évidemment, chacun l’ignorait l’un de l’autre. C’est pourquoi, ce baiser se révélait être d’une infinie douceur. Comme s’ils n’osaient pas brusquer l’autre, ou casser l’ambiance. Pour ce qui était de Keira, elle avait peur de tenter le Diable en l’embrassant avec plus fermeté. Elle avait peur de sa réaction. Et elle était plutôt nerveuse, il fallait l’avouer. Si bien que ses joues rosirent légèrement une fois que leurs visages reculèrent. Fort heureusement, elle ne semblait pas être la seule dans ce cas. Elle en fut ravie. On aurait dit un gamin tout innocent, ce qui l’attendrit. « Euh… Ash…Je… » fit-elle d’une voix hésitante, coupée dans son élan par un bruit de frappes. La surprise la fit reculer brusquement. Le soulagement l’envahit bientôt. Oh, on ne faisait que toquer. Qui cela pouvait être ? En un mois, ils n’avaient jamais reçu aucune visite. Lorsqu’Ash se leva, elle ne but que baisser les yeux sur ses mains, sagement posées sur ses genoux. Quelque chose lui disait que quelqu’un avait empêché quelque chose de magique. Ce qui, en fait, était bien la stricte vérité. Comme si ce n’était pas suffisant… Alors que la porte s’ouvrait, elle garda la tête baissée, les mains jointes. Elle n’osa pas lever la tête, déçue. Maintenant, c’était à peine elle allait oser le regarder en face. Et s’il n’avait pas aimé ? Et s’il regrettait ? Et si elle n’était pas assez jolie ? Et si…?
Ses pensées furent brusquement interrompues suite à l’arrivée d’une… fille…, si on peut dire. Elle posa ses yeux sur elle et découvrit une jeune fille aux cheveux bruns et raides, un visage de porcelaine et des yeux de biche. Elle aurait pu être belle si elle ne portait pas un manteau… de fourrure ? Qui plus est, elle ne portait même pas de pantalon. Juste une jupe avec des collants, et une paire de bottes à talons. Sur le coup, un mot lui traversa l’esprit : Pute. Toutefois, son éducateur et ses croyances l’obligèrent à retirer son jugement. Après tout, cette fille pouvait tout aussi bien aimer Shakespeare, qui sait ? « Salut, je m’appelle Kaylie et je suis votre nouvelle colocataire ». Sur le coup, Keira avait la même tête que dans les dessins animés : les yeux sortant de leurs orbites. « P-Pardon? » « Oui, Ashray m’a gentillement acceptée. Il est tellement gentil ! Sinon, j’aurais été à la rue. » Ashray? Il s’appelait Ashray ? Elle tourna la tête vers lui, cherchant des explications. Son expression lui donna un serrement au cœur. Même elle connaissait son nom? « Je suis sûre qu’on va bien s’entendre » « Euh… Oui, sûrement » « Ca va être super ! Je m’installe où? ». Ash lui servit quelques explications. En précisant qu’elle pouvait dormir sur son matelas avec lui. Elle le vit comme une gifle. Cela fait, elle lui tourna le dos, ne voulant pas lui montrer qu’il l’avait blessée. « Je reviens » et elle s’esquiva plus loin. Elle entendit le bruit de leur conversation même dans la pièce à côté. Son instinct lui soufflait que cette nouvelle cohabitation allait, très, très mal se passer.

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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Sam 1 Mar - 0:29



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Tous les deux semblaient plongés dans un puissant embarras. La situation n’était pas simple. Du jour au lendemain, ils en venaient à s’embrasser. Qu’est-ce qui se passait dans la tête d’Ash ? Sans doute une sorte de déclic. Keira se mit à bégayer et alors qu’il allait de nouveau l’embrasser, on frappa à la porte. Etrange, ils ne recevaient jamais de visite. En bon propriétaire des lieux, il se leva et ouvrit la porte afin de savoir qui osait les déranger. C’était une jeune fille de l’âge de Keira. Assez jolie bien que son manteau de fourrure faisait vraiment pouf.

«

Salut, je m’appelle Kaylie et je suis votre nouvelle colocataire

»

Il arqua un sourcil. C’était donc celle-là qu’on lui avait refilé. Il n’en n’avait pas encore parlé à Keira, l’arrangement lui était complètement sorti de la tête. Une deuxième col-locataire pour augmenter les revenus du ménage. La première était aussi surprise que possible.

«

Oui, Ashray m’a gentiment acceptée. Il est tellement gentil ! Sinon, j’aurais été à la rue.

»

Pardon ? D’où elle connaissait son prénom complet celle-là ? Sans doute que leur ami commun l’avait dénoncé. En rogne, il afficha une expression fermée et presque agressive.


«

Je suis sûre qu’on va bien s’entendre

»


«

Euh… Oui, sûrement

»


«

Ca va être super ! Je m’installe où?

».


Ash répondit simplement qu’elle pouvait prendre le matelas. A ce moment, Keira se leva et parti à l’autre bout de la petite pièce. Kaylie venait de ruiner le seul moment où le jeune homme avait réussi à ressentir quelque chose de positif. Frustré, il mit les mains dans ses poches et expliqua qu’il avait des trucs à faire avant de quitter la maison.


Fallait qu’elle débarque à ce moment-là cette peste. Il passa la moitié de la nuit à rager tout seul dans son coin, détestant cette saleté. Heureusement qu’elle allait lui rapporter du fric. En passant dans une rue, il remarqua que c’était le jour des encombrants. Des gens jetaient de tout, même ce qui n’était pas cassé. Voilà une bonne occasion de se servir. Lorsqu’il revint au petit matin, il traînait derrière lui un matelas une personne et avait sous le bras une vieille lampe de chevet. Keira n’était pas à la maison et sa nouvelle colocataire dormait tranquillement. Ash posa le matelas dans un coin, devant pour y arriver, déplacer la table. Il réveilla Kaylie lui indiquant qu’il lui avait trouvé un lit. N’ayant que faire des remerciements, il s’installa sur son vieux matelas et fit semblant de dormir histoire d’avoir la paix. Tout ce qu’il voulait, c’était que Keira rentre afin qu’ils puissent parler.


Quand elle revint, il se leva directement, lui disant qu'il fallait absolument qu'ils parlent. Deux rues plus loin, à l'abris des oreilles indiscrètes, il hésita un peu avant de lui annoncer :

«

Je ne pensais pas qu'elle allait arriver si tôt. C'est le gars au cheveux gras qui m'a dit que si je l'hébergeais, elle pourrait ramener gros. Je comptais t'en parler mais j'ai été pris de court. Surtout qu'elle est arrivée ... à un mauvais moment.

»

se rendant compte de ce qu'il venait de dire, il s'excusa immédiatement

«

Pas que tu embrasses mal où que c'était désagréable, non ! Juste que c'était un moment privé et que j'aurais préféré qu'on ne nous interrompe pas même si je ne sais pas trop ce qui m'a pris, c'est pas mon genre. Quant à mon nom complet, je sais pas où elle l'a eu, mais je ne lui ait pas donné, c'est la première fois que je la vois.

»





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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Sam 1 Mar - 4:30

La descente en Enfer.

ASHRAY & KEIRA "What do you want, man ?".



Quand Keira retourna dans la pièce principale, elle constata que seule Kaylie était présente. D'après elle, Ashray devait s'absenter. Elle fronça les sourcils. Elle qui avait pensé qu'il comptait dormir aux côtés de la nouvelle. Cette annonce l'étonnait sincèrement. Peut-être qu'il allait simplement rentrer un peu plus tard. Oui, c'était sûrement ça. Kaylie essaya bien d'engager la conversation, sauf que Keira ne l'écoutait que d'une oreille. Elle n'avait pas envie de parler. Elle n'avait jamais été bavarde, de toute manière. Surtout devant ce genre d'individu. Alors qu'elle confectionnait un lit de fortune, c'est à dire composé d'une petite couette et de son sac comme oreiller, elle entendit la voix de Kaylie « Au fait, juste une question entre fille... Ashray, il est célib' ? ». Cette remarque eut le don de la raidir. Pourquoi posait-elle cette question ? Quelle idiote. Elle s'intéressait probablement à lui, déjà. Comme Keira... « Je suppose » d'une voix incertaine. Elle hésita avant d'ajouter : « Mais ce n'est pas trop son truc » « Quoi ? Les filles ? Il est gay ? ». Tient, s'il était gay? Quelque chose la poussa à répondre par la négative. Elle tempéra les choses, histoire que l'autre ne se fasse pas de fausses idées « Je ne pense pas ». Kaylie ne lui répondit pas tout de suite, mais lança : « Et bien, on verra ». Ce qui annonçait sûrement une série de tentatives de dragues... qui se solderaient sûrement sur une réponse positive. Evidemment, ce genre de type raffolait des filles dans son genre. Les adolescentes comme Keira ne les intéressaient pas. Elles servaient juste de divertissement. Cette pensée la déprima et, elle se coucha sans un mot. Et si elle se faisait de fausses idées ? Et si ce baiser n'avait pas été agréable pour lui ? Est-ce qu'il allait l'ignorer, au profit de la nouvelle colocataire ? Tant de questions lui parsemaient l'esprit. Malheureusement, elle ne détenait aucune réponse.

 Le lendemain, Keira se réveilla en première. Ne souhaitant pas le moins du monde devoir partager une conversation avec la brune, elle fila sans quémender son reste.Les mains enfoncées dans les poches de son manteau, elle avançait, le regard distrait. Finalement, elle pourrait partir sans regret. Elle qui avait cru trouver quelqu'un d'intéressant, ici. Peut-être bien qu'elle était destinée à rester seule, et à partir loin d'ici... sans attache. Et c'était ce qu'elle ferait probablement. Partir sans un regard en arrière. Elle déjeuna dans une boutique, prit son temps et remarqua quelque chose de stupéfiant. Une affiche, au coin de la rue. Elle se raidit. Oh non. Kei se hâta de finir son café et sortit. Heureusement, personne ne traînait dans le coin à cette heure-ci, hormis quelques rares passants. Elle regarda l'affiche, qui illustrait une fille aux longs cheveux bruns et aux yeux gris. Cette fille était riche. Aimée. Belle. Recherchée. D'un geste rageur, elle la déchira et la jeta dans une poubelle. Saloperie. Suffisamment de quoi la mettre de mauvaise humeur.

Lorsqu'elle retourna dans la maison, elle put découvrir que Ash était rentré. Enfin, Ashray, de son nom complet. Original comme prénom, d'ailleurs. Cela lui allait plutôt bien. Mieux qu'Asher. D'après lui, il fallait qu'impérativement qu'ils parlent. Elle ne voyait pas pourquoi, ou plutôt essayait de s'en convaincre. Toutefois, elle le suivit, sans un mot. Elle gardait les mains dans les poches, le regard ailleurs. Elle ne voulait pas croiser son regard bleu perçant. Qui avait le don de la désarçonner, au passage. Ce qu'elle trouvait très désagréable. « Je ne pensais pas qu'elle allait arriver si tôt. » Ah, donc c'était prévu depuis un bout de temps « C'est le gars au cheveux gras qui m'a dit que si je l'hébergeais, elle pourrait ramener gros. Je comptais t'en parler mais j'ai été pris de court. Surtout qu'elle est arrivée ... à un mauvais moment. ». A un mauvais moment, magnifique. Elle baissa la tête, persuadée qu'effectivement, ce baiser avait été important seulement pour une seule personne. Et ce n'était pas lui.  « Pas que tu embrasses mal où que c'était désagréable, non ! » La voilà rassurée maintenant.  « Juste que c'était un moment privé et que j'aurais préféré qu'on ne nous interrompe pas même si je ne sais pas trop ce qui m'a pris, c'est pas mon genre. » Pas son genre ? Si elle aurait été un peu plus en confiance, elle lui aurait servi un regard lourd de sous entendus et un simple « T'es un mec. ». Il poursuivit «  Quant à mon nom complet, je sais pas où elle l'a eu, mais je ne lui ait pas donné, c'est la première fois que je la vois. ». Quelque chose attira son attention. Suffisamment pour qu'elle le fasse remarquer. « Tu n'as pas besoin de te justifier. Tu ne me dois rien » Ce qui était entièrement vrai. Elle ne savait pas si elle devait regretter son ton froid. Peut-être. Après tout, la plupart se serait contenté de la snober après cet épisode. Lui non. D'ailleurs, elle se rappela d'un détail « Je pense que je l'ai compris. Tu étais aussi gêné que moi. ». Elle ne voulait plus parler de ça, ça la mettait mal à l'aise. Elle tourna la tête, dans l'espoir de cacher la rougeur de ses joues. En espérant qu'il mette ça sur le compte du froid environnant. « Ecoutes... Je m'en fiche qu'elle soit ici. » Mensonges. Mensonges. Mensonges. « Financièrement, ce sera sûrement plus simple » Semi-vérité. « J'aurais juste souhaité être informée ». Oui, autant dire qu'elle avait dû se faire passer pour une débile. Vive la communication... « D'accord » Il ne savait pas quoi dire. Ca tombait bien, elle non plus.

Tandis qu'ils continuaient d'avancer, un obstacle se présenta à eux. Et pas des moindres. A cette vue, la jeune fille se glaça d'effroi, saisit le bras de son camarade pour qu'il ne soit pas exposé à leur vue. Des flics. C'était pas vrai. C'était pas le moment. Ce n'était pas le plus choquant. Ils tenaient quelque chose. Et Keira savait de quoi il s'agissait. Alors qu'Ash cherchait des explications -il n'avait pas vu les flics- elle lui recommanda gentillement mais fermement de la fermer. Elle jeta un coup d'oeil et remarqua qu'ils allaient dans leur direction. Oh c'est pas vrai. Sans réfléchir, elle chercha frénétiquement un endroit où se cacher. Une autre ruelle, plus sombre cette fois-ci. Le temps d'y parvenir, ils étaient là. Alors, Keira fit la première fois qui lui sauta à l'esprit. Elle empoigna doucement Ashray par le col et lui sortit « Embrasses-moi ». Cela aurait pu être jolie comme scène, voir excitant, si elle ne paniquait pas vraiment. Sans vraiment attendre de réponse, elle posa sa main derrière sa nuque et attira son visage vers le sien. Ses lèvres épousèrent les siennes avec une facilité qui la surprit elle-même. Elle pria pour qu'Ashray joue le jeu. Pour donner plus de réalisme à la scène, elle caressa sa joue avant de passer ses mains dans ses cheveux. Pitié qu'ils s'éloignent. Vite.

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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Sam 1 Mar - 7:24



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«

Tu n'as pas besoin de te justifier. Tu ne me dois rien

»


Encore heureux qu’il ne lui devait rien. Il ne manquerait plus que ça. Replongé dans son air froid et distant, il n’approuva rien, c’était inutile.


«

Je pense que je l'ai compris. Tu étais aussi gêné que moi.

»


Encore une fois, il ne dit rien. Ash n’avait pas envie de revenir sur cet épisode. Ce n’était rien d’important. Ni désagréable, ni agréable, ni nécessaire, ni inutile. Il n’était pas du tout habitué aux marques d’affection de ce genre. Et de toute façon, c’était elle qui l’avait embrassé, il n’avait pas à s’en vouloir. En théorie.


«

Ecoutes... Je m'en fiche qu'elle soit ici.

»


Le mensonge n’était visiblement pas sa qualité première. Quelle erreur d’avoir amené une deuxième fille chez lui. D’un autre côté, si elle n’était pas arrivée à l’improviste, peut-être auraient-ils été plus loin. Rien qu’à cette idée, son corps fut parcouru de frissons de dégoût. Non, plus jamais.


«

J'aurais juste souhaité être informée

».


«

D'accord

»


Que pouvait-il dire d’autre ? Hors de question de s’excuser. Comme elle l’avait dit quelques secondes plus tôt, il ne lui devait rien et, si elle n’était pas satisfaite, qu’elle rentre chez elle. Rapidement, il se plongea dans ses pensées, marchant automatiquement vers son petit chez lui. Sa sombre songerie fut interrompue violement par Keira qui attrapa son bras, le serrant tellement fort qu’il sentit ses ongles à travers sa veste. C’était quoi son problème à celle-là ?  La cerise sur le gâteau : elle lui dit de la fermer avant de l’emmener plus loin, courant presque. C’était quoi le délire là ? Soudain, elle s’arrêta dans une des ruelles les plus sombres et étroites de la ville. A ce moment, elle lui dit directement :


« Embrasses-moi »


Quoi ? Mais il n’avait pas envie. Qu’est-ce qui se passait ? En fait, elle ne lui demandait pas, elle se servit directement. Ash était pétrifié, il n’osait pas bouger. Elle l’embrassait langoureusement, caressa sa joue et passa sa main dans ses cheveux, l’embrassant encore plus. Immédiatement, son rythme cardiaque se mit à accélérer. Ce n’était pas du désir, non. C’était de la peur et de l’angoisse. Impossible pour lui d’accepter ça. Immédiatement, il s’arrachera à ses bras, les yeux écarquillés, le cœur battant. Terrorisé, il se mit à courir et s’enfuit le plus loin possible. Connaissant bien la ville, il se cala dans un coin sombre et isolé où il craqua et se mit à pleurer à chaudes larmes. Tout lui revint en mémoire, leurs mains sur lui, leurs souffles, leurs bouches, tous ces moments atroces. Pendant des heures, il resta dans l’ombre, secoué de soubresauts, terrorisé. A peine quelques gestes avaient suffi à réveiller en lui tous ses plus profonds traumatismes.  



Il ne rentra pas tout de suite chez lui. Seulement au bout de deux jours. A la maison, la tension était à son comble. Il faisait tout pour ne pas devoir parler à Keira. Pendant une semaine, il ne lui adressa pas la parole. Ce fut elle qui brisa ce silence de mort :


«

Au fait, pour l'autre fois. Il y avait des flics. Je voulais pas qu'ils me voient. T'inquiètes pas, je ne comptais pas te violer ni faire quelque chose d'approximatif.

»


Tout ça en lui tendant l’argent qu’elle lui devait. Il prit les billets et la regarda partir. Savoir ça le détendit un peu. Malgré ça, il avait toujours du mal à la regarder en face. Un soir où Kaylie était absente, il prit son courage à deux mains et alla voir Keira pour lui proposer :


«

Tu veux qu’on aille au McDo ?

»


Un peu minable comme proposition mais, ils n’avaient pas les moyens d’un resto 3 étoiles. Ce n'était pas un rencard, juste une simple sortie histoire d'apaiser les tentions. Sa réaction bien qu'excessive était logique vu son passé agité. Il n'avait rien contre elle, il l'aimait bien mais, il y avait des limites à ne pas franchir avec lui. Tout simplement. Mieux valait pour eux deux que Keira s'y habitue car Ash ne pourrait jamais passer outre.





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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Sam 1 Mar - 9:23

La descente en Enfer.

ASHRAY & KEIRA "What do you want, man ?".



En toute franchise, Keira ne pensait à rien. La seule chose dont elle était consciente c'était qu'elle risquait de se faire attraper à un moment ou à un autre. Cette idée l'angoissait à un point phénoménal. Ce qui, accessoiremment, justifiait son geste.Toutefois, Ash, ou plutôt Ashray, ne vit pas les choses de la même manière. Il ne répondit en rien à ses gestes. Mais, il finit par se détacher d'elle, les yeux écarquillés. Keira resta pantoise, ne sachant quoi dire ou comment réagir. Elle fut interpellée par son expression, qui exprimait tant de surprise, mêlé à... de la panique ? Ce sentiment pouvait être justifié également à cause de sa fuite. Parce qu'il avait bel et bien fui. Elle ne comprit absolument pas ce qui venait de passer. En tout cas, une chose était certaine : Ash avait bien été effrayé. Par elle, ou ce qu'elle avait fait. Il avait un problème. Elle baissa les yeux, inspira, et se fit que, effectivement, elle n'était pas la seule à avoir morflé dans sa vie.


Deux jours passèrent, sans qu'elle puisse le voir depuis l'incident. Au cours de ces derniers, Keira s'était révélée être d'une humeur excécrable. Elle abordait toujours ce visage fermé, ce regard froid. Ce qu'elle adoptait dans la vraie vie... avant. En rencontrant Ash, elle s'était un peu plus.. ouverte, disons. Dans le bon sens du terme. Comme quand elle était au lycée, avec ses amis. Cette rupture dans leur relation, si on pouvait utiliser ce terme, avait ravivé de vieilles blessures. D'où son attitude austère et son isolement. Elle ne parlait pratiquement jamais à Kaylie, et celle-ci avait vite abandonné l'idée de faire la conversation. Elles se contentaient d'échanger quelques banalités.

En effet, Keira s'avérait être une personnalité... complexe. Histoire d'éclaircir la situation, il suffisait de préciser qu'elle était plutôt asocial. Voire, totalement. Elle ne laissait jamais personne l'approcher de trop près. Dans ce cas présent, elle avait fait une « exception ». Tout simplement parce qu'elle se sentait seule et se voyait plongée dans un monde inconnu et dangereux. Maintenant, elle était persuadée d'avoir tout gâché. Alors, au lieu de s'exposer à une souffrance quelconque, elle refoulait tout en bloc. En prétextant l'indifférence. Une semaine passa ensuite, au cours de laquelle un nouveau incident se produisit. Tandis que Kei s'apprêtait à rejoindre le matelas qu'elle partageait avec Ashray, elle constata que Kaylie l'y était déjà. Celle-ci l'informa inutilement que c'était désormais sa place. Evidemment. La pute avait sa place. Amèrement et injustement, elle se dit qu'avec cette fille, il la repousserait pas. Kei avait fait de son mieux ce jour-là pour ne pas assassiner quelqu'un. Heureusement pour tout le monde, elle s'était contenté de s'éloigner, le dos droit, de prendre son sac et de s'être installé sur le matelas unique.

(Il faut rappeller que les nuits précédents, elle avait soigneusement évité de le rejoindre. En grande partie à cause de ce qui s'était passé dans la ruelle. Elle s'arrangeait pour dormir par terre et ne pouvait se résoudre à le rejoindre sous les draps.)

A cet instant, une grande tristesse s'était installée chez elle. Keira se sentait horriblement seule. Elle ne put s'endormir qu'une heure après. Les larmes avaient coulées le long de ses joues, silencieuses. Elle se remémorait des séquences de son ancienne vie. Les cours de chimie avec Pedro et Duncan. Les cours de sport avec les garçons et Eva. Les déjeuners dans le fast food du coin, les fous rires. Les balades dans le parc non loin du lycée. Les discussions devant les casiers. Ses entraînements. Ses discussions avec les autres chasseurs, des gens comme elle. Son mentor. Pour la première fois, cela lui manquait, avec une intensité qui la surprit. Elle avait niché le nez dans sa veste pour ébruiter ses sanglots et planté ses ongles dans son bras. Une habitude pour l'empêcher d'avoir des pensées négatives.
Puis s'était endormie, pour se faire réveiller en sursaut quelques temps plus tard par un « NE ME TOUCHES PAS ! ». Sous le coup de la frayeur, Keira avait tellement sursauté qu'elle s'était cognée le coude contre le mur. Alors que les deux autres faisaient je ne sais quoi, elle se contentait de frotter son coude d'un air encore endormi. Elle eut le temps d'entendre Ashray recommander à Kaylie de trouver un autre endroit pour dormir. Ce n'était pas Keira qui allait lui en tenir rigueur. Malgré tout, elle s'interrogeait sur le motif de ces réactions exagérées... Visiblement, lui non plus ne supportait pas les contacts physiques. Parfait, ils étaient deux... à différents degrés. La jeune fille avait appris à prendre sur elle, ce dont Ashray semblait incapable pour le moment. Mais que lui était-il arrivé ? Oh pis ce n'était pas ses affaires. Et il pouvait s'en vouloir qu'à lui. Après tout, c'était sa faute, il n'avait qu'à pas prendre Kaylie sur son matelas. Il pouvait s'en prendre qu'à lui-même.

Le lendeman, elle n'avait pas pu s'empêcher de donner quelques explications sur ce qui s'était passé, sur un ton froid, avant de sortir de chez eux. Sans chercher plus loin. Elle ne lui parla plus ou presque... par nécessité, seulement. Ce n'était pas une exception. Keira ne parlait à personne. A croire que c'était la période du mois.

A sa grande surprise, Ashray l'invita un soir à aller au macdo. Kaylie n'était pas dans les parages. Sur le coup, elle ne comprit pas. Quelques passèrent passèrent, où elle l'avait dévisagée, les sourcils froncés, avant qu'elle ne lui réponde un « Pourquoi pas ». Mais elle restait méfiante.
Pendant tout le trajet, aucun n'échangea le moindre mot. Keira n'avait pas hâte de faire la conversation. Une fois arrivés, elle constata qu'il faisait vraiment nuit. Il y avait la queue au drive. A l'intérieur, il y avait pas mal de monde. Kei n'aimait pas le monde. Elle avait toujours l'impression d'étouffer. Compte tenu de sa clostrophobie, ce n'était guère étonnant. L'attente fut longue au goût de la concernée. Elle attendait, les bras croisés. Lorsque ce fut leur retour, ils n'avaient toujours pas échangé un mot. Il fallait croire que ce silence les complaisait tous les deux. Néanmoins, elle finit par le briser. « Pourquoi ? » « Pourquoi quoi ? » « Pourquoi un coup tu es distant et me fuit comme la peste, et un autre adorable et tu m'embrasses ? » « Je n'ai pas fait exprès » Un soupir s'échappa de ses lèvres, auquel il répondit par un « L'autre soir... Tu m'as fait peur »  « Je t'ai fait peur ? » « Oui » « En quoi ? » « Ce ne sont pas tes affaires ». Automatiquement, elle se vexa, ce qui fit qu'elle commanda la première sans un mot et s'installa à une table. Elle venait d'attaquer ses potatoes et d'insérer la paille dans la fissure du gobelet rempli de coca. « Je ne voulais pas te vexer mais je n'ai pas envie d'en parler » De son fameux complexe. Logique. Keira s'adoucit « Je ne voulais pas t'effrayer. Tout ce que je voulais, c'était éviter d'être repérée par les flics » Il se moqua d'elle en gardant une expression sérieuse « T'as de drôles de tecniques », ce qu'elle lui concédait. « Ils n'avaient aucune raison de nous interrompre » elle haussa les épaules et grignota une potatoes. « Des flics, c'est des flics » « Et ? » « Ca les aurait fait kiffé de nous interrompre » « Qu'est-ce qui te fait dire ça ? » lui répondit-elle en prenant son hamburger avec ses deux mains. « C'est tous des connards » « Parce qu'ils se seraient fait un plaisir de nous interrompre ? » Elle croqua une bouchée. Oh quel délice. « Oui. Ils aiment emmerder les gens » « Je sais pas. J'ai jamais eu de problèmes avec eux » Au contraire, la rare fois où elle s'était faite arrêtée, son père l'avait fait sortir de là avec son sourire by colgate. « Moi si. Je sais de quoi je parle » « Tu as un exemple sous la main ou pas ? » Elle commença à boire son coca. « J'ai déjà fait de la prison » Elle faillit s'étouffer mais se rattrapa. Sexy ? Complètement. « Pardon ? » son regard disait clairement qu'il ne plaisantait pas « … Ah, oui, je vois » « Oui ». Kei garda le silence le temps de poser sa boisson et de continuer ses potatoes « Tu y es resté longtemps ? » « Un an » « Ca devait être horrible... » Rien que d'imaginer, elle en avait des frissons. Elle avait vu des reportages qui soulignainet l'atrocité de ce qu'ils vivaient. « Ca l'était » « On change de sujet ? » « Oui ». Le reste du repas, ils la passèrent autour d'une conversation neutre. Au fur et à mesure, Keira se détendait de plus en plus. Si bien qu'elle perdit sa mauvaise humeur. Et une bonne nouvelle !

Sur le chemin du retour, il la surprit en lui lançant un timide « Est-ce que tu veux dormir avec moi... comme avant ? ». Elle lui retourna un regard étonné « Pourquoi ? » la rancoeur lui serra le cœur, l'obligeant à dévier son regard « Tu m'as virée l'autre fois, ce n'était pas pour rien » « Virée ? » C'était ce qu'elle avait compris « Tu m'as pris par surprise. Là c'est juste pour dormir » Elle roula des yeux. On aurait dit qu'il la prenait pour un prédateur sexuel. Ce qu'elle trouvait particulièrement désagréable « Tu me parles comme si j'étais une obsédée. Ce rôle va bien à Kaylie, merci ! » et crut bon d'ajouter : « Je ne parlais pas de … ça. Je parlais du fait que tu m'ais éjectée pour que Kaylie dorme avec toi » Elle ne l'avait toujours pas digérée « Je... Excuses moi ». Il l'étonnait de plus en plus. Quelle surprise de découvrir que derrière ce vilain grincheux qu'elle avait connu aux premiers jours se cachait un joli petit garçon tout timide et mignon comme tout. Afin de ne pas perdurer la gêne, elle haussa les épaules et déclara sur un ton blasé « T'es un mec » « Et ? » Comme si ce n'était pas assez évident « Les mecs préfèrent les filles comme Kaylie » et donc, pas comme elle. « Non. C'est avec toi que j'ai échangé mon premier baiser. T'es la première à me plaîre vraiment ». Il la surprit tellement qu'elle arrêta de marcher « Pardon ? ». Il s'arrêta à son tour, fourra ses mains dans ses poches mais lui répondit d'un air tout à fait sérieux « Tu me plais. C'était bien mon premier baiser. Mais... ne recommences plus jamais un truc comme dans la ruelle » Aucun souci là-dessus « La prochaine fois, je me contenterais de me barrer en courant » et elle reprit sa marche. Il lui confia que cétait mieux. A cet instant de la conversation, le silence s'éternisa. Kei finit par le dissiper en lançant un « Moi aussi » Silence « C'était mon premier baiser aussi » Ce qui le surprit aussi « Ah oui ? Mais pourquoi ? » elle évitait son regard « Pourquoi quoi ? » « Pourquoi tu m'as embrassé sur le matelas ? » Là, elle le regarda « C'est toi qui m'a embrassé » « Non c'est toi ». Bonjour les gosses. Elle croisa les bras « Donc, je suis la seule responsable ? » « Oui » Pfff. Bien sûr, décharges toi. « Ouais c'est ça... » Elle tourna la tête « J'en avais envie, sans doute ». Silence de nouveau. « Moi, j'ai eu envie après » « De quoi ? » « De t'embrasser » « Oh » rougissement. C'était reparti pour un tour.
Ils finirent par trouver le chemin de la maison. Avant de pénétrer à l'intérieur, ils échangèrent trois phrases. Les dernières de la soirée. « Si on pouvait oublier ce qui s'était passé dans la ruelle... » « C'est déjà fait » Silence. On pouvait presque les voir se balancer d'un pied à l'autre « Donc tu veux bien, pour ce soir ? » Elle acquiesça. Ainsi, l'incident fut oublié.

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Ashray Snyder

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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Dim 2 Mar - 1:47



 ❝ La descente en Enfer ❞
Ashray & Keira



Tu passes toute ta vie pour payer ta pierre tombale

Tu masques ton visage en lisant ton journal

Tu marches tel un robot dans les couloirs du métro

Les gens ne te touchent pas, faut faire le premier pas



Keira accepta de l’accompagner, le délivrant ainsi d’un premier poids. Après tout, si elle avait refusé, elle l’aurait mis dans un certain embarras. Bien que le chemin jusqu’au fast-food se fit dans un silence de mort, le moment dans le restaurant fut animé d’une conversation aussi hésitante qu’apaisante. La tension entre eux avait disparu d’un simple coup de baguette magique de la providence. Celle-ci même qui avait décidé de lui donner suffisamment d’assurance et de confiance afin de lui proposer de dormir ensemble comme avant. Malheureusement, la demande n’eut pas une simple réponse comme oui ou non et ils furent embarqués dans une conversation qui déboucha sur le premier baiser qu’ils avaient échangé peu avant l’arrivée de Kaylie. C’était un moment dont Ash n’avait pas envie de parler mais dont il parla quand même. Le fait qu’elle s’ouvre un peu plus à lui l’y avait poussé. Elle faisait des efforts, il pouvait en faire aussi.

La première nuit dans le lit fut calme, les cauchemars l’épargnèrent et un sommeil réparateur se chargea de lui redonner la pêche. Une fois cette nuit achevée, il ouvrit les yeux pour admirer le matin. Un jour nouveau symbole d’une chance nouvelle. Car oui, il avait cette impression que Keira lui donnait une deuxième occasion de faire ses preuves. Sans doute que la jeune fille n’était pas arrivée dans sa vie par hasard, peut-être qu’il y avait effectivement quelqu’un là-haut qui observait le monde et qui, pour une fois, avait porté son attention sur sa petite personne.

Emplit de motivation, il se leva alors que les filles dormaient toujours. Les filles … Quelle erreur d’avoir accepté Kaylie, elle n’allait leur attirer que des ennuis. Non, il ne fallait pas penser négativement, tout allait bien se passer. Pour en être sûr, il se rendit la salle de bain et sorti de sa cachette sa croix en or. Il avait eu ce bijou pour une occasion spéciale mais n’arrivait plus à s’en souvenir. Au diable les souvenirs, ce qui comptait, c’était maintenant.

Dans la cuisine, il attrapa un paquet de biscuit et alla le déposer près de Keira afin qu’elle ait de quoi déjeuner. En temps normal, elle n’aurait pas touché à la gourmandise puisque c’était à Ash et que, dans cette maison, les territoires étaient bien délimités. Pour une fois, il faisait une exception. C’était le deuxième geste gentil qu’il avait envers elle. Au final, les chances que les actes gratuits de sa part se multiplient étaient bien plus grandes que prévu.

Sa journée, il la passa sereinement en ville. San Francisco était magnifique sous le soleil inspirant. D’ailleurs, Ash se surprit à rêvasser. Rêvasser de Keira et lui au bord de la plage. Oui, c’était indéniable, elle lui faisait bien plus d’effet qu’il ne l’aurait cru. C’était désormais impératif qu’il trouve un moment à passer seul avec elle loin de Kaylie. Une idée germa dans son esprit et, au soir, il avait en poche la parfaite excuse.

A peine rentré, il proposa à Keira de l’accompagner au parc vendre un peu « comme le premier soir ». Effectivement, les choses se déroulèrent comme au premier soir. Ils restèrent en paix dans l’obscurité apaisante à encaisser des billets en échange de petits paquets. Sauf que, cette fois, ils étaient plus proches. Physiquement et émotionnellement. Pour donner un aspect plus réaliste à leur couverture, Keira passa trois-quarts de la nuit assise sur ses genoux. Enivré par son parfum féminin et la chaleur de son corps mince, il lui arrivait même de ne pas encaisser le bon nombre de billets. Cette situation pouvait paraître banale au possible mais, pour Ash, c’était important. Il partageait une proximité presque intime avec quelqu’un depuis très longtemps. Il faisait un gros effort.

C’était à regret qu’il vendit le dernier paquet d’aluminium. C’était la fin de la soirée. Pas grave, il y en aura d’autres, il se le promit. Pour ne pas s’éloigner brusquement comme il l’aurait fait naturellement, Ash prit la main de Keira. Afin d’éviter son regard questionneur, il détourna la tête. Heureusement, elle ne posa pas de question orale et ne s’éloigna pas de lui. Au final, la chaleur humaine ce n’était pas si mal que ça.

La vieille église sonna trois coups, leur donnant presque l’ordre de rentrer chez eux. Kaylie n’était sans doute pas à la maison. Ses nuits, elle les passait sur le trottoir ou dans d’autres endroits spéciaux d’où elle ramenait un beau montant. L’idée d’être seul avec Keira le réjouit et sa concrétisation encore plus. Allongés tous les deux sous les couvertures, ils étaient au calme et en paix. L’accident des flics oubliés, il n’y avait plus autant de honte et d’embarras. Voulant en profiter et marquer le coup, Ash se rapprocha un peu, écarta une mèche brune de son visage et embrassa doucement ses lèvres roses. Voilà, comme ça c’était parfait.




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+ Tyron, Daniel, Brooke, Kalia & Katia : Enfants.
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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Dim 2 Mar - 3:16

La descente en Enfer.

ASHRAY & KEIRA "What do you want, man ?".



La nuit fut bien moins agitée que ces derniers jours. A ce propos, Ashray n'avait presque pas bougé. Si bien qu'elle eut tout le loisir de se reposer. Lorsque les rayons du matin effleurèrent son visage, elle prit le temps de s'étirer longuement et de se réveiller posément. Elle bâilla à s'en décrocher la mâchoire mais resta au lit, se retournant même pour refermer ses bras autour de l'oreiller. A cet instant elle remarqua l'absence d'Ashray. Ce n'était pas plus mal, elle pouvait profiter du lit. Kaylie somnolait à côté ; Keira parvenait encore à l'attendre respirer. Au bout d'un quart d'heure, elle trouva la force se relever. Elle constata alors qu'un paquet de biscuit était déposé près du matelas. Elle le ramassa ; cela appartenait au propriétaire des lieux. Enfin, Ashray. Etait-il ici par hasard ? Peu de chances. Est-ce que c'était Kaylie qui l'avait déposé ici pour provoquer une dispute entre elle et le blond ? Il y avait des chances. Oui, elle était un peu beaucoup parano. Mais il le fallait. Elle préférait être prudente qu'inconsciente. Toutefois, son ventre l'a rappela à l'ordre, l'obligeant à céder à la tentation. Ce n'était pas exquis, mais c'était mangeable. Au moins elle ne risquait pas de réveiller les ménages des alentours.

Elle passa sa journée à essayer de ramasser de l'argent. Ce qui n'était pas chose aisée. Elle n'osait pas quitter de trop loin les bas quartiers. Quelques mois avant, la situation se trouvait être inversée. Quelle ironie. Désormais, elle ne voulait plus remettre les pieds dans les beaux quartiers. Trop de souvenirs. De plus, elle ne souhaitait pas le moins du monde croiser la route de quelqu'un de familier. Aujourd'hui, elle était un peu plus légère. En grande partie grâce à leur « réconciliation ». Bien que bizarre au début, cela lui avait fait plaisir de discuter de tout et de rien avec le joli blond. Elle savait qu'il était... spécial. Toutefois, ces semaines écoulées leur avait permis de se familiariser l'un envers l'autre. Et, ce qu'elle avait découvert lui plaisait. Tout d'abord attirée par son côté sombre et « mauvais garçon » (à croire que c'était une maladie dégénérative chez les personnes de sexe féminin), elle connaissait désormais quelqu'un de timide, mystérieux mais... étrangement gentil. Ou plutôt, adorablement gentil. Quelque chose lui soufflait que c'était un être torturé. Comme elle. Peut-être plus qu'elle, même. Ce qui l'attirait comme un papillon vers une flamme.
En rentrant, elle fut heureuse de voir l'absence de Kaylie. Plus vite elle déguerpissait, mieux elle se porterait. Néanmoins Ashray se tenait là et il lui proposa de l'accompagner. Le même travail que la dernière fois. Cette fois-ci, elle ne portait pas tout. Les doses étaient réparties de manière équilibrée. C'était mieux. Contre toute attente, elle avait dû adopter une autre attitude. Compte tenu de l'aspect réaliste de la scène, ils leur devaient de jouer leurs rôles à la perfection. Pour ce faire, la jeune fille avait dû s'installer sur les genoux du « dealer ». Ce geste l'avait d'abord embarrassée mais, elle s'y était habituée. La première chose qui lui était passée à l'esprit était : Pourvu que je ne sois pas trop lourde. En même temps, une fille de 50 kilos, voire 55 sur 1Mètre 70 face à un garçon de plus d'1mètre80... A croire qu'elle s'attardait vraiment sur des choses « insignifiantes », de peur de le gêner. Quelques fois, il était arrivé à Ashray de l'effleurer, ce qui faisait frissonner sa partenaire à chaque fois. Heureusement, ce dernier mettait ces réactions sur le compte du froid. S'il savait.

Une fois sous les couvertures, elle se dit qu'elle avait bien apprécié cette escapade, bien qu'elle reste risquée et … pas bien. Mais, comme on disait : Aux grands maux, les grands moyens. Mais, apparemment, la soirée n'était pas terminée. Du moins pas au goût du jeune homme. Ce dernier se rapprocha d'elle et écarta une mèche de ses yeux. Son regard gris suivit son geste, avant de s'ancrer à celui de son interlocuteur. Même dans le noir, elle avait l'impression de les voir briller. Bientôt, ses lèvres se refermèrent sur les siennes. Aussitôt, elle eut l'impression que son corps subissait des électrochocs. Elle lui rendit timidement. Le second fut plus ferme. Et ceux d'après encore plus. Effectivement, ils avaient passé leur soirée à s'embrasser. Comme s'ils cherchaient à combler un manque, à apprendre plus, à connaître plus. Ils se risquaient même à quelques caresses. Quant à Keira, elle garda bien sagement ses mains sur ses épaules, bien que quelques fois elle les remontait sur ses joues. Ashray possédait plus de libertés, bien qu'il ne s'attaque pas aux zones plus risquées. Au grand soulagement de sa camarade. D'ailleurs, il réussit à la surprise une nouvelle fois en se positionnant au-dessus d'elle. Elle en frissonna. Quand il fondit vers sa bouche encore une fois, se risquant même à coller son corps contre le sien, elle crut bien qu'elle allait s'embraser. Elle adorait ces intentions. Elle pouvait presque jurer de sentir son cœur battre contre sa poitrine. Le sien filait bien à 100 battements par minute. Et un baiser dans le cou suffit à lui faire lâcher un « hm » significatif. La réalité de ce qu'ils faisaient la frappa en pleine face. « Ashray... » murmura-t-elle au creux de son oreille. Kaylie reposait quelques pas plus loin. Elle l'avait oubliée, celle-là. Pitié qu'elle dorme à poings fermés. Ash sembla remarquer son malaise et attrapa son visage en coupe « Il n'y a que toi et moi ». Non, pas vraiment. Mais elle l'embrassa quand même. C'était trop tentant. Mais elle lui répondit malgré tout « Ce n'était pas ce que je voulais dire... » « Non mais vous allez arrêter oui ? Il y en a qui essayent de dormir, merde ! ». Grisée, Keira n'osa pas faire un geste de plus, les joues rouges. La pénombre cachait ce détail. Finalement, Ash l'embrassa une dernière fois et se coucha sagement près d'elle. Ce qui fit un drôle d'effet à celle-ci. Sa chaleur lui manquait. Alors, mue par un sentiment inexplicable, elle se blottit contre lui. Comme une enfant. Elle eut peur qu'il ne la repousse pas mais n'en fit rien, préférant la garder contre lui, osant même passer un bras autour de sa taille. Elle avait adoré ses baisers. Elle avait adoré tout ce qu'elle avait ressenti. Et elle voulait le refaire. Mais, elle resta sage comme une image et, s'aida du rythme cardiaque d'Ashray pour s'endormir. Ce qui marcha.

Le lendemain, elle fut la première à ouvrir les yeux. Si bien qu'elle eut tout le loisir pour l'observer. Ce n'était pas un mannequin, il ne portait pas des fringues superbes, il ne pouvait pas prendre soin de lui aussi bien qu'il le faudrait, mais, il dégageait quelque chose... d'irrésistible. Quelque chose qui rendait impossible tout éloignement. C'était bien sa veine. Alors qu'elle se perdait dans la contemplation de ses traits, il se réveilla. Elle posa rapidement sa tête sur son torse, espérant qu'il n'ait rien vu, les joues rouges. Elle essaya même de faire semblant de dormir mais, n'y arriva qu'à moitié. C'était ça, l'attraction ? Comme on disait dans les livres ?

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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Dim 2 Mar - 5:45



 ❝ La descente en Enfer ❞
Ashray & Keira



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Tu marches tel un robot dans les couloirs du métro

Les gens ne te touchent pas, faut faire le premier pas


Effectivement, la soirée (la nuit) fut magnifique. Ash et Keira étaient comme deux jeunes adolescents qui avaient peur d’être surpris. D’ailleurs, quand Kaylie rentra, ils firent tous les deux semblant de dormir. Dès qu’elle s’endormit, ils reprirent leurs embrassades avec l’ivresse de la jeunesse qui leur manquait. Qu’est-ce qu’il aimait ça, l’embrasser, la caresser, goûter à sa peau de porcelaine. C’était parfait. Empli d’une motivation qu’il ne se connaissait pas, il en arriva à s’aventurer de manière plus intense. Un peu déstabilisé lorsqu’elle soupira son prénom complet, il ne se laissa quand même pas désarçonné. Que Keira réponde à chacun de ses baisers avec tant d’implication réchauffait son cœur glacé.


Malheureusement, il semblait qu’ils faisaient trop de bruit. Déçu, il reprit sa place à côté de sa belle. L’adrénaline mit un temps à redescendre et, lorsqu’elle se blottit contre lui, il passa ses bras autour d’elle. Son cœur continuait à battre à un rythme hors du commun. Ces moments passés avec elle étaient divins. Ils l’étaient tant que, toute la nuit, il ne rêva que d’elle avec un sourire béat collé au visage.


Lorsqu’il se réveilla, il eut l’impression diffuse que la nuit précédente n’existait que dans ses rêves. Le corps de Keira dans ses bras le rassura. Non, ce n’était pas un rêve, elle était bien là en chair et en os. En fait, elle dormait toujours. Oh, qu’est-ce qu’elle était adorable. En fait, Ash était devenu tout à coup une sorte de Roméo en guimauve, prêt à tout pour sa Juliette. A ce moment, il se demanda s’il n’était pas un peu amoureux de la jolie petite fugueuse. Non, ce n’était pas son genre.


Lorsqu’elle ouvrit les yeux, il lui sourit. Que pouvait-il faire d’autre ? Rien, il était devenu complètement con. Enfin, plus que d’habitude … Néanmoins, ça semblait plaire à sa belle qui lui rendit son sourire. Un baiser plus tard, ils se dirent bonjour. Tout simplement. Un peu mal à l’aise malgré tout, Ash ne savait pas trop quoi faire maintenant. Est-ce qu’il fallait parler de la nuit ? Est-ce qu’il fallait aller manger ? Est-ce qu’il fallait la laisser parler ? Il n’en savait rien du tout. Qu’est-ce qu’il ne donnerait pas pour avoir un manuel avec ses choses-là. Au risque de tout casser, il se décida quand même à sortir :


«

C’était parfait cette nuit.

»


Court, soft, classe. Pas fait exprès. C’est juste que parler et faire de longues phrases, ce n’était pas son truc. L’action non plus malgré ce qu’on pourrait croire après la nuit dernière. La nuit dernière … Tout ce dont il avait envie maintenant, c’était de recommencer.




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MessageSujet: Re: La descente en Enfer (feat ashray)   Dim 2 Mar - 6:19

La descente en Enfer.

ASHRAY & KEIRA "What do you want, man ?".



Sans vraiment s'en rendre compte, Keira se mit à chanter Girl On Fire. Afin d'éviter de penser à ce qu'ils s'étaient passé, au risque de se glisser sous la couette et de ne plus en sortir. Cette nuit, autant avouer qu'elle s'était un peu... lâchée, disons. Plus qu'elle ne l'aurait cru, d'ailleurs. D'ordinaire elle détestait ce genre d'effusions. Et elle était persuadée que cela ne changerait jamais. Et pourtant, hier soir, Ashray lui avait prouvé le contraire. Oui, elle aimait ça. Non, en fait, elle adorait. Rien que ce souvenir suffit à lui procurer un frisson. Ce moment lui revint en mémoire. Leurs baisers, tantôt tendres, tantôt passionnés. Bien que maladroite au début, elle avait su faire ses marques. Tout comme son partenaire. Ils avaient même osé partager quelques baisers langoureux. Kei grimaçait toujours en voyant ce spectacle chez d'autres couples. L'idée même la dégoûtait. Mais... Ô sacrilège, elle avait aimé. Quelle honte, n'est-ce pas ? Elle se souvenait encore de son impression de rester en « stase ». Il l'avait plongé dans un tout autre monde, loin des vampires, loin du froid, loin de la solitude, loin de tout. Et elle avait adoré le faire avec lui. Et elle voulait recommencer. Sentir à nouveau ses doigts parcourir sa peau. Sentir à nouveau ses lèvres sur les siennes, dans son cou. Sentir à nouveau son corps se frotter contre le sien. Elle frissonna. Sur le coup, elle eut peur de ne pas être normale. Dans les comtes, on précisait juste qu'ils vivaient heureux et avaient beaucoup d'enfants. Ils ne précisaient pas tout ce que cela accompagnait. Les traîtres.

En le sentant remuer sous elle (Continues, elle dira rien, mais chut), elle leva la tête et plissa les yeux, comme si elle réveillait à peine. Il sourit. Et elle sourit aussi, après s'être tournée de manière à ce que leurs visages soient face à face. Si ses amis (ou connaissances, plutôt) la voyaient dans cet état, ils s'écrieraient  « Inconnu, sors de ce corps ». Elle souriait rarement. Plus depuis l'enterrement, en tout cas, quelques années auparavant. La jeune fille n'osait jamais montrer ses émotions, encore moins chez elle, quand son père était dans les parages. En vivant dans la vue, elle devait les assumer. Aujourd'hui, elle était... heureuse. C'était ça, alors ? Etrange. Il l'embrassa, et elle lui rendit bien. Exposés à la lumière du jour, elle n'osa pas lui rendre avec plus de fermeté. Au moins, dans la fraîcheur de la nuit dernière, il ne pouvait voir son visage. Ses expressions. Son regard. Maintenant, elle était totalement exposée. Elle avait l'impression qu'il pouvait la voir nue (Chose ironique, vu qu'elle portait un tee shirt deux fois trop grand et un caleçon). « C'était parfait cette nuit » Elle pria pour que ses joues ne rougissent pas. Elle lui adressa un petit sourire timide avant de l'embrasser de nouveau. Keira n'aurait pas souhaité entendre autre chose. Il était inutile de se jeter dans de grands discours sentimentaux, cette phrase exprimait leur pensée commune. Perchée sur sa poitrine, elle eut tout le loisir de faire durer ce baiser. Ce qu'elle fit sans hésitation. Au moins, elle ne croisait pas son regard scrutateur. Elle garda une main sur son torse, et se risqua à caresser sa joue avec l'autre. En le voyant pour la première fois, dans cette rue, il lui avait proposé une fellation. Maintenant, ils s'embrassaient. Logique quand tu nous tiens. Lorsque leurs visages se reculèrent, des milliers de questions l'assaillirent. Est-ce qu'il valait mieux qu'elle se taise ? Fallait-il qu'elle passe une journée comme les autres ? Ou au contraire, rester avec lui ? Devait-elle dire quelque chose de particulier ? Est-ce qu'ils étaient un couple ? Cette dernière question faillit sortir de ses lèvres, au lieu de quoi, elle lui demanda « Tu comptes partir travailler ? ». C'était minable, mais elle n'avait pas le courage de briser l'atmosphère. « Je n'ai pas d'horaires fixes » Est-ce que ça voulait dire qu'il allait rester ici ? Ou qu'il en avait envie ? Ou ce n'était rien du tout ? Elle essaya de se souvenir si cette situation s'était déjà trouvée dans l'un de ses bouquins. Elle en vint vite à la conclusion suivante : ils étaient uniques. « Tu veux.. rester avec moi ? »

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La descente en Enfer (feat ashray)

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